Auteur Coup de coeur : Baricco Alessandro

Auteur Coup de coeur : Baricco Alessandro

Né le 28 janvier 1958 à Turin ; écrivain, musicologue et homme de théâtre italien contemporain.

Après des études de philosophie et de musique, Alessandro Baricco s’oriente vers le monde des médias en devenant tout d’abord rédacteur dans une agence de publicité, puis journaliste et critique pour des magazines italiens. Il a également présenté des émissions à la télévision italienne (RAI) sur l’art lyrique et la littérature

CHATEAUX DE LA COLERE (1995)

Résumé : Vers le milieu du XIXe siècle, dans la petite ville imaginaire de Quinnipak, vit toute une communauté rassemblée autour de la très belle Jun Reihl, dont toute la ville admire les lèvres, et de son mari monsieur Reihl, directeur de la fabrique de verre. À Quinnipak, chacun a son désir, sa « folie » secrète : Pekish, l’extravagant inventeur de l’« humanophone », un orchestre où chacun ne chante qu’une seule note, toujours la même; Pehnt, son jeune assistant, enfant trouvé toujours vêtu d’une veste immense et informe; la « veuve » Abegg, veuve d’un mari qu’elle n’a jamais épousé; Horeau, l’architecte français qui rêve de grandioses constructions transparentes, et Élisabeth, la locomotive à vapeur… Avec « Châteaux de la colère », Baricco nous offre un roman foisonnant et singulier, construit comme une fugue où chacun chante sa partition avec justesse et jubilation.

On ne s’ennuie pas un instant dans cet « opéra bouffe » où se succèdent de courtes histoires tissant une France moirée à ce récit-gigogne situé en un pays imaginaire au milieu du 19e siècle. Etourdissant et jubilatoire. Prix Médicis étranger 1995. — Services Documentaires Multimédia

Mon avis : Je recherche dans mes notes…

SOIE (1997)

Résumé : Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des neufs sains. Entre les monts du Vivarais et le japon, c’est le choc de deux mondes, une histoire d’amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d’une voix, la sacralisation d’un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.

Mon avis : Soie, publié en Italie en 1996 et en France en 1997, est devenu en quelques mois un roman culte – succès mérité pour le plus raffiné des jeunes écrivains italiens.  » Par là, toujours tout droit. Jusqu’à la fin du monde.  » Jusqu’à la légèreté, à la lenteur, à l’impatience, à la tristesse. Jusqu’à l’amour…Jusqu’au silence. Plus que le mortel ennui d’une vie répétitive, c’est une indifférence, une absence de résistance à la vie que Baricco suggère en ouvrant son roman par quelques phrases laconiques, purement énonciatives. Au début, Hervé Joncour fait penser à un spectateur repu qui se refuserait à intervenir dans la pièce qui se joue, et qui pourtant parle de lui. Voyageur en quête d’œufs de vers à soie, il se voit contraint, pour sauver les industriels de son village, d’effectuer une expédition « jusqu’au bout du monde ». Or, en 1861, la fin du monde, c’est un Japon qui sort à peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise grâce. Et c’est au Japon que la vie du héros prend un tour nouveau en croisant celle d’une femme mystérieuse. À la fin du roman, plusieurs années se sont écoulées, qui ont paru un battement de cils raconté en douceur par une voix neutre qui a fait défiler sous nos yeux, tels des panneaux de papier de riz, les séquences successives de cette vie impalpable traversée par des personnages d’ombre subtile. –Sana Tang-Léopold Wauters

NOVECENTO : Pianiste (1997)

Résumé : Lemon Novecento est né sur le Virginia, un bateau qui fait la traversée de l’océan Atlantique vers l’Amérique. Jamais, il n’en est jamais descendu. Il est devenu le pianiste de l’orchestre et de l’Océan… Sa vie étrange et poétique est racontée à travers celle d’un trompettiste engagé sur le bateau qui va passer six ans à ses côtés.

Avec étonnement, il entend les légendes qui entourent ce pianiste virtuose avant de devenir son ami. Ainsi, il découvre d’où vient la merveilleuse musique que joue le talentueux Novecento. Jamais entendue, elle rend fou les plus grands pianistes comme Jelly Roll Morton, l’inventeur du jazz.

