La Collection «Essences» d’Actes Sud

La Collection «Essences» d’Actes Sud

La Collection « Essences » d’Actes Sud

Présentation de la collection :

“Essences” est une collection Actes Sud à travers laquelle se dévoilent de multiples imaginaires. Du récit au poème, de l’essai à la fiction, elle deviendra miroir du temps, partition de l’effroi, de l’absence, du bonheur ou de l’éphémère, celle des lointains ou des voyages perdus.

Le parfum éveille la pensée, il évoque, il convoque les images de nos vies, il stimule le désir et délie la mémoire.

Il n’est de parfum, d’odeur, d’essence qui ne soient espace, chemin vers l’intime, voie vers l’oubli, voix de l’oubli : celle de l’exil toujours, celle de l’errance souvent.

Il n’est pas de voyage sans parfum, d’amour ou de haine sans odeur.

Il n’est pas de beauté sans essences et d’essences sans ombre et lumière.

Le parfum, l’odeur d’un jardin, celle de l’été, du soir ou de la nuit sont d’emblée territoires de fiction, ceux du poème. Il n’est pas de parfum sans musique, flâneries, vagabondages et aucun sens ne résiste à la présence obsédante du parfum.

Tout instant de nos vies a son odeur. De la naissance à la mort. Du solaire au silence.

Les livres publiés :

Véronique Bizot – « Une ile » (Octobre 2014 – 88 pages)

Les psychanalystes sont excessifs et calmes, du moins ceux qui sont ici, ils portent de grands chapeaux de paille souple et des pantalons flottants, leurs bagages ont déversé quantité de livres annotés partout dans la maison et ils font à tout propos, d’un ton pondéré, de subtiles plaisanteries. C’est un été incroyablement chaud au point que l’eau de la mer ne rafraîchit personne, ni la nuit. Mais rien ne semble impossible.

Une île où se sont installés pour l’été quelques amis. Une maison où s’éploient le désordre et la nonchalance, des nuits courtes et festives, délicieuses. Des êtres aimés ou croisés, équilibristes insolents mais fragiles, peuplent ce livre solaire à l’humour décapant. Virtuose de l’histoire courte, d’une élégance et d’une singularité toujours plus subtiles, Véronique Bizot excelle ici plus que jamais.

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Céline Curiol – « À vue de nez » (Novembre 2013 – 144 pages)

Que révèle une odeur, son immédiat pouvoir sur la mémoire de l’écrivain, quel est cet indicible qui convoque les images… Au fil de cinq histoires entre fiction et non-fiction, Céline Curiol explore avec malice le cheminement de son imaginaire soumis à l’étude d’un motif olfactif.

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Helene Frappat « N’oublie pas de respirer » (Octobre 2014 – 96 pages)

Lorsqu’elle traverse les buissons odorants du maquis, en passant par les cuves du lavoir installé sous les arbres, l’odeur verte perd ses pouvoirs. Elle s’affaiblit au contact d’un plus puissant enchantement : la rumeur, toujours égale, toujours renouvelée, des eaux claires et fraîches du fleuve, que l’on écoute, des heures entières, en somnolant, en rêvant, sur les pierres brûlantes et douces, les yeux mi-clos. Auprès d’une mère inaccessible, visage d’Anna Magnani dissimulé derrière la fumée bleue d’une Gitanes, un souvenir est soudain convoqué puis diffracté par celui, lumineux, violent et âpre, granit et ombres bruissantes, de l’été corse. Dans une langue habitée, puissante de tragédie et de modernité mêlées, Hélène Frappat retrouve ici la géographie des origines, l’héritage choisi par les enfants de l’exil.

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Anne-Marie Garat – « La Première Fois » (Novembre 2013 – 56 pages)

Romancière singulière, amoureuse de l’image, chez qui la mémoire passe par le cadrage, l’ombre et la lumière, Anne-Marie Garat se prête au jeu de la collection Essences. Les champs s’ouvrent, les réminiscences olfactives précèdent le développement de son imaginaire comme autant de solvants et autres sels d’argent au parfum entêtant qui soudain révèlent un lieu, une histoire relégués aux confins d’une mémoire oublieuse.

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Valentine Goby « Baumes » (Octobre 2014 – 72 pages)

Je me demande si le père de mon père, que je n’ai pas connu, portait l’odeur d’usine dans toute sa peau et tout son vêtement. S’il rentrait lui aussi imprégné d’essences pures, si sa présence provoquait de semblables, silencieuses apocalypses, pouvait défaire le monde dans lequel il surgissait, en imposer un autre, avec ses propres protocoles, que sa disparition renversait aussitôt et les souris dansaient. S’ils se sont transmis ça, en même temps que le patronyme, le patriarcat, la maison magnifique parmi les oliviers : cette capacité à occuper l’espace, le saturer. Le confisquer.

Valentine Goby aborde ici ouvertement le récit autobiographique. Pour la collection Essences, elle revisite son enfance à Grasse, pays des parfumeurs et territoire du père, à travers les odeurs qui ont façonné les premières années de sa vie, de séduction en crises d’asthmes…

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Cecile Ladjali – « Corps et Âme » (Mars 2013 – 88 pages)

Pour la collection “Essences”, Cécile Ladjali a accepté de se prêter au jeu des réminiscences olfactives. Pour elle, celui-ci part d’un tableau de George de La Tour : La Madeleine à la veilleuse. Puis se dévoile au fil des trois autres tableaux représentant cette courtisane si singulière. Corps et âme est le voyage dans l’imaginaire d’une femme qui a parfumé le corps du Christ.

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Lyonel Trouillot – « Le doux parfum des temps à venir«  (Mars 2013 – 64 pages)

Pour la collection “Essences”, Lyonel Trouillot s’est prêté au jeu des réminiscences olfactives. Sans précision de lieu ni d’époque, une mère parle à sa fille. Fugitive marquée au fer d’une fleur de honte, elle revisite les parfums violents de ses haltes et de ses errances. Un voyage dans le souvenir de cités délabrées, de paysages désertiques, de musiques barbares, de corps défaits et de rêves interdits qui fait naître en elle, comme après chaque épreuve, dans la promesse de l’enfant à naître à qui elle raconte aujourd’hui son histoire, le doux parfum des temps à venir.

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Nimrod « Gens de brume» (10.2017)
Je suis seul avec la montagne, avec la vigne, avec le chemin, avec ce bleu, là-bas, qui ne demande qu’à être surpris. Je sais que les oliviers sont dans la même disposition. Les champs, les animaux, la Provence.
Ma maison se situe sur une petite colline au-dessus de Sauve. Sa pente est douce. La vigne la couvre entièrement. Sur sa face ouest, une forêt de chênes court à l’infini. C’est là que le crépuscule m’a surpris.

Ce livre conte les âges de la vie, quand tout n’est finalement devenu qu’histoires d’amour. Des rivages d’un fleuve africain où vivent les gens de brume jusqu’aux berges bleues du Gard, la beauté a façonné la prose de Nimrod, peuplé sa poésie d’exils des sens et de mémoires fragiles. Poète, essayiste, romancier, Nimrod est né au Tchad. Sa prose est publiée aux éditions Actes Sud, sa poésie aux éditions Obsidiane et Bruno Doucey. Sa très belle anthologie personnelle vient de paraître dans la collection Poésie/Gallimard.

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Huston, Nancy « Sensations fortes» (10.2017)

L’amour étant capable d’accomplir certains miracles, le jeune couple arrive sain et sauf à la cabane, la bonne cabane, au bord du bon lac, et, quand ils sortent une clef, c’est la bonne clef. Encombrés de bûches, de sacs de couchage et de couvertures, ils s’engouffrent dans la petite maison en bois (c’est-à-dire, soyons clairs, en planches nues), et referment vite vite la porte pour que la neige ne s’y engouffre pas à son tour.
Ils se regardent.
Ils ne voient rien.

Neuf nouvelles écrites entre 1975 et 1997 à travers lesquelles Nancy Huston s’attache aux sensations fortes tant par la mise en scène du corps que par la quête du sens dans sa langue nouvelle, non maternelle.
Née à Calgary, au Canada, Nancy Huston vit aujourd’hui à Paris. Elle est l’auteur de nombreux romans et essais publiés chez Actes Sud et chez Leméac.

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