Sandrel, Julien «La chambre des merveilles» (2018)

Sandrel, Julien «La chambre des merveilles» (2018)

Auteur : Julien Sandrel est né en 1980 dans le sud de la France, et vit à Paris.
après l’immense succès de « la Chambre des merveilles », phénomène mondial vendu dans plus de 23 pays et en cours d’adaptation au cinéma, il revient avec un second roman tout aussi bouleversant, « La vie qui m’attendait »

Calmann-Lévy – 7.3.2018 – 272 pages /Livre de poche – 27.3.2019 – 312 pages

Résumé : Inattendu, bouleversant et drôle, le pari un peu fou d’une mère qui tente de sortir son fils du coma en réalisant chacun de ses rêves. Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. A l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles » , c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie. Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place.
Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans… « LE LIVRE QUI VOUS FERA PLEURER DE BONHEUR ». Bernard LEHUT, RTL Coup de foudre partagé par le monde de l’édition à l’international, ce premier roman de Julien Sandrel, 37 ans, a déjà conquis plus de 20 pays avant même sa parution en France.

Mon avis : Sans le petit commentaire d’Eva, jamais je ne me serais aventurée dans ce feel-good, surtout pas dans celui-ci après avoir lu la 4ème de couverture ! C’est l’histoire de Thelma et Louis… et non Thelma et Louise. … Moi qui ne suis pas trop cliente, j’ai passé un bon moment. C’est entrainant, l’idée est géniale. Ce livre devrait beaucoup plaire à ceux et celles qui aiment les livres d’Agnès Ledig. C’est un livre positif, qui parle d’un sujet délicat mais qui est plein de rires et de sourires. Et qui nous rappelle l’importance des relations humaines, qui sont parfois sacrifiées sur l’autel de la carrière. Un joli feel-good sans le côté nunuche qui m’horripile, qui ne dégouline pas de bons sentiments et de clichés…

Extraits :

Quand j’y pense désormais, quand j’entends quelqu’un prononcer le mot “ urgence ”, cela a une tout autre connotation.

Le poids de l’habitude. Le bonheur des habitudes. L’immuable délice des rituels familiaux. Ces petits riens du quotidien qui nous construisent et qui changent tout.

J’ai préféré une relation simple et exclusive mère-fils plutôt qu’un triangle invivable. J’ai choisi l’option famille décomposée plutôt que recomposée.

Tu veux que je me batte contre quoi ? Je sais me battre s’il y a un ennemi. Là il n’y a personne !

De l’extérieur je devais être ultra poker face, le fameux visage impassible, impénétrable des bluffeurs professionnels. Je n’étais apparemment pas très expressif, c’était le moins que l’on pouvait dire.

Une caractéristique de certains enfants précoces, m’avait-on expliqué : la pensée allant toujours plus vite que la main, l’écriture est souvent peu soignée, pour ne pas dire bâclée.

Cette nuit-là, j’ai compris que la vie – la vraie, celle dont on se souvient – n’est rien d’autre qu’une succession de moments de grâce juvénile. Et qu’aucune ambition d’adulte ne peut rendre plus heureux qu’un carpe diem adolescent.

Si on écoute attentivement quelqu’un, si on se concentre bien, c’est comme si on le voyait. Non c’est encore mieux : on entend ce que la personne dit, et aussi ce qu’elle ne dit pas. Moi, j’écoute les silences, les hésitations, les mots choisis, ceux qui se sont échappés et qu’on aurait voulu retenir, la mélodie, l’humeur, les respirations. Je ne fais que ça. Je décode, je comprends les voix.

One Reply to “Sandrel, Julien «La chambre des merveilles» (2018)”

  1. « Cette nuit-là, j’ai compris que la vie – la vraie, celle dont on se souvient – n’est rien d’autre qu’une succession de moments de grâce juvénile. Et qu’aucune ambition d’adulte ne peut rendre plus heureux qu’un carpe diem adolescent. »

    Je ne peux qu’approuver cette constatation, car la vie, par la suite, n’offre que des plaisirs issus d’acquisitions matérielles, si loin des espoirs de bonheur d’adolescent qui se fondaient sur l’Amour et les amitiés, des choses non quantifiables qui, contrairement aux biens matériels font vraiment du bien.

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