Dans ce texte, Baricco témoigne de son immense intérêt pour la musique, sensible déjà dans son style très musical. Court roman et parabole sur la création, Novecento envoûte par la poésie et la beauté de son écriture

Mon avis : Je recherche dans mes notes…

OCEAN MER (1998)

Résumé : «Posée sur la corniche ultime du monde», dominant une plage immense, la pension Almayer semble abandonnée. Elle abrite pourtant sept «clients», sept naufragés de la vie qui sont venus là pour prendre congé d’eux-mêmes et tenter de renaître. En attendant l’âme soeur, le professeur Bartleboom essaie d’écrire la fin de l’océan tandis que le portraitiste Plasson tente d’en peindre le commencement. Ann Devéria voudrait retrouver un peu de sens moral et oublier son amant, la jeune Elisewin s’efforce d’échapper aux angoisses qui la consument, le Père Pluche écrit d’étranges prières et Adams, l’homme au regard d’animal en chasse, attend. Quant au mystérieux habitant de la septième chambre, seuls les étranges enfants qui tels des anges gardiens hantent la maison et l’âme de ses hôtes, savent s’il existe vraiment. Ce roman confirme le singulier talent de l’Italien Alessandro Baricco, auteur des Châteaux de la colère (prix Médicis 1995) et de Soie, qui s’est vendu en France à plus de 150 000 exemplaires. Le romancier, né en 1958, est aussi critique musical, essayiste, dramaturge et directeur d’une école d’écriture.

Un brin de suspense, une larme d’aventure, quelques gouttes de philosophie, d’humour et de poésie subtilement distillées: on reste suspendu aux lèvres et aux gestes de ces beaux personnages courageux et naïfs qui rêvent d’apprivoiser le néant, d’en ébaucher les limites, de le peupler de désirs. Et qu’importe si l’océan qu’ils interrogent leur apporte des réponses. Les marins qui ont connu le ventre de la mer savent que la vérité qu’il recèle n’est pas faite pour l’homme, et que celui qui l’a vue «en restera à jamais inconsolable». –Alexie Lorca, ©Lire

Mon avis : Je recherche dans mes notes…

L’Âme de Hegel et les vaches du Wisconsin (04-2004)

Résumé : Selon Hegel, «la musique doit soulever l’âme au-dessus du sentiment dans lequel elle est plongée.» À l’inverse, les chercheurs de l’Université du Wisconsin ont découvert que la production de lait augmentait de 7,5 ~ chez les vaches qui écoutent de la musique symphonique ! Dans ce livre, Alessandro Baricco explore l’univers musical, de Beethoven à Sting, à la recherche d’indices qui lui permettraient de retrouver le sens de la musique dans la société contemporaine. Avec brio et originalité, l’auteur de Soie propose ici un essai décapant, voire iconoclaste.

Mon avis : pas (encore)  lu

Constellations : Mozart, Rossini, Benjamin, Adorno, (essai, 1999)

«Penser, c’est un travail de géographe. Il faut savoir que l’on travaille avec quelque chose qui n’existe pas encore… le pressentir, en fait, comme le pressentaient les premiers explorateurs qui allaient découvrir l’Amérique. Ils avaient le dessin des rivages, et à l’intérieur : terra incognita. Oui, je crois que l’on peut éprouver cela en philosophie, travailler avec l’inconnu.» De l’interprétation audacieuse de l’opera buffa à la mise en scène du monde par le langage, Alessandro Baricco offre à travers trois courts textes et un entretien ses réflexions de musicologue et de philosophe sur la création artistique et la naissance d’un chef-d’œuvre. Un livre subtil, provocant et moderne.

