May, Peter «L’île au rébus» (2017)

La série Assassins sans visages

.Lorsqu’il s’est mis au défi de résoudre quelques-unes des affaires jamais élucidées par la police française, Enzo MacLeod, l’enquêteur hors pair, était loin d’imaginer les conséquences sur sa vie. Les enquêtes vont le mener aux six coins de l’hexagone ( Le Mort aux quatre tombeaux, Terreur dans les vignes, La Trace du sang, L’Île au rébus,….)

Série Assassins sans visage ( tome 4)

304 pages – avril 2017 – Editions du Rouergue

Résumé : Voilà vingt ans qu’Adam Killian est mort sur Groix, cette île où jamais aucun crime n’avait eu lieu de mémoire d’homme mais où ce retraité anglais, passionné d’entomologie, a été brutalement assassiné. Et depuis vingt ans sa belle-fille tient scrupuleusement le serment qu’elle lui a fait de ne rien déplacer dans son bureau, là où le défunt a laissé des indices qui permettraient à son fils de confondre son meurtrier, sans imaginer que celui-ci trouverait la mort quelques jours après lui ni que personne ne parviendrait à identifier le coupable. Tenu par sa promesse d’élucider cette quatrième affaire non résolue du best-seller Assassins sans visages, Enzo Macleod, le spécialiste des scènes de crime, débarque sur la petite île bretonne où nul ne souhaite voir ressurgir ce fait-divers infamant. Dans le bureau d’Adam Killian l’attