Minni, Salvatore «Anamnèse» (2019)

Minni, Salvatore «Anamnèse» (2019)

Auteur : Salvatore Minni, né le 13 février 1979 à Bruxelles, est attiré par toutes les formes d’écriture et ce dès son plus jeune âge. Pendant son adolescence, il commence à mettre sur papier différents écrits (textes lyriques, nouvelles…) et se passionne pour la rhétorique à travers la richesse de la langue française. Il hésite longuement entre des études de psychologie ou de linguistique. Étant fasciné par les langues en général, il entreprend finalement des études de traducteur avant d’exercer le métier de professeur qui lui permettra de transmettre sa passion aux étudiants qu’il croisera lors de ses cours. 
En savoir plus : site de l’auteur : https://www.salvatoreminni.com/
Il a publié « Claustrations » en 2015. J’avais eu le plaisir de faire connaissance de l’auteur au Salon du livre de Geneve et il m’avait fait une très jolie dédicace.
« Anamnèse » est sorti en octobre 2019 aux Editions Slatkine.

Slatkine & Cie – 24.10.2019 – 288 pages

Résumé : ANAMNÈSE, n.f. (du grec anamnêsis) • 1° Psychiatrie : Évocation de son passé par le patient • 2° Liturgie : Prières à la mémoire.
Chaque nuit, elle fait le même rêve d’une femme en sang qui la supplie. Le lendemain, elle reçoit ses patients. Marie est psychanalyste. En écoutant l’inconscient des autres, elle tente de convoquer son passé. Mais quel est ce secret qu’elle ne veut plus entendre ?
Un polar glaçant, aux frontières de l’inconscient.
Salvatore Minni vit et écrit à Bruxelles. Anamnèse est son deuxième roman.

Mon avis : Je tiens à remercier les Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce livre.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela démarre très fort !  Pas de temps mort tout au long des 280 pages et une maitrise certaine de la psychologie.
Au cœur du suspense, il y a Marie, une jeune femme qui vit seule, en proie a des cauchemars violents et à des hallucinations de toutes sortes sous le « regard » de Dali. Marie est psychanalyste et ne vit que par et pour son travail. Elle a son cabinet de consultations et suit des conférences sur des sujets qui la passionnent tels la psychose dans l’art, les démons intérieurs, la schizophrénie indifférenciée, les hallucinations…     
Et il y a Luc (e père de Marie), François (le frère de Marie), Sophie (l’assistante et amie de Marie), Jack Lee (son patient le plus assidu qui a perdu sa femme et sa fille dont la santé mentale est plus que dégradée). Mais quelles sont les réalités qui peuvent se cacher derrière les hallucinations et les cauchemars ?
Et puis cette question qui revient sans cesse « Qui est cette Vanessa ? » Un certain Paul sème le doute en insinuant que Marie, dans un passé lointain était de fait Vanessa… mais qui est ce Paul et pourquoi s’en prend-il à Marie ?
Le suspense va durer jusqu’au bout et le final est en apothéose ! Bien que le roman soit très bon, je dois dire que j’ai toutefois été un peu déçue par rapport au premier que j’avais tellement aimé et en dépit du fait que j’aie beaucoup aimé les personnages qui m’ont tous touché et semblé extrêmement réels.

Je dois surtout dire que bien des fois je me suis perdue et j’ai eu du mal à m’y retrouver. Peut-être est-ce dû à la complexité du cheminement intellectuel de Marie ? La frontière entre le réel et le rêve est très étroite dans les brumes du cerveau humain et j’ai bien souvent eu l’impression d’être dans le brouillard…

Extraits :

Un psy s’intéresse au langage corporel : une moue peut dévoiler un conflit intérieur, des yeux baissés, la crainte d’affronter la vérité, mais des bras croisés expriment toujours un repli sur soi.

La folie humaine n’épargne aucun peuple, aucune classe sociale, elle s’immisce dans la tête de n’importe qui.   

Infos :
La divinité SHIVA  – article  
Dali : Rêve causé par le vol d’une abeille (1931) – analyse de l’œuvre  

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