Riley, Lucinda « La Sœur à la perle » 2018 – Série Les sept sœurs – Tome 4 –

Riley, Lucinda « La Sœur à la perle » 2018 – Série Les sept sœurs – Tome 4 –

Autrice : Romancière et ancienne actrice, née à Lisburn, Irlande du Nord, née le 16 février 1968 et décédée le 11 juin 2021 des suites d’un cancer.  Lucinda Riley partageait sa vie, avec son mari et ses enfants entre sa maison sur la côte du Norfolk, dans l’est de l’Angleterre, et la Provence, dans la presqu’île de Saint-Tropez.

Romans :
Sous le nom de Lucinda Edmonds : En coulisse (1994) – Sous le charme (1995) – Sous les Feux de la rampe (2000)
Sous le nom de Lucinda Riley :
Romans indépendants : La Maison de l’orchidée (2012) – La Jeune fille sur la falaise (2013) – Le Domaine de l’héritière (2013) – La Rose de minuit (2014) – La Belle Italienne (2016) L’Ange de Marchmont Hall (2017) – La Lettre d’amour interdite (2018) – Le secret d’Helena (2020) – La Chambre aux papillons (2020) 
Série : Les sept sœurs :  Maia (2015) – La sœur de la tempête (2016) – La sœur de l’ombre (2017) – La sœur à la perle (2018) – La sœur de la Lune (2019) – La sœur du Soleil (2020)– La sœur disparue (2021).
Parution  posthume de Atlas : L’histoire de Pa Salt (annonce faite par Lucinda Riley aux éditions Charleston en 2023 à confirmer.

Lors du Nouvel An de 2012, en regardant le ciel étoilé, Lucinda Riley a eu l’idée de faire une série ambitieuse, de plusieurs tomes, basée sur la légende de la constellation des Sept Sœurs. Les livres raconteraient le destin de sœurs adoptées qui traversent le globe à la recherche de leur passé, avec un père mystérieux, Pa Salt. Et c’est ainsi qu’est née la série des Sept Sœurs, dont « Maia le premier tome, a été publié en 2014 en anglais.
À travers ces romans au souffle unique, peuplés de personnages inoubliables, liés par les drames et l’amour, Lucinda Riley a affirmé son immense talent, créant un nouveau genre littéraire à part entière.

(tome4 La Sœur à la perle)

Charleston – 18.02.2020 – 597 pages / Livre de Poche 01.07.2020 – 762 pages (Traduit de l’anglais (Irlande) par Marie-Axelle de la Rochefoucauld)

Résumé :
A la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a ramenées des quatre coins du monde et adoptées lorsqu’elles étaient bébés, Célaéno d’Aplièse et ses sœurs reçoivent chacune pour héritage un indice qui leur permettra de percer le mystère de leurs origines. Le sien conduira CeCe jusque dans la chaleur et la poussière rouge de l’Australie. Elle y croisera le destin de Kitty McBride qui, cent ans plus tôt, a abandonné sa vie bien rangée à Edimbourg pour chercher en terre inconnue le grain d’aventure dont elle avait toujours rêvé…
ainsi qu’un amour qu’elle n’avait jamais imaginé. Pour CeCe, ce vaste et sauvage continent pourrait lui offrir ce qu’elle a toujours cru impossible : un sentiment d’appartenance et un foyer…

Mon avis :
Après la sculpture, la musique, la littérature, nous pénétrons dans le monde de la peinture avec CeCe. Et de l’art aborigène en particulier du mouvement de Papunya.

Cece qui part non pour aller de l’avant, non pas pour connaitre son passé, mais pour fuir… Elle qui a toujours eu l’instinct protecteur envers Star, se retrouve déboussolée sans personne à protéger… Mais est-ce vraiment un instinct protecteur ? n’a-t-elle pas terriblement peur de la solitude ?

Cette fois ci nous allons en Australie, à la découverte du passé de Célaéno et nous allons faire la connaissance d’une femme passionnante, Kitty McBride, issue de l’aristocratie écossaise et qui a mené une vie incroyable entre ses obligations familiales et son amour indéfectible pour un homme pour le moins spécial…

Difficile de raconter sans divulgâcher… Il faut juste savoir que CeCe va rencontrer un homme qui se cache en Thaïlande alors qu’elle est en route vers l’Australie et que tant la rencontre avec un membre de sa famille qui va être pour elle une révélation qu’une autre rencontre vont révéler à CeCe qui elle est vraiment. Et que la vie va se révéler devant elle. Encore un personnage qui s’ouvre à la vie et qui nous montre que la rencontre avec la famille biologique ne détruit pas le lien qui unit avec la famille d’adoption. Et la question se pose encore… le lien du sang est-il plus important ? Pas certain … dans ce cas il semble bien que ces deux liens soient complémentaires et s’additionnent pour faire de CeCe un être complet.

