Forge, Sylvain «Tension extrême» (2017)

Forge, Sylvain «Tension extrême» (2017)

Auteur : né en 1971 à Vichy, est un écrivain français, auteur de roman policier. En 2009, Sylvain Forge publie son premier roman, La Ligne des rats. Il fait ensuite paraître cinq romans – Le Vallon des Parques (2013) – La Trace du silure (2014) – Un parfum de soufre(2015) – Sous la ville (2016)- Pire que le mal (2017) pour lesquels il est plusieurs fois finaliste pour différents prix littéraires policiers dont à chaque fois au festival de Cognac. Plume d’argent du thriller francophone 2016 pour Un parfum de soufre.

Fayard – 15.11.2017 – 394 pages – Prix Quai des orfèvres 2018

Résumé : Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie! Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36 » affrontent ensemble un ennemi invisible.

Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime.

Mon avis : Police à l’ancienne engagée dans une lutte face à l’informatique… Il convient de se mettre à enquêter différemment et se mettre à la page pour répondre à une menace du futur qui se confond de plus en plus avec la réalité de nos jours. Qui va l’emporter ? Le numérique est une menace invisible qui rode et l’idée du tueur connecté nous met en alerte face à l’espionnage qui nous guette à travers tous les objets connectés (téléphone, pacemaker, clé USB, cigarette électronique – tout ce qui se recherche via une prise sur un ordinateur et les dangers de la connexion sans fil) La cyber menace est de plus en plus présente dans notre vie, le numérique est partout. Les technologies décrites ne sont pas de l’avenir, cela existe. Et cela ne va pas s’arranger. La cyber menace est de plus en plus présente dans la société et la police va devoir y faire face de plus en plus. C’est la possibilité de commettre les meurtres à distance et la cybersécurité est de plus en plus importante. Le suspense est au rendez-vous.

Et la bonne vieille police va devoir changer sa façon de chercher les coupables. Et comme le Jury du Prix des orfèvres est composé de professionnels on est assuré de l’exactitude des détails et des investigations. C’est du réel ou du moins du possible. Et ce qui est bien c’est que j’ai eu l’impression d’en apprendre nettement plus sur les dangers du numérique.

Ce livre est de fait le dernier d’une trilogie qui a commencé par La Trace du silure (2014) suivi par Un parfum de soufre (2015) et cela me donne bien envie de faire la connaissance d’Isabelle depuis le début de la série. Je fais aussi connaissance avec la ville de Nantes, théâtre de cette trilogie.

Pas de temps mort, un polar sur les chapeaux de roues, connecté et en phase avec notre époque. Pas fait pour nous rassurer… Big Brother est de plus en plus présent dans notre quotidien et cela ne va pas s’arranger… L’intelligence humaine des policiers face à l’intelligence humaine des cybercriminels alliée à la puissance des machines… Glaçant ! Et pour arriver à enquêter, va-t-il falloir retrouver le savoir travailler d’avant, sans toute la technique actuelle pour éviter que le criminel ne suive pas à pas toutes les avancées de la police connectée ? Je vous laisse avec votre livre papier (non connecté) ou votre liseuse (capable de vous faire repérer et de dénoncer à quelle page vous en êtes.) et face aussi à votre machine à café, votre ordi, votre téléphone, votre tablette, votre four, vos gadgets divers et variés…. Diablement efficace mais pour moi, un petit bémol … mais c’est moi… car je préfère les polars avec un fort coté psychologique et là il est davantage axé action qu’intériorité.

Le sujet m’avait déjà interpellé dans les livres de Tinguely, Pierre-Yves  « Codex Lethalis » (02/2013) et de May, Peter « Scène de crime virtuelle » (2013)

Extraits :

– Je me découvre orpheline, autant qu’on puisse l’être. Enfant, j’ai souffert de n’avoir ni frère ni sœur, bien sûr. Mais je m’y étais habituée. Aujourd’hui, tout me revient en pleine figure. C’est dur… Je suis toute seule.

La jeune femme repensa à ce conseil, distillé par un formateur de son école : Savoir faire et faire savoir.

Un instant, elle songea que décidément, le personnel médical et les flics étaient souvent à la colle. Une grande proximité avec le vilain côté des choses, peut-être.

Il la joignit avec son vieux téléphone, un Nokia des années 90 qui ne savait faire qu’une chose : passer des appels. Pas de connexion à internet ni de trucs sans fil ! Ça lui convenait très bien.

« Face à un individu déterminé et porteur d’une arme blanche, votre pistolet n’est utile qu’au-delà d’une distance de sept mètres. En deçà, le forcené sera sur vous avant que vous n’ayez eu le temps de dégainer et de faire feu. »

2 Replies to “Forge, Sylvain «Tension extrême» (2017)”

  1. J’ai appris pas mal de choses sur les possibilités et les dangers des produits connectés. Sur les risques d’une IA qui nous échapperait.
    Ensuite c’est en effet bien mené, sans temps mort mais c’est sans âme. Livre vite lu mais qui ne marquera pas ma mémoire. Je m’attendais à mieux pour le prix Quai des Orfèvres !

  2. Pareil que vous deux, un texte trop mécanique, qui ne suscite pas d’émotion particulière, peut être intéressant pour les fans de technologie et IA mais je ne le suis pas ….

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