Suzuki, Kôji « Sadako » (2014)

Suzuki, Kôji « Sadako » (2014)

Auteur : Kôji Suzuki est un écrivain spécialisé dans les romans d’horreur. Il est considéré comme le « Stephen King japonais ». Kôji Suzuki est considéré comme le  » Stephen King japonais « . Sa série Ring ainsi que Dark Water ont été adaptés au cinéma et ont connu un succès international.  Aujourd’hui, il donne aussi des conseils sur l’éducation des enfants car lors de l’écriture de son best-seller Ring, il était « homme au foyer ». Sa dernière trouvaille est une série de courtes histoires d’horreur écrites sur du papier toilette, à lire à l’endroit requis…

Fleuve Noir 10.4.2014  – 378 pages  / Pocket thriller – 10.11.2015 – 283 pages – Yukari Maeda (Traducteur), Patrick Honnoré (Traducteur)

Résumé : Takanori Andô, graphiste spécialiste de l’analyse d’image, reçoit une vidéo amateur montrant un suicide à l’intérieur d’un appartement banal. Son client souhaite déterminer s’il s’agit d’un véritable suicide ou d’une mise en scène de génie. À chaque visionnage de la vidéo, Takanori se rend compte que le cadre de l’image se décale très légèrement, permettant de voir jusqu’au visage du suicidé : Seiji Kashiwada. Ce dernier est un serial killer condamné à la peine de mort pour le meurtre de quatre fillettes, douze ans plus tôt, et dont l’exécution a eu lieu peu de temps auparavant… Takanori se lance dans une enquête effrayante tandis que d’étranges phénomènes envahissent sa vie et celle de sa compagne.

Mon avis : Sans le challenge « Asie » jamais je n’aurais lu un livre d’horreur japonais ! Faut dire que les livres d’horreur et moi… (Merci à l’ami qui m’a permis de le lire car il aime les romans d’horreur car le genre ne fait pas partie de la bibliothèque) Faut dire aussi que je n’ai pas été emballée… et pour être franche, je n’ai pas tout compris. Ça n’avait pas trop mal commencé, j’avais été intriguée par cette vidéo ; et puis c’est parti dans tous les sens, il y avait trop de personnages et il m’a perdue : un mélange de paranormal, d’horreur, de science-fiction, d’enquête, … Et en plus les personnages ne n’ont pas été sympathiques… Pas envie de récidiver. Déjà qu’il m’arrive parfois (souvent) d’avoir du mal avec Stephen King, mais alors le Stephen King japonais… ce n’est pas ma tasse de saké.

Extraits :

La couleur violette est généralement associée à la rivière Sanzu no kawa qui mène au Pays Jaune, ainsi qu’on appelle les Enfers dans la cosmogonie bouddhiste.

Les graines d’angoisse sont les seules à ne jamais risquer de s’épuiser. C’est ce qu’on appelle l’amour. Tout accepter de l’autre, y compris l’angoisse.

Pour lui, c’était comme vouloir attraper un bruit qui court par la queue.

Comme on dit, l’amour se mesure à la capacité de sentir les plis du cœur de son partenaire du bout des doigts.

Un individu doué de pouvoirs paranormaux, c’est quelqu’un qui possède un moyen d’accès à la dimension supérieure. Il maîtrise ainsi la prémonition, la transmission de pensée, tout ce que tu veux.

Un être humain naît, vit et meurt. Mais tant qu’il n’est pas mort, tu ne peux pas dire quelle a été sa vie. Il peut avoir été heureux durant toute sa vie, si juste au moment de mourir il perd la personne qu’il aime, c’est sa vie entière qui se retrouve chamboulée.

Il suffit que les gens trouvent un décalage entre votre apparence et votre supposé statut social pour qu’ils vous posent immédiatement des questions indiscrètes.

Créer des effets spéciaux, c’est faire apparaître des images qui n’existent pas dans le réel, développer de nouvelles capacités d’expression, que ce soit pour la publicité ou pour les dessins animés.

À partir d’une certaine hauteur, la vue perd sa troisième dimension, tout devient plat et prend une apparence irréelle qui fatigue, à la longue. C’est comme quand on regarde le paysage en avion au moment de la descente. On aperçoit les terrains de golf taillés dans la couverture végétale des collines, les agglomérations, comme si le paysage ne représentait que des pions sur un plateau de jeu de société. Le monde d’en bas devient une sorte d’illusion.

Les perceptions des sens doivent être validées par la conscience, et par conséquent la frontière qui permet de distinguer le rêve de la réalité est extrêmement fine. Dans le cas actuel, effectivement, comment être sûr qu’il n’avait pas rêvé ?

En principe, elle aurait pu se prélasser dans la baignoire, mais elle s’était contentée d’une douche. Elle comprit pourquoi : elle espérait que le jet d’eau chaude la lave de ses visions et de ses angoisses.

Cette façon de parler, les yeux perdus dans le lointain… Cela suffisait pour faire comprendre que c’était un très vieux souvenir qui remontait brusquement à sa conscience.

Après une expérience d’effroi extrême, l’être humain essaie de se libérer de ses souvenirs en les enfermant dans l’inconscient. C’est une nécessité vitale pour conserver son intégrité mentale.

Pourquoi les assassins commettent-ils des crimes ? Il est toujours difficile d’analyser un mobile. En particulier quand le criminel est un mineur, souvent lui-même incapable de regarder ses motivations en face.

Comment se battre quand on ne sait même pas quel adversaire on affronte ?

Lutter contre un humain, même beaucoup plus fort que soi, c’est possible. On peut toujours faire quelque chose.

Mais ce que son imagination lui donnait à voir, c’était un spectre désincarné, qui lui donnait des frissons.

Du moment que l’homme vit dans la réalité, elle-même faite de bien et de mal, son cœur est troublé et balance entre raison et passion, idéal et contingences.

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