Dos Santos, José Rodrigues «L’Ultime secret du Christ» (2013)

L’auteur : Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du journal de 20 h au Portugal, José Rodrigues dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers historiques, plusieurs fois primé.  La Formule de Dieu (2012), traduit dans plus de 17 langues et en cours d’adaptation au cinéma, L’Ultime Secret du Christ (2013), La Clé de Salomon (2014) – suite de La Formule de Dieu –, Codex 632 (2015) et Furie divine (2016), Vaticanum (2017) . Signe de vie, son prochain roman à paraître le 3 mai 2018, sera le 7e volet de la saga.(tous parus chez HC Éditions).. José Rodrigues dos Santos vit à Lisbonne.

Suite des aventures de Tomás Noronha (deuxième enquête)

Résumé : Seule au cœur de la bibliothèque vaticane, Patricia Escalona, éminente paléographe, étudie le Codex Vaticanus, l’un des plus anciens exemplaires de la Bible. Un document aussi sacré qu’exceptionnel qui causera sa perte : elle est égorgée, et un message codé est laissé près de son corps.

D’abord suspecté, Tomás Noronha, historien et cryptologue, finit par apporter son aide à Valentina, l’inspectrice chargée de l’enquête.

Alors que les meurtres s’enchaînent, ils vont devoir plonger dans les mystères du livre sacré pour comprendre les motivations de l’assassin. Une quête de la vérité qui va les conduire jusqu’en Israël, sur les traces de l’une des plus grandes figures de l’humanité : le Christ.

« José Rodrigues dos Santos dévoile les secrets du Christ tout au long d’un thriller passionnant. »Le Soir

« Si elles ne remettent pas en question le foi du croyant, ces nouvelles aventures du héros de La Formule de Dieu bousculent violemment les cours de catéchisme. »Le Point

« Ce thriller théologique remplit le contrat : les amateurs ne le lâchent pas. »VSD

 

Mon avis :

Moins emballée que par le premier. Alors oui, il y a trois cadavres, mais soyons clairs, c’est une enquête axée davantage sur Jésus que sur les 3 personnalités qui se sont fait égorger et qui sont le fils rouge de la démonstration magistrale et étayée des thèses de l’auteur sur Jésus et la chrétienté. Passionnant mais parfois un trop pointu pour moi. Alors Jésus ? Croire aveuglément ? Démonter ? Nier son existence ? Remettre en question…  Mais il est vrai que les derniers chapitres qui dévoilent le coupable sont totalement inattendu et méritent les longues explications relatives à la vie de Jésus.. ( mais j’avoue parfois j’ai sauté des explications théologiennes) Et j’aime bien le personnage de l’historien portugais..

Extraits :

Les livres étaient là, alignés sur les rayons richement ornés de cette aile de la Bibliothèque vaticane, ils étaient comme assoupis dans l’ombre que la nuit projetait sur leurs reliures poussiéreuses.

Le Codex Vaticanus . Cette relique du milieu du IV esiècle était le plus ancien et le plus complet manuscrit en grec de la Bible, ce qui en faisait le plus important trésor de la Bibliothèque vaticane.

Malgré sa maladie d’Alzheimer qui troublait parfois son jugement, sa mère venait de poser une question particulièrement pertinente.

Sa mère n’était pas responsable des absences provoquées par la maladie. Parfois son état s’améliorait, parfois il empirait ; en ce moment, c’était pire, si bien qu’elle posait mille fois les mêmes questions. Ses trous de mémoire étaient certes exaspérants, mais il devait être plus patient.

Cela ne valait pas la peine de blesser ou de froisser les gens, même à coups de vérité.

les historiens. Nous sommes en quelque sorte des détectives du passé. Mais il est important que vous compreniez qu’en étudiant une grande figure historique, nous découvrons parfois des choses que les admirateurs inconditionnels préféreraient ignorer. Des choses qui peuvent être… comment dire… désagréables. Mais pourtant vraies.

il faut garder présent à l’esprit que les premiers chrétiens considéraient que la Bible était constituée exclusivement par l’Ancien Testament hébraïque.

Le whisky le rendait heureux pendant quelques heures, ou du moins effaçait momentanément le souvenir de ses malheurs,

Elle croyait depuis toujours que les textes évangéliques reposaient sur un socle immuable, une foi originelle unanime. Elle découvrait finalement qu’ils foisonnaient d’équivoques, de failles dans lesquelles pouvaient s’enraciner les lectures les plus contraires au catéchisme.

En hébreu, on n’écrit pas les voyelles, informa l’historien. « David » se réduit à DVD.

– Mais que signifie au juste « quelque chose de divin » ? Que je sache, le christianisme se définit comme une religion monothéiste. Les chrétiens, tout comme les juifs, affirment qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Cela veut donc dire que soit Jésus est Dieu lui-même, soit il est un être humain. Il ne peut ni être un dieu pourvu de caractères humains, ni être un homme doté de qualités divines. Vous comprenez ? Cela irait à l’encontre de ce que proclament les chrétiens.

En histoire, aucune certitude absolue n’est possible, on ne fait qu’établir des probabilités en fonction des indices existants.

Quand les prophéties sont écrites après l’événement, la prophétie et l’événement ont évidemment tendance à coïncider.

– Des incompétents…, murmura-t-il avec satisfaction. Ils élèvent un mur d’enceinte et oublient de couper les arbres qui permettent de l’escalader !

Et si Jésus revenait sur terre ? Quel changement cela apporterait-il ? L’humanité se montrerait-elle indifférente au retour de l’homme dont la pensée avait changé la face du monde ? Jésus pourrait-il répandre la paix sur les hommes ?

notre identité est constituée par nos gènes, mais également par notre vécu.

il existait des situations où la croyance sans certitude était inévitable. En matière d’amitié, par exemple. Pour être l’ami de quelqu’un, il faut croire en lui, croire qu’il est digne de notre confiance. Naturellement, cette foi se révèle parfois infondée.

image : la Bibliothèque Vaticana

 

 

 

 

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