D’Aillon Jean «La Malédiction de la Galigaï» (2012)

D’Aillon Jean «La Malédiction de la Galigaï» (2012)

Auteur: Jean d’Aillon, pseudonyme de Jean-Louis Roos, né au Gabon le 16 avril 1948, est un écrivain français, auteur de nombreux romans policiers historiques.

Série: Louis Fronsac, notaire à Paris, met ses talents d’enquêteur au service de Richelieu (duc de… Fronsac) puis de Mazarin. Aidé de son ami Gaston de Tilly, commissaire, et de soldats chevronnés tels que Gaufredi et Bauer, il va déjouer plusieurs complots et acquérir par ses mérites ses titres de noblesse.

Flammarion – 25.01.2012 – 531 pages / J’ai lu – 3.6.2013 – 601 pages

Les aventures de Louis Fronsac : tome 11

Résumé : 1617 : Concino Concini, maréchal d’Ancre et favori, organise le vol de la recette des tailles de Normandie. Peu après, il est assassiné sur le pont dormant du Louvre. Son épouse, Léonora Galigaï, sera exécutée pour sorcellerie quelques mois plus tard. Avant sa mort, elle maudira ceux qui ont trahi son mari.
1649 : Tandis que se termine la fronde des parlementaires parisiens, Gaston de Tilly, procureur à la prévôté de l’Hôtel du roi, découvre que son père, lieutenant de prévôt, a été assassiné trente ans plus tôt par les voleurs des tailles de Normandie. S’apprêtant à les châtier, il sera emprisonné, puis délivré grâce à l’habileté de son ami Louis Fronsac qui découvre qu’un nouveau vol se prépare. Tout indique que le commanditaire est, cette fois, un proche du prince de Condé, lequel vient de sauver la royauté.
Condé est-il complice de ce brigandage alors que le duc de Beaufort s’associe une nouvelle fois au roi de la cour des Miracles ? Le coadjuteur Paul de Gondi participe-t-il à cette infâme entreprise ? Par-delà le temps, la malédiction de la Galigaï va-t-elle se réaliser ?

Mon avis : C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé Gaston de Tilly et Louis Fronsac.
Le vol de la taille est un événement inventé qui s’intègre fort bien dans le récit historique. Comme toujours le contexte historique est documenté, certains personnages ont fait l’Histoire et les héros sont des personnages de fiction qui se marient fort bien aux figures historiques.
Concini, Mazarin, Le Prince de Condé sont au rendez-vous. Louis de Fronsac et Gaston de Tilly  et leurs proches aussi ainsi que de nouveaux personnages intéressants , certains très attachants.
Pas de temps morts, des complots à revendre, des intrigues, des magouilles, des agressions, des batailles, des sauvetages… Comme dans les précédents romans l’intelligence de Fronsac lui permet de tisser les fils entre les affaires du passé et du présent. Alors sus aux brigands des grands chemins, et tachons de sortir vivants de ces aventures, entre Paris et la Normandie.
Je tiens quand même à préciser que celles et ceux qui n’aiment pas l’Histoire, il y a un contexte historique qui pourrait sembler pesant mais personnellement j’ai adoré les explications sur la période concernée.

Extraits :

À l’origine, redevance féodale perçue par le seigneur, la taille était devenue au fil des siècles le principal impôt levé sur les personnes, tandis que la gabelle, les octrois ou les aides se calculaient sur le sel ou les marchandises.
Sa collecte suivait des règlements tatillons. Chaque année, un brevet de taille, c’est-à-dire le montant total de l’impôt, se voyait fixer en conseil royal avant d’être réparti entre les généralités.

Vous savez que les cordeliers sont les prédicateurs de la Pénitence. Ils ont pour devoir de porter secours aux prisonniers et aux condamnés.

Les mauvaises nouvelles sont fatales à celui qui les apporte, affirmait déjà Sophocle.

Au XVIIe siècle, chaque dépense de l’État était imputée à une recette. C’est ce qu’on appelait l’assignation. Quand une ressource devenait insuffisante, les créanciers qui possédaient des titres de paiement sur celle-ci ne pouvaient être payés, même si une autre recette de l’État se voyait approvisionnée. Bien sûr, des transferts étaient possibles mais ils restaient exceptionnels, car chaque receveur ou trésorier défendait, bec et ongles, les sommes qu’il détenait sur sa recette.

Mazarin réprima un sourire. Compromis, transaction, arrangement, combinazione, étaient des mots qu’il entendait, tant il détestait les conflits inutiles.

Petit-Jacques savait de tels vêtements réversibles fort commodes pour suivre quelqu’un sans se faire repérer, dépister les exempts ou tromper ceux qu’on voulait détrousser. Avec de tels habits, il passerait successivement du gentilhomme au bourgeois, voire au manant, car comme chacun sait, l’habit fait la condition.

Information :
-le mot italien patibolo signifie l’échafaud  (Quelqu’un de patibulaire, c’est quelqu’un dont la physionomie inquiète. Et quand on se penche sur l’étymologie du mot, on comprend pourquoi. Patibulaire vient du latin « patibulum ». Le patibulum, c’est la partie transversale de la croix (en forme de T ou de croix) où l’on crucifiait les condamnés.)
– Clavellier : Fabricant de serrures
– Site : Les différents métiers médiévaux : https://lesaintsepulcre.forums-actifs.com/t551-les-differents-metiers-medievaux

 

Lien vers la page : D’Aillon, Jean – Les aventures de Louis Fronsac (XVIIème siècle)

Image : Léonora ou Léonore Dori dite Galigaï, maréchale d’Ancre, née le 19 mai 1568 à Florence, morte sur l’échafaud le 8 juillet 1617 à Paris, est la confidente et dame d’atours de Marie de Médicis

 

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