CITY (2000)

Résumé : D’abord le titre. Une ville. Pas une ville précise. Plutôt l’empreinte d’une ville quelconque. Son squelette. Je pensais aux histoires que j’avais dans la tête comme à des quartiers. Et j’imaginais des personnages qui étaient des rues, et qui certaines fois commençaient et mouraient dans un quartier, d’autres fois traversaient la ville entière, accumulant des quartiers et des mondes qui n’avaient rien à voir les uns avec les autres et qui pourtant étaient la même ville. Je voulais écrire un livre qui bouge comme quelqu’un qui se perd dans une ville. Des personnages – des rues – il y en a beaucoup : il y a un coiffeur qui le jeudi coupe les cheveux gratis, il y en a un qui est un géant, un autre qui est muet. Il y a un petit garçon qui s’appelle Gould, et une fille qui s’appelle Shatzy Shell (rien à voir avec celui de l’essence). Il y a aussi dans City deux quartiers, assez vastes, un peu décalés en arrière dans le temps. Il y a une histoire de boxe, et il y a un western. Le western, c’est quelque chose à quoi je pensais depuis des années. J’étais toujours là à essayer de m’imaginer comment diable on pouvait bien faire pour écrire la fusillade finale. Quant à la boxe, là c’est un monde dingue, superbe. Si en plus tu es quelqu’un qui écrit, tôt ou tard tu y viens. Mieux vaut tôt, me suis-je dit.

Mon avis : c’est celui que j’ai le moins aimé. pour plus de détails.. Je recherche dans mes notes…

Next,

Petit livre sur la globalisation et sur le monde qui vient (Essai 2002)

Sans sang (10-2004)

Résumé : «Dans la campagne, la vieille ferme de Mato Rujo demeurait aveugle, sculptée en noir contre la lumière du crépuscule. Seule tache dans le profil évidé de la plaine. Les quatre hommes arrivèrent dans une vieille Mercedes. La route était sèche et creusée – pauvre route de campagne. De la ferme, Manuel Roca les vit. Il s’approcha de la fenêtre. D’abord il vit la colonne de poussière s’élever au-dessus de la ligne des maïs. Puis il entendit le bruit du moteur. Plus personne n’avait de voiture, dans le coin. Manuel Roca le savait. Il vit la Mercedes apparaître au loin puis se perdre derrière une rangée de chênes. Ensuite, il ne regarda plus. Il revint vers la table et mit la main sur la tête de sa fille. Lève-toi, lui dit-il. Il prit une clé dans sa poche, la posa sur la table et fit un signe de tête à son fils. Tout de suite, dit son fils. C’étaient des enfants, deux enfants.»

Mon avis : Est-ce une nouvelle, un essai…. un traité sur la haine, la violence, le pardon… il en reste un goût de cendres… de malaise… mais avec un pareil sujet, pouvait-il en être autrement… Pour l’héroïne, la boucle est bouclée… mais peut-on effacer l’horreur de sa mémoire, en revenant au point de départ ??? L’écriture est toujours aussi puissante…

Extraits :

C’est difficile à comprendre, maintenant, mais c’était une drôle d’époque. Le pays allait de l’avant, bien loin de la guerre, à une vitesse incroyable, en oubliant tout. Mais il y avait tout un monde qui n’en était jamais sorti, de la guerre, et qui dans ce pays heureux n’arrivait pas à redémarrer. Moi j’étais comme ça. Tous nous étions comme ça. Pour nous, rien n’était encore fini.

On a beau s’efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c’est pour ça qu’on n’arrive pas à éviter de faire du mal.

Homère, Iliade (09-2007)

Résumé : «La tristesse est notre destin : mais c’est pour cela que nos vies seront chantées à jamais, par tous les hommes qui viendront.» La voix d’Homère continue de résonner du fond des siècles. L’Iliade chante cinquante et un jours de la dernière année d’une guerre de dix ans qui prend fin avec la conquête et la destruction de Troie. Elle chante des dieux, des hommes et des héros, inoubliables dans la colère et l’ambition, l’audace et l’ingéniosité, la vengeance et la pitié, prisonniers des frontières d’un éternel champ de bataille. À partir d’une traduction moderne, Alessandro Baricco a concentré et ramené la matière première du texte à vingt et une voix dont la dernière, celle de l’aède Démodocos, raconte la fin de Troie ; les personnages d’Homère sont invités sur la scène – les dieux laissés au second plan – pour raconter, avec des accents très contemporains, leur histoire de passion et de sang, leur grande guerre, leur grande aventure.

Mon avis : pas (encore) lu

Cette histoire-là (06-2009)

Résumé : Ultimo Parri est un jeune homme qui vieillit en s’efforçant de remettre de l’ordre dans le monde. Il a cinq ans lorsqu’il voit sa première automobile, l’année de la course mythique Versailles-Madrid de 1903, dix-neuf le jour de la grande défaite de Caporetto en 1917, vingt-cinq lorsqu’il rencontre la femme de sa vie, et beaucoup plus le soir où il meurt, loin de sa campagne piémontaise natale. Cette histoire-là est son histoire, qui nous emporte dans une course effrénée à travers le vingtième siècle, à laquelle l’écriture brillante et habile d’Alessandro Baricco confère une formidable vivacité, pour en faire une de ses plus belles réussites.

Mon avis :

Emmaüs (11-2012)

Résumé : Quatre garçons, une fille : d’un côté, le narrateur, le Saint, Luca et Bobby, et, de l’autre, Andre. Elle est riche, belle, et elle distribue généreusement ses faveurs. Ils ont dix-huit ans comme elle, sont avant tout catholiques, fervents voire intégristes. Musiciens, ils forment un groupe qui anime les services à l’église et passent une partie de leur temps libre à assister les personnes âgées de l’hospice. Alors qu’elle incarne la luxure, Andre les fascine, ils en sont tous les quatre amoureux. La tentation est forte mais le prix à payer sera lui aussi considérable. Alessandro Baricco nous offre son récit le plus personnel, à la fois peinture de l’Italie des années

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Mr Gwyn (05-2014)

Résumé : Romancier britannique dans la fleur de l’âge, Jasper Gwyn a à son actif trois romans qui lui ont valu un honnête succès public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu’il ne fera plus, la dernière étant : écrire un roman. Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette déclaration pour une provocation, mais, lorsqu’il appelle l’écrivain, il comprend que ça n’en est pas une : Gwyn est tout à fait déterminé. Simplement, il ne sait pas ce qu’il va faire ensuite. Au terme d’une année sabbatique, il a trouvé : il veut réaliser des portraits, à la façon d’un peintre, mais des portraits écrits qui ne soient pas de banales descriptions. Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumière, l’ambiance sonore et le décor, puis il se met en quête de modèles. C’est le début d’une expérience hors norme qui mettra l’écrivain repenti à rude épreuve.

Qu’est-ce qu’un artiste? s’interroge Alessandro Baricco, dans ce roman intrigant, brillant et formidablement élégant. Pour répondre à cette question, il nous invite à suivre le parcours de son Mr Gwyn, mi-jeu sophistiqué mi-aventure cocasse. Et, s’il nous livre la clé du mystère Gwyn, l’issue sera naturellement inattendue.

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Trois fois dès l’aube  (2015)

Résumé : «C’était un hôtel, d’un charme un peu suranné qui avait su probablement, par le passé, tenir certaines promesses de luxe et de raffinement. Il avait une belle porte à tambour en bois, un détail toujours propice aux fantasmes. C’est par là qu’une femme entra.»
Deux personnages se rencontrent à trois reprises dans un hôtel, jusqu’à ce que l’aube se lève et avec elle, la promesse d’un nouveau départ. Un homme se confie à une femme plus âgée que lui, un portier aide une jeune femme à s’affranchir de son passé et une inspectrice de police cherche à protéger un orphelin. Habilement enchevêtrées, ces histoires donnent à voir l’étendue des talents d’Alessandro Baricco. D’autant plus que le titre n’est pas sans rappeler celui d’un livre mentionné dans son dernier roman… Mr Gwyn.

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Une certaine vision du monde (2015)

Résumé«Il y a dix ans, j’ai déménagé dans une autre ville. Jusque-là, rien de bien intéressant. Simplement, en déménageant dans une nouvelle ville, j’ai laissé dans l’ancienne tous les livres que j’avais lus et je me suis installé dans un logement où il n’y en avait pas un seul à moi. Et donc, à présent, il y a dans cet appartement dix ans de lecture, ces dix dernières années. Je range les livres les uns à côté des autres, non par ordre alphabétique ou par catégorie, mais suivant l’ordre dans lequel je les ai ouverts (un système que je conseille, d’ailleurs : les soirs d’ennui, on peut examiner le dos des livres et, si on en a envie, passer en revue des pans entiers de sa vie, il suffit d’attendre que revienne le parfum des jours où on les a tenus entre nos mains : et il revient, il revient toujours). C’est pour cette raison que je suis en mesure de dire sans trop de risque de me tromper quels sont les cinquante meilleurs livres que j’ai lus au cours des dix dernières années. Ce qui est un tantinet plus difficile à expliquer, c’est pourquoi j’ai décidé d’écrire sur chacun d’eux, de publier un article par livre et par semaine, chaque dimanche pendant un an. Pour que d’autres les lisent, dirais-je. Et ce serait une raison suffisante. Mais ce n’est pas tout. D’abord, j’aime l’idée de parler de livres, à un moment où il ne semble plus si important de se demander lesquels sont bons et lesquels ne le sont pas, de se disputer et de donner son avis.»
Une certaine vision du monde rassemble les chroniques publiées par Alessandro Baricco en 2011 et 2012 dans le quotidien La Repubblica. Avec l’humour et l’intelligence qu’on lui connaît, il y évoque les livres qui lui ont semblé particulièrement significatifs. Des ouvrages qui, à ses yeux, incarnent notre civilisation : la civilisation du livre.

Mon avis :  pas encore lu

La Jeune Épouse (2016)

Résumé : Italie, début du XXe siècle. Un beau jour, la Jeune Épouse fait son apparition devant la Famille. Elle a dix-huit ans et débarque d’Argentine car elle doit épouser le Fils. En attendant qu’il rentre d’Angleterre, elle est accueillie par la Famille. La Jeune Épouse vit alors une authentique initiation sexuelle : la Fille la séduit et fait son éducation, dûment complétée par la Mère, et le Père la conduit dans un bordel de luxe où elle écoutera un récit édifiant, qui lui dévoilera les mystères de cette famille aux rituels aussi sophistiqués qu’incompréhensibles. Mais le Fils ne revient toujours pas, il se contente d’expédier toutes sortes d’objets étranges, qui semblent d’abord annoncer son retour puis signifient au contraire sa disparition. Quand la Famille part en villégiature d’été, la Jeune Épouse décide de l’attendre seule, une attente qui sera pleine de surprises.
Avec délicatesse et virtuosité, l’auteur de Soie et de Novecento pianiste ne se contente pas de recréer un monde envoûtant, au bord de la chute, qui n’est pas sans rappeler celui que Tomasi di Lampedusa dépeint dans Le guépard. Il nous livre aussi, l’air de rien, une formidable réflexion sur le métier d’écrire.

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 «Smith & Wesson» (2018)

Résumé : «Maintenant je résume : on attendait un tas de choses de la vie, on n’a rien fait de bien, on glisse peu à peu vers le néant, et ce dans un trou paumé où une splendide cascade nous rappelle tous les jours que la misère est une invention humaine et la grandeur le cours naturel du monde.»
Année 1902, Tom Smith et Jerry Wesson se rencontrent au pied des chutes du Niagara. L’un passe son temps à rédiger des statistiques météorologiques ; l’autre à repêcher les corps engloutis par les rapides. Rencontre exceptionnelle, comme celle que les deux types font avec Rachel Green, jeune journaliste prête à tout pour dénicher le scoop du siècle, même à embarquer Smith et Wesson dans son projet loufoque : plonger dans les chutes du Niagara et s’en sortir vivante. Tout le monde en rêve, personne ne l’a jamais fait. Il ne reste alors qu’à se glisser dans un tonneau, défier les lois de la physique et sauter. Nous avons tous besoin d’une histoire mémorable, d’un exploit hors norme pour réaliser quelque chose qui nous soit vraiment propre.

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4 Replies to “Auteur Coup de coeur : Baricco Alessandro”

  1. Je connais deux très grands livres de cet auteur: Soie( lu puis vu jouer au théâtre: une très bonne adaptation) et Novecento( d’abord adapté au théâtre avec André Dussolier seul en scène et une musique de piano-jazz, extraordinaire spectacle, puis lu le texte).
    J’ai encore des frissons de repenser aux uns et aux autres( que j’ai lus il y a plusieurs années); j’aime l’ écriture élégante et précise de Barrico, de même que les situations et les personnages originaux aux parcours inattendus où percent beaucoup d’émotions de ses romans ou nouvelles…

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