Edvardsson, M. T. «Ceux d’à côté» (RLH2022)

Edvardsson, M. T. «Ceux d’à côté» (RLH2022)

Auteur : M. T. Edvardsson est né en 1977. Professeur dans le secondaire, il vit avec sa famille à Löddeköpinge, en Suède.

Romans : Il est l’auteur de trois romans ainsi que deux romans pour la jeunesse. Après Une famille presque normale (2019 -Prix Nouvelles Voix Du Polar – Polar Étranger) Ceux d’à côté est son deuxième roman à paraître en France chez Sonatine Editions.

Sonatine – 13.1.2022 – 416 pages (traduit par Rémi Cassaigne)

Résumé :
Les bonnes clôtures font les bons voisins. A Köpinge, localité résidentielle proprette de Suède, tout le monde se connaît, et l’entraide entre voisins fait office de loi. Du moins, en apparence. Car Mike et Bianca Andersson, qui ont quitté Stockholm pour élever leurs deux enfants dans le calme de la petite ville, découvrent rapidement que leur voisinage est loin d’être aussi idyllique que prévu. Entre Jacqueline, l’ex-mannequin croqueuse d’hommes, Ola, le voisin collant au passif violent, et Åke et Gun-Britt, le couple de retraités avides de ragots, la rancoeur et les tensions ne sont jamais loin.

Et le malaise monte, lentement, au sein même du couple des Andersson. Jusqu’à un accident qui va faire basculer leurs vies.

Mon avis :
Pas aimé du tout. Certes il y a le malaise permanent mais je n’ai pas croché du tout.
L’écriture est on ne peut plus banale. C’est fouillis car les chapitres ne se suivent pas ; en soi cela pourrait ne pas être dérangeant mais on va en avant, en arrière… au final on va toujours rechercher si c’était avant ou après …
Les personnages sont plus antipathiques les uns que les autres …
Alors certes on peut tomber sur des voisins pas terribles, qui ont des soucis, des troubles du comportement ou je ne sais pas quel défaut mais là, il y a trop d’exagération… Il n’y en a pas un de plus ou moins normal… Et quand c’est trop… ben ça ne le fait pas ( pour moi) … Entre la parano, les violents, les angoissés, et les autres.. Ils trainent tous des casseroles, mentent, s’épient, ont des crises de violence…
Ou alors je suis allergique aux voisins… j’avais déjà été très déçue du livre de  Shari Lapena «Le Couple d’à côté» (RL2017) et c’est un peu le même ressenti .. Le passé et le présent sont disséqués, les personnages espionnés… le doute s’installe… Peur, culpabilité, manque de confiance en soi, silences, secrets… Il se lit très facilement et s’oubliera aussi vite, même s’il aborde des thèmes intéressants comme le harcèlement scolaire, la différence, le regard des autres, la rumeur, la peur, la jalousie, la famille… Se connait-on vraiment ? Connaît-on sa famille ? ses enfants ? ses voisins ? Jusqu’où est-on prêt à aller pour protéger ceux qui nous sont proches ?
Mais au final, pas convaincue par ce thriller… il faut dire que quand je n’ai aucune empathie avec les personnages et que je me fiche un peu de ce qui va leur arriver car ils ne m’émeuvent pas, c’est assez mal parti …

Extraits :

Il est facile de prendre congé d’une vie, beaucoup plus facile que la plupart des gens ne semblent le penser. Il suffit de rompre et de recommencer. Je l’ai fait plusieurs fois. On arrête de répondre au téléphone, on dit non à tout et à tous. Les gens vous oublient beaucoup plus vite qu’on ne le penserait. Il y a tellement d’autres personnes desquelles se soucier.

Dans le reste du monde, une décennie s’était écoulée, mais à Tidaholm, tout était demeuré en l’état

Les agents immobiliers mettent en avant les mètres carrés, le bon état, les espaces ouverts et tout ça. Mais rien n’est comparable à de vrais bons voisins.

Pour toujours.
C’était ce qu’on disait.
Toujours : deux mots fondus en un. Exactement comme nous.

Être seule, c’est aussi être obligée de se confronter à soi-même. Pas de regard où se cacher, pas de baisers parmi lesquels disparaître. N’importe quelles paroles creuses valent mieux que des pensées épineuses.

J’étais incapable de répondre. J’avais beau formuler les mots et les ranger dans le bon ordre, c’était peine perdue. Ma gorge était sèche et ma langue paralysée.

Ce n’était pas une nouveauté, mais tant qu’on n’a pas habillé de mots son malheur, on peut faire comme s’il n’existait pas.

J’ai eu l’impression désagréable que nous avions commencé à nous mentir. Pas seulement l’un à l’autre, mais aussi à nous-mêmes.

« Je crois que c’est une des pires choses qui puissent arriver à quelqu’un, a-t-il dit. Perdre son sentiment de sécurité.

On ne peut pas croire dans le destin, un dieu ou le karma. Si on veut que quelque chose arrive, il faut y veiller soi-même.

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