Un de mes préférés jusqu’à présent … Si je devais les classer ce serait 1 – 4 – 3 – 2 je crois

 

 

Extraits :

je peignais comme si je ne voyais pas ce que j’avais devant moi. Il avait raison. Je n’y arrivais pas. Les images apparaissaient dans mon esprit, mais elles n’existaient pas dans la réalité.

si les gens ne pouvaient pas nous enlever notre talent, ils pouvaient parfaitement détruire notre confiance en nous à coups de remarques négatives, créant la confusion dans notre esprit jusqu’à ce que nous ne sachions plus qui nous étions ni comment plaire à quiconque, encore moins à nous-même.

Tout ce que je savais, c’était que l’on ignorait trop souvent les plantes, les animaux et les océans qui formaient pourtant notre écosystème et étaient à la base de notre vie.

J’imagine qu’on n’apprécie jamais vraiment ce qu’on a. Sauf quand on le perd, tu ne crois pas?

Elle remarqua que l’araignée avait poursuivi son ouvrage, enveloppant la mouche d’une toile si épaisse que celle-ci avait presque disparu. Elle espérait que son père n’avait pas prévu pour elle un piège similaire, sous la forme d’un mariage arrangé.

Les tribus aborigènes sont ici depuis des millénaires – il s’agit sans doute de la plus vieille population indigène du monde. Leur terre et leur mode de vie leur ont été arrachés avec une grande violence.

— Les portraits sont compliqués dans notre culture. En fait, c’est un tabou parce que ça veut dire répliquer l’essence de quelqu’un; ça attristerait les esprits là-haut parce qu’ils ont fait leur temps ici-bas et veulent qu’on les laisse tranquilles. Quand quelqu’un meurt, on n’est même plus censé prononcer son nom.
— C’est vrai? C’est pourtant une bonne chose de se souvenir de ceux qu’on aimait et qui nous manquent.

La vieille femme leva la tête vers moi et je constatai que ses yeux étaient extrêmement vifs, comme si une jeune fille s’était retrouvée dans la peau d’une personne âgée par erreur. Ils me faisaient penser à deux noisettes baignant dans du lait.

— Probablement. Il y a tout un tas de légendes au sujet des Sœurs dans différentes traditions, et celle-ci est la nôtre.
Comment ces histoires de tous les continents peuvent-elles tant se ressembler? pensai-je soudain. Comment avaient-elles pu se diffuser, jadis, entre les Grecs, les Mayas, les Aborigènes? Pouvait-il donc y avoir entre ciel et terre un lien plus étroit que ce que je croyais? Peut-être y avait-il bien quelque chose de mystique, comme aurait dit Tiggy, dans le fait que nous portions le nom des célèbres étoiles, et qu’il manque la septième…

Chez nous, par exemple, au moment de leur initiation, les garçons sont circoncis et on leur donne une pierre – qu’on appelle un tjurunga – sur laquelle est représenté ce sur quoi ils doivent veiller dans le Bush. Ça peut être un point d’eau, une grotte sacrée, ou bien une plante ou un animal. Dans tous les cas, c’est leur responsabilité de le protéger et de s’en occuper. Autrefois, il y avait une chaîne humaine qui traversait l’Outback pour veiller ainsi sur les ressources. Ce système permettait à nos tribus de survivre quand elles voyageaient dans le désert.

l’essentiel de l’art aborigène qu’on a vu en ville est constitué de points.
— Namatjira a été l’élève d’un peintre blanc, Rex Battarbee, qui était influencé par les impressionnistes et est venu ici peindre le paysage. C’est lui qui a appris à Albert à peindre à l’aquarelle.

Je pris conscience de me trouver à la jonction entre deux cultures qui luttaient encore pour cohabiter, deux cents ans après l’arrivée des Anglais. L’Australie – comme moi, d’une certaine façon – était très jeune et se cherchait encore. Toutes les deux nous progressions, mais nous commettions aussi des erreurs, n’ayant pas des siècles de sagesse, ni l’expérience de l’âge pour nous guider.

Si vivre en Australie lui avait enseigné une chose, c’était que la vie humaine était fragile; la nature dominait le monde et se fichait des souffrances qu’elle infligeait aux hommes.

— Ne t’inquiète pas, perdre la notion du temps signifie simplement que tu t’impliques pleinement dans ce que tu fais

Le passé fait de moi qui je suis aujourd’hui.

 

Info :
Article sur l’art Aborigène : https://www.peintureaborigene.com/2021/07/cinquantenaire-de-la-naissance-du-mouvement-de-papunya-tula-une-belle-et-emouvante-histoire.html

One Reply to “Riley, Lucinda « La Sœur à la perle » 2018 – Série Les sept sœurs – Tome 4 –”

  1. Ah moi aussi j’ai adoré CeCe mais impossible de dire lequel j’ai préféré…
    Voyager d’Ecosse en l’Australie avec un petit détour par la Thaïlande, quoi de mieux que ces romans pour s’évader loin de chez nous !

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