Perry, Anne «Vengeance en eau froide» (10.2016)

Perry, Anne «Vengeance en eau froide» (10.2016)

22ème enquête de William Monk

Résumé : Monk est appelé par McNab, chef du service des douanes, lorsqu’un cadavre est repêché dans la Tamise. Il constate rapidement que le noyé a reçu une balle dans le dos. L’homme, un faussaire, s’est évadé alors qu’il était sur le point d’être interrogé par des douaniers. Quelques jours plus tard, une seconde évasion a lieu. Le prisonnier parvient à s’échapper alors que Pettifer, le douanier à sa poursuite, se noie malgré l’aide de Monk.

Mon avis : il est des héros pour lesquels j’ai une affection toute particulière. C’est le cas de William Monk.. J’ai volontairement tronqué le résumé pour vous laisser le suspense… Dans cette intrigue Hester est très peu présente… Mais on y retrouve Sir Oliver.. Le passé de Monk commence à refaire surface et c’est palpitant et angoissant à la fois.. Et il va se retrouver accusé de meurtre, cible de haine.. J’ai adoré.

Extraits :

Les gens mentaient-ils souvent quant à la cause du décès d’un individu en vue ? Ou se contentaient-ils de laisser chacun tirer des conclusions erronées ?

Lorsqu’elles appartenaient au domaine du rêve, les choses étaient beaucoup moins dangereuses.

le viol n’existait pas au sein du mariage. Une épouse vous appartenait, on pouvait faire d’elle ce qu’on désirait. On pouvait assassiner son âme, du moment que son corps respirait. Les blessures qu’il lui avait laissées étaient invisibles.

Néanmoins, un homme capable de compassion lorsqu’il était heureux n’avait guère de mérite. L’exploit aurait été d’être généreux quand peu de choses comptaient à ses yeux.

Ce vent est froid comme le cœur d’une sorcière.

Le deuil n’était pas vraiment un choix. Porter des couleurs sombres qui vous donnent une mine aussi lugubre que vos pensées, errer dans une maison où les miroirs ont été tournés contre le mur sans rien d’autre à faire que contempler sa solitude et rédiger des lettres superflues n’avait rien de réconfortant.

Sa beauté était intérieure, et non extérieure, ce qui signifiait qu’elle ne se fanerait jamais. Au contraire, avec le temps, elle s’accentuerait peut-être encore.

Je dois constamment me répéter que je ne voudrais pas qu’on me mente par gentillesse, pour me protéger des réalités de la vie.

Elle lui adressa un sourire d’une douceur intense, et ce fut comme si quelqu’un avait allumé la lumière

L’art des Indiens était différent de l’art européen, en ce sens qu’il visait davantage à capturer l’essence d’une créature qu’à en montrer l’attrait. À saisir son âme. La figurine était un totem qui n’avait rien à voir avec l’identité de l’artiste. Il n’y avait pas de vanité dans la création ; c’était plutôt un acte de culte. Peut-être était-ce cela qui lui conférait sa véritable beauté.

La sympathie personnelle n’avait rien à voir avec l’innocence ou la culpabilité. Il avait connu des hommes respectables, droits et vertueux, dont la promptitude et la satisfaction à juger autrui, et parfois même l’absence d’humour, lui avaient déplu. Et il y avait eu des malfaiteurs qui l’avaient fait rire et qu’il avait admirés, dont il avait apprécié la joie de vivre.

Mais le charme n’est que superficiel. C’est une pratique, et non une qualité. La gloire, la fortune et l’amitié peuvent être acquises ou perdues à cause du charme.

Le savoir-vivre et la bienséance sont comme un émail sur la surface du pouvoir. L’élégance même, mais il suffit d’une fissure pour entrevoir l’acier brut dessous.

Nous endurons toutes sortes de choses dans l’espoir que la situation va s’améliorer, qu’elles ne se reproduiront pas ou que nous trouverons le moyen d’y remédier.

Nous nous refusons tous parfois à voir ce que nous ne pouvons supporter.

À force de souffrir et d’être humilié, on finit par croire qu’on mérite ce qui nous arrive et que c’est inévitable.

L’ignorance est trop dangereuse… quelle que soit la vérité.

Les gens font toujours ça quand il est trop tard : ils se remémorent l’enfant qu’ils ont été.

Peut-être allait-il droit dans un guet-apens. Mais il sentait déjà l’étau se refermer sur lui. Il songea aux pièges à mâchoires des braconniers, qui déchiraient la chair et même les os.

Il sera doux comme un agneau jusqu’au moment où vous vous opposerez à lui, et quand vous deviendrez une menace – ou qu’il croira que vous le menacez –, ce sera comme si vous aviez avalé une guêpe.

Elle commençait à percevoir l’immensité du vide qui les entourait, comme s’ils étaient perdus en mer sans savoir de quel côté se trouvait la terre.

L’espoir pointait, aussi fragile qu’un soleil d’avril, certes, mais bien réel.

Sa fatigue le quitta comme un vêtement qui tombe.

 

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