Le Groumeur « Le Mystère Du Monument Brunswick » (2021)

Le Groumeur « Le Mystère Du Monument Brunswick » (2021)

Auteur : Eric Lehmann, dit Le Groumeur (en langue genevoise: le mécontent, le râleur), est connu sous ce pseudonyme pour ses billets dans les blogs de la Tribune de Genève. Ancien journaliste, homme de radio et de télévision, il s’est aussi exercé au métier de la sécurité en tant que patron de la police cantonale vaudoise.

Editions Slatkine – 5.10.2021 – 240 pages

Résumé :
Une enquête de l’inspecteur Clébard
L’inspecteur Clébard représente le policier tel qu’on les aime. Terre à terre, finaud, rusé, expérimenté, sociable. Sans avoir fait de hautes études en criminologie, il possède le pif nécessaire pour nourrir des intuitions propres à résoudre les plus curieuses des affaires. Dans celle-ci, les ingrédients sont particulièrement mélangés : célèbres monuments à Genève et à Vérone, crimes en série, la ’Ndrangheta, branche d’une mafia particulièrement active en Suisse, une piste thaïlandaise, une autre conduisant dans les arcanes de l’Église catholique…
Clébard le flic genevois, aidé par ses collègues vaudois, fribourgeois et neuchâtelois, entraîne le lecteur dans les méandres d’une enquête à rebondissements où les rapports humains sont aussi essentiels que les aventures délicieusement érotiques du héros qui, bien sûr, n’entachent en rien son sens du devoir et de la loyauté. Nous voici rassurés.

Mon avis :
Alors je dois malheureusement dire que je ressors extrêmement mitigée de cette lecture… Pourtant ça commençait bien et la lecture du résumé en 4ème de couverture était alléchante.
Tout démarre bien. Il y a du rythme, c’est très couleur locale, on rentre immédiatement dans le vif du sujet, tant le coté géographique que linguistique est présent. Pas de problème, on est à Genève, je m’y retrouve, et avec l’accent… De plus, l’auteur va en rajouter une couche en invitant les vaudois, leurs particularités locales et leur accent à entrer dans la danse…
Tout commence par la découverte d’un cadavre au pied du Monument Brunswick. Pourquoi diable l’avoir déposé à cet endroit ?
On ne tardera pas à apprendre que le même monument le « Mausolée Scaligeri » existe dans la belle ville de Vérone et j’ai aimé l’étude comparative des deux monuments.

Et là je tique… A plusieurs reprises l’auteur me dit que Vérone se situe en Toscane…. Pour moi Vérone est en Vénétie… si je me trompe, je serais ravie d’en avoir la confirmation…
La suite est certes intéressante quand on me parle de l’histoire de la « Signoria » une société politique secrète née à Vérone et qui va essaimer dans toute l’Europe à la fin du XIIIème et au début du XIVème siècle et j’en ai appris un rayon sur les Mafias italiennes (Calabraise, Napolitaine) et leur implantation en Suisse (dans toute la Suisse)
Mais … et il y a un mais… j’ai eu énormément de mal avec le style d’écriture de l’auteur. Certes je connaissais le style de ses billets dans la tribune mais je n’imaginais pas qu’il garderait le même style pendant les 238 pages du roman. Le langage parlé, l’argot, même quand il n’y a pas de dialogue, au bout d’un moment c’est dur… J’ai eu l’impression qu’il se regardait écrire comme d’autres s’écoutent parler… A la longue c’est lassant, cette surenchère qui n’apporte pas grand-chose au roman, si ce n’est une bonne dose de vulgarité, un humour trop lourd à mon goût. Mais je suis certaine que cet humour quelque peu graveleux doit avoir son public. Mais pas moi… Du coup, au final, la « groumeuse » c’est mécolle..

Merci une fois de plus aux Editions Slatkine de me permettre de découvrir la plume d’auteurs suisses, mais cette fois je n’ai pas pu être dithyrambique et j’en suis désolée .

Extrait :

Ce qu’il y avait de bien avec le café Slatkine de la rue des Chaudronniers, c’était le privilège réservé à quelques habitués : pouvoir y entrer dès six heures du matin et y trouver café, croissants et le journal di coin, La Julie, dont le nombre de pages avait malheureusement rétréci au cours des ans.

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