Wilde, Oscar «Le fantôme de Canterville et autres contes» (1887)

Wilde, Oscar «Le fantôme de Canterville et autres contes» (1887)

Auteur : Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde, est un écrivain, romancier, dramaturge et poète irlandais né à Dublin le 16 octobre 1854 et mort à Paris le 30 novembre 1900.

Le Fantôme de Canterville (The Canterville Ghost), aussi traduit en français par Jules Castier sous le titre Le Fantôme des Canterville, est une nouvelle d’Oscar Wilde publiée en 1887 dans The Court and Society Review, et maintes fois rééditée et adaptée depuis.

« Le fantôme de Canterville » – «Le Crime de Lord Arthur Savile » – «Le modèle millionaire » –

14.10.1998 – Hachette – 157 pages

« Le fantôme de Canterville »
Résumé : Mr. et Mrs. Otis, de riches Américains, s’installent en Angleterre avec leurs quatre enfants dans un manoir dont les anciens propriétaires prétendent qu’il est hanté. Les Américains n’en croient pas un mot et prennent possession des lieux sans se soucier de ce fantôme. Pourtant, ce dernier est bien décidé à les terroriser. Mais que va faire le spectre face à cette famille incrédule? Parviendra-t-il à effrayer des jumeaux de onze ans qui n’ont peur de rien et ne cessent de lui jouer des mauvais tours ? Découvrez ce récit plein d’humour et de surprises dans lequel se mêlent le fantastique, la caricature, le mystère et l’émotion.

Mon avis : Une petite histoire de revenants en ce jour de la Toussaint. J’ai beaucoup aimé le ton de cette nouvelle. Oscar Wilde oppose le pragmatisme des américains à la crédulité des habitants de la vieille Europe, le monde des rêves et des traditions au réalisme désincarné et factuel. Et l’humour d’Oscar Wilde…

Extraits :
Il est bien connu depuis trois siècles, exactement depuis 1584, et il fait toujours son apparition avant la mort d’un membre de notre famille.
— Ma foi, il en est de même du médecin de famille, tout bien considéré, Lord Canterville.

« Le Crime de Lord Arthur Savile»
Résumé : Lord Arthur Savile doit épouser Sybil. Mais, lors d’un dîner mondain à Londres, il rencontre un chiromancien. Et dans sa main, le petit homme aux lunettes d’or voit le Crime ! Lord Arthur Savile décide d ‘en finir avec l’odieuse prophétie. Il lui faut tuer, le plus vite possible, avant de se marier. Mais à qui ôter la vie? Et comment?

Mon avis : Depuis que j’avais lu le livre d’ Amélie Nothomb  « Le crime du comte Neville » (2015) je me disais : je vais lire la nouvelle d’Oscar Wilde. C’est enfin chose faite ! et je dois dire que j’ai passé un excellent moment. Mais comment pouvait-il en être autrement ? Une fois encore l’humour de l’auteur et sa manière de voir et de conter le monde me ravissent. Deux versions du même conte en quelque sorte. Je dois dire que j’ai préféré l’original.

Extraits :
Si une femme est incapable de faire en sorte que ses erreurs soient charmantes, elle n’est qu’un « individu de sexe féminin », répondit-elle.

on eut en général le sentiment que la chiromancie était une science fort dangereuse, et à ne pas encourager, sinon en tête-à-tête.

Le mariage doit être fondé sur un malentendu mutuel. Non, je ne suis pas du tout cynique, – j’ai simplement de l’expérience, – ce qui, toutefois, revient à peu près au même.

La lune lançait des regards furtifs à travers une crinière de nuages fauves, comme l’œil d’un lion, et des étoiles innombrables ponctuaient la voûte concave, pareilles à de la poudre d’or éparpillée sur un dôme pourpré.

« Le modèle millionaire»
Résumé : Hughie Erskine, jeune dandy aussi charmant que désargenté, souhaite ardemment épouser la belle Laura – projet entravé par son absence de revenus et d’avenir. Un matin, il se rend à l’atelier de son ami peintre Trevor, où il rencontre un mendiant loqueteux posant pour un portrait. Ému par l’évidente détresse du vieillard, il lui donne toutes les pièces qu’il a sur lui, sans imaginer qu’il bouleverse par ce geste le cours de son destin.

Mon avis : Toujours le thème de la différence. Ecart entre les classes sociales, importance de l’argent … On a beau être beau et avoir toutes les qualités, cela ne suffit pas pour convoler avec l’élue de son cœur si on est sans le sou.  Mais qui sait ? Peut-être qu’une belle âme, une belle action, la générosité spontanée d’un jeune homme pauvre peut faire des miracles …

Extraits :
Le romanesque est le privilège des nantis, et non la profession des chômeurs. Les pauvres doivent être pratiques et prosaïques. Il vaut mieux avoir un revenu assuré qu’être séduisant.

Les seules personnes que devrait fréquenter un peintre, disait-il, ce sont les gens qui sont bêtes et beaux, des gens dont la contemplation procure un plaisir esthétique et la conversation un repos intellectuel.

Le cœur d’un artiste, c’est sa tête, répondit Trevor ; et d’ailleurs, notre rôle, c’est de représenter le monde tel que nous le voyons, et non de le réformer tel que nous le voudrions.

Conseil : A tous les amateurs d’Oscar Wilde, je souhaite recommander  la série Oscar Wilde de Gyles Brandreth  ( cliquez pour en savoir davantage)

3 Replies to “Wilde, Oscar «Le fantôme de Canterville et autres contes» (1887)”

  1. Ah, voilà qui me semble bien tentant… je note dans mon p’tit carnet 😉

    Quant à la série écrite par Gyles Brandreth, j’en suis fan depuis longtemps.
    Hélas, il n’y a que 6 tomes pour le moment…

  2. Good news ! Merci Soeurette 🙂

    D’après ce que je vois sur le web, en grand format déjà en 2017, chez Terra Nova…
    Puis en format poche chez le même éditeur…
    J’aurais pu encore attendre longtemps… vu que je surveillais sur 10/18 🙁

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