Bourgoin, Stéphane «12 Serial Killers» (2001)

Bourgoin, Stéphane «12 Serial Killers» (2001)

Auteur : né le 14 mars 1953 à Paris, est un écrivain français spécialisé dans l’étude des tueurs en série et du profilage criminel. Dans le domaine du roman policier, il a dirigé plusieurs collections et près de deux cents anthologies de nouvelles policières, fantastiques et de science-fiction, dont deux remportèrent un des Trophées 813 dans la catégorie « meilleure nouvelle » en 1982 et 1983. Son ouvrage Polar : mode d’emploi a remporté le prix Maurice Renault en 1989.  Stéphane Bourgoin dirigeait également la librairie Au Troisième Œil, spécialisée dans le roman policier et la criminologie, fondée en 1973 par François Guérif.

Editeur Belles Lettres – 24.04.2001 – 257 pages

Résumé : SERIAL KILLER, ces criminels qui tuent en série, sans mobile évident, pour la plupart poussés au crime par d’irrépressibles pulsions sexuelles, commettent souvent leurs forfaits pendant des mois, voire des années.
Certains spécialistes pensent que s’ils finissent par se faire prendre c’est parce qu’ils ont au fond d’eux-mêmes le désir d’être arrêtés.
D’autres, tel Stéphane Bourgoin, estiment qu’à mesure que progresse leur folie meurtrière, ils se croient invulnérables et finissent par commettre des erreurs. Même si le phénomène reste statistiquement faible, y compris aux États-Unis, le nombre de tueurs en série est en progression à travers le monde.
La France n’est pas le pays le plus touché, mais l’exploitation massive et continue du thème par la littérature – les auteurs policiers, mais aussi un écrivain  » hors genre  » comme Bret Easton Ellis avec American Psycho -, le cinéma (Le Silence des agneaux, entre autres) et la télévision dans de nombreux téléfilms et séries, fait que celui-ci passionne des lecteurs de plus en plus nombreux. La présente anthologie propose 12 récits anglo-saxons épouvantables qui, grâce à leur grande variété de criminels et de crimes, réussissent à renouveler un genre menacé par le ressassement.

Mon avis : Un serial killer a tué au minimum 3 fois ; 90 % sont des psychopathes ou tueurs organisés. Le phénomène n’est pas récent, vu que dejà à l’époque de Jeanne d’Arc, Gilles de Rais sévissait. Il commence en général petit par des actes tels que maltraitance envers les animaux, incendies volontaires, violences diverses, viols et autres délits.
Alors grosse déception, mais c’est de ma faute. Je pensais lire une étude sur les tueurs en série et je me suis retrouvée avec une dizaine de nouvelles, de récits. Certains se rapprochaient plus de meurtres que de meurtres en série et je n’ai pas trouvé l’aspect psychologique et « profileur » que j’attendais. En plus je n’ai pas trouvé les nouvelles très bien écrites. A oublier donc.  J’avais nettement préféré l’approche de Chattam, Maxime « Que ta volonté soit faite » (2015)
Mais je vais lire un autre livre de cet auteur, un livre qui ne soit pas une compilation, une anthologie mais une véritable enquête.

Extraits : ( des différents récits)

Introduction : il est curieux de noter que les serial killers et leurs motivations psychologiques sont principalement décrits par des auteurs plus connus pour leurs récits de science-fiction. Richard Matheson (Les Seins de glace, 1953), Fredric Brown (La Belle et la Bête, 1949 ; La Bête de miséricorde, 1956 ; Ça ne se refuse pas, 1959) et, surtout Robert Bloch (L’Écharpe, 1947 ; Psychose, 1959 ; L’Incendiaire, 1961 ; Le Boucher de Chicago, 1974) montrent la voie des ténèbres à des centaines d’émules dont Thomas Harris

Tim Sullivan « Osselets »
La ressemblance entre Jack l’Éventreur et Jésus s’était gravée dans sa mémoire de façon indélébile. Tous deux avaient le même regard expressif, les mêmes cheveux châtain clair, exactement comme l’image que sa maman avait punaisée sur le mur de sa chambre.

Andrew Vachss « Le Mal Dans Le Sang »

Regardez cette lettre, il bouillonne de rage. Il s’est attaqué à votre théorie comme il s’attaque aux femmes dans tout le pays.

Comme tous les libéraux, vous enfouissez votre tête dans le sable de la religion, afin de vous convaincre que le mal n’existe pas.

Certains hommes, vous le savez, brisent les cœurs… Eh bien, en ce qui me concerne, je prends les cœurs. Et je les garde.

Joe R.Lansdale «La Nuit Où Ils Ne Virent Pas Le Film D’horreur»

Il n’avait jamais remarqué à quel point une calandre de voiture était grosse. Elle ressemblait à des dents dans la nuit, et les phares ressemblaient à des yeux. Il avait l’impression d’être un poisson à la con sur le point d’être mangé par un requin.

la couleur de peau de l’autre n’avait aucune importance parce qu’ils étaient des types en tenue de footballeur.

Thomas Burke « Les Mains De Mr. Ottermole »

C’est un lieu commun chez les non-criminels de penser que le meurtrier tremble pour sa sécurité, meurt de honte devant l’horreur de son acte. Mais ce type de criminel est rare. La sécurité est naturellement le premier souci du criminel. Mais la vanité est une des caractéristiques de la plupart des meurtriers. Cela, ajouté à l’excitation de la réussite les rend confiants en leurs moyens. Quand le tueur a restauré ses forces physiques en mangeant, son esprit est libre alors pour prendre toutes les précautions nécessaires à sa sauvegarde et il le fait – un peu inquiet, mais sans plus – comme une jeune hôtesse prend ses dispositions pour son premier grand dîner.

La plupart sont seulement exaspérés d’avoir été pris, quand tant d’autres ne le sont pas, ou s’indignent d’être condamnés pour un acte parfaitement raisonnable. S’ils étaient tout à fait normaux avant le meurtre, ils perdent toute notion de conscience après l’avoir commis.

Mais le criminel de tous les jours est rarement lucide, il n’aime pas la solitude. Il a besoin de quelqu’un, sinon pour le soutenir ou comploter, du moins pour parler. Sa vanité le pousse à voir de près l’effet que son acte produit sur les gens.

Et est-ce que des idées ne peuvent pas venir à nos corps, comme elles viennent à nos esprits, hein ? Les idées ne peuvent-elles pas vivre dans nos nerfs et dans nos muscles aussi bien que dans notre esprit ? Est-ce que certaines parties de notre corps ne sont pas vraiment nous, et les idées ne peuvent-elles pas s’emparer d’elles tout d’un coup ? Des idées qui viendraient à… à mes mains »  […]

Anthony Boucher  « Une touche de folie »

— Crois-tu que je sois une bonne actrice ?
— Toutes les femmes le sont.

Joe R. Lansdale « Les événements concernant la découverte de la photographie d’une femme nue dans un roman à l’eau de rose Harlequin »

Ma chance était allée de mal en pis, puis au-delà du pis, s’enfonçant vers les niveaux inférieurs qu’elle peut atteindre.

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