Expert, Jacques « La théorie des six » (2008)

Expert, Jacques « La théorie des six » (2008)

Auteur : Jacques Expert est un écrivain et journaliste français. Il débute sa carrière professionnelle sur les ondes, à France Info et France Inter, stations pour lesquelles il couvre, pendant près de quinze ans, de nombreux faits divers qui vont inspirer l’écriture de ses premiers ouvrages. Publié en 2007, La Femme du monstre résulte d’une longue enquête de terrain qui lui vaudra d’être rapidement remarqué par la presse.
Parallèlement il poursuit une carrière dans les médias, en occupant successivement les postes de directeur des magazines M6 puis de directeur des programmes de la chaîne Paris Première avant de prendre la direction des programmes d’RTL en 2013. Son roman, Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils, est adapté en téléfilm sur TF1 par Pierre Aknine en 2014. D’abord publiés aux éditions Anne Carrière, «La Femme du monstre » (2007), La Théorie des six (2008), Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils (2009), les romans de Jacques Expert paraissent chez Sonatine depuis Adieu (2012). « Qui » (2013)  «Deux gouttes d’eau» (2015) , Tu me plais (2015), Scènes de crime (2015), «Hortense » (2016),  Ne nous quittons pas (2017), Sauvez-moi (2018), « Le jour de ma mort » (2019)

Anne Carrière – 05.11.2008 – 321pages / Le Livre de poche – 29.09.2010 – 250 pages

Résumé :

Selon la « théorie des six », énoncée en 1929 par le Hongrois Frigyes Karinthy, tout individu sur terre peut être relié à n’importe quel autre par une chaîne de connaissances ne comptant pas plus de cinq intermédiaires. Ainsi, chacun de nous est à six poignées de main de n’importe quel habitant du fin fond de la Mongolie-Extérieure. Cet auteur ne s’attendait certainement pas à ce que sa théorie devienne un jour le mode opératoire d’un tueur en série.
Julien Dussart lance pourtant ce défi à la police: il annonce qu’il a décidé de tuer « quelqu’un » et que la seule façon de l’arrêter consiste à comprendre sa logique. Qui sera la sixième cible? La réponse à cette énigme permettrait au commissaire divisionnaire Sophie Pont de sauver les cinq premières victimes. Enfin… quatre. Le premier cadavre est retrouvé, le jeu peut commencer…

Mon avis :
L’idée de départ est intéressante mais je ne pense pas que cette lecture me laissera un souvenir impérissable. Mais j’ai passé un moment agréable ; c’est très vite lu.
Les personnages sont caricaturaux mais je dois dire que j’ai trouvé qu’ils étaient bien campés. Les deux personnages principaux le tueur et la Commissaire) sont aussi imbuvables et odieux l’un que l’autre ; ils prennent tous les gens qui les entourent pour des abrutis et des demeurés, méprisent ceux qu’ils côtoient, sont imbus d’eux-mêmes.  Le moins qu’on puisse dire c’est que la Commissaire est cinglante, méchante gratuitement, surtout vis à vie de sa secrétaire, Rachel la sexy…
La parole est donnée au tueur : un tueur en série, pervers, méthodique, organisé, manipulateur, sûr de lui, qui décide d’appliquer la théorie des six (voir information en bas du commentaire) pour arriver à sa cible ultime et qui va nous expliquer sa démarche, ses choix, sa façon de faire. Original et ma foi, je me suis laissée prendre au jeu.
L’impression générale qui ressort de ce roman ?  c’est que tout m’a semblé impersonnel… le style, les événements… C’est froid… tant la mécanique inventée par le tueur que la façon de raconter.
Mais c’est voulu et bien rendu.

Extraits :

Depuis que je suis tout petit, j’aime procéder méthodiquement, avec ordre et, surtout, sans précipitation. Chaque matin, je dresse des priorités et j’accomplis mes tâches quotidiennes selon une hiérarchie établie. Je ne suis pas de ceux qui pensent en priorité au plaisir.

Aucun trait saillant, rien de remarquable. Cependant, je le reconnais aujourd’hui, ce portrait m’avait impressionnée en raison de son aspect si anonyme, il était tout le monde et personne.

Un déjeuner sans café c’est comme un repas sans pain

« Il a tendance à déformer la réalité en interprétant comme hostiles ou déformées les actions neutres ou bienveillantes des autres. Il a de plus une conception agressive et obstinée de ses droits personnels. De tels sujets ont tendance à la jalousie et à la surestimation du moi. » Ce fumier était également décrit comme intelligent et calculateur.

Information :

la théorie de Frigyes Karinthy : Les six degrés de séparation (aussi appelée théorie des six poignées de main) est une théorie établie par le Hongrois Frigyes Karinthy en 1929 qui évoque la possibilité que toute personne sur le globe peut être reliée à n’importe quelle autre, au travers d’une chaîne de relations individuelles comprenant au plus six maillons.  (Wikipedia)

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