Dos Santos, José Rodrigues «La Clé de Salomon» (2014)

Dos Santos, José Rodrigues «La Clé de Salomon» (2014)

L’auteur : Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du journal de 20h au Portugal, José Rodrigues dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers historiques, plusieurs fois primé.  La Formule de Dieu (2012), traduit dans plus de 17 langues et en cours d’adaptation au cinéma, L’Ultime Secret du Christ (2013), La Clé de Salomon (2014) – suite de La Formule de Dieu –, Codex 632 (2015) ,  Furie divine (2016), Vaticanum (2017), Signe de vie (2018). (HC Éditions). En 2019 il publie « L’homme de Constantinople »

Suite des aventures de Tomás Noronha (troisième enquête)

Résumé : Franck Bellamy, directeur des Sciences de la CIA, est retrouvé mort dans un accélérateur de particules du CERN. Il tient dans sa main un papier froissé portant un message accablant dont Tomás Noronha serait « la clé ». Pour prouver son innocence, le célèbre cryptologue va devoir trouver le véritable meurtrier et mettre la main sur un projet top secret surnommé « L’Œil quantique ». Dans une quête effrénée, il sera ainsi amené à convoquer tous les plus grands physiciens du XXe siècle : Einstein, bien sûr, mais aussi et surtout ses plus grands détracteurs.

« J. R. dos Santos prouve une nouvelle fois qu’il est un des grands maîtres du thriller. » Hervé Bertho –Ouest France

L’auteur nous dit dans l’épilogue : Ce roman porte donc sur la réalité, l’univers et la conscience. L’ambition de ce livre est de faire connaître les déconcertantes découvertes réalisées depuis 1900 par les physiciens sur la nature profonde du réel. Et les faire sortir du cercle relativement restreint de la science et des curieux qui s’intéressent à ces questions et en débattent avec passion, et de les mettre à la portée du grand public.

Bien entendu, c’est aussi une œuvre de fiction, mais en fin de compte, et comme cela a été amplement démontré ici, la réalité ne serait-elle pas elle-même une étrange forme de fiction ?

 Mon avis :

Bien contente d’avoir lu la suite de « la formule de Dieu ». Nous voici à Genève : c’est reparti pour les énigmes de la physique…. Comme la première fois certaines discussions me passent bien au-dessus de la tête mais ce n’est pas grave car les notions qui y sont liées sont abordables et intéressantes. Et toujours des personnages bien campés, une intrigue à la Indiana Jones. Ce sont des romans que je ne lache pas. Il a une manière de vulgariser les connaissances qui est exceptionnelle et nous amène à nous poser des questions sur la vie et sur tout ce qui nous entoure. Il pose les questions, parfois il donne des réponses, parfois il nous laisse face à des énigmes.. Passionnant . Je vais continuer à lire les romans de cet auteur.

Extraits :

Hermès Trismégiste était un célèbre alchimiste dont la véritable identité demeure un mystère. D’aucuns pensent qu’il s’agit d’un personnage né de la fusion du dieu grec Hermès et du dieu égyptien Thot, deux divinités de la magie et de l’écriture. On suppose que c’est le grand prêtre égyptien Imhotep qui se cache derrière le personnage d’Hermès Trismégiste.

Cette phrase, « J’ai été façonné par l’Âme-Esprit », semble vouloir dire que la réalité véritable est celle de l’Âme-Esprit. Nous sommes ce que notre esprit conçoit. Le réel n’existe pas au-delà de l’esprit.

– La Table d’émeraude est le texte qui a donné naissance à l’alchimie, tant islamique qu’occidentale, et qui a valu à Hermès le surnom de Trismegistus, car c’est là que l’auteur affirme connaître les trois parties de la sagesse de l’univers.

L’alchimie est la science de la transmutation des éléments. Par exemple, l’un des grands projets des alchimistes était de transformer le fer en or. Nous savons aujourd’hui, si incroyable que cela puisse paraître, que la transmutation des éléments est effectivement possible. Le premier scientifique à l’avoir réalisée a été le physicien britannique Ernest Rutherford. Il a converti l’azote en oxygène et a commencé à découvrir les processus par lesquels les étoiles produisent du carbone, du fer et de l’or grâce à la transmutation d’autres atomes.

Il avait passé toute sa vie à lécher des bottes et à être humilié pour plaire aux puissants, convaincu que, dans une organisation, qui plus est une organisation publique, ce ne sont pas les gens intègres et compétents qui sont promus, mais ceux qui savent comment conspirer et intriguer pour évincer les concurrents.

Il savait que la vie était ce qu’elle était, un simple souffle dans l’éternité, un instant aussi fugace que le battement d’ailes d’un papillon, une victoire qui s’achève toujours par une défaite, un chemin qui conduit inévitablement à l’abîme.

– Maya est un terme que les bouddhistes utilisent pour exprimer l’illusion, au sens où une chose est différente de ce qu’elle paraît. Selon Bouddha, la souffrance humaine découle d’une notion erronée du moi, et elle ne s’achève que si nous nous libérons des désirs et des attachements qui tendent à recréer constamment ce moi illusoire.

– Les cas de patients atteints de la maladie d’Alzheimer offrent des pistes intéressantes pour l’étude de la conscience. Lorsqu’on observe de près l’un de ces malades, on constate que leur moi disparaît peu à peu. Quand on assiste à la déchéance graduelle d’une personne souffrant d’Alzheimer, on sait parfaitement que la conscience ne disparaît pas de but en blanc, que l’esprit ne s’évanouit pas du jour au lendemain. Les choses ne se passent pas comme ça.

il est intéressant de constater que dans la culture hindoue,  l’hexagramme est utilisé dans des mandalas pour représenter l’équilibre méditatif parfait entre l’homme et Dieu, qui conduit au nirvana.

La première étagère était remplie d’œuvres de science-fiction, dont les meilleurs auteurs du genre Robert A. Heinlein, Arthur C. Clarke, Isaac Asimov, Ray Bradbury et Philip K. Dick.

les expériences d’Aspect prouvent que la réalité n’existe pas sans observation ou, selon une formulation différente que la majorité des physiciens préfèrent, que toute particule qui interagit avec une autre est à jamais liée à elle, toutes deux s’influençant mutuellement et instantanément quelle que soit la distance à laquelle elles se trouvent l’une de l’autre.

Nous vivons avec la sensation que nous sommes séparés les uns des autres et de tout ce qui nous entoure, de l’herbe du jardin aux étoiles les plus lointaines, mais c’est une illusion. Tout est lié, tout est intriqué, tout est la même chose sous des apparences différentes.

vous avez coutume de dire que si l’on voit un animal qui ressemble à un canard, qui marche comme un canard et qui fait « coin-coin », c’est qu’il doit s’agir d’un canard.

L’univers, c’était l’esprit de l’écrivain au moment de la création littéraire.

Image : Le CERN (Genève)

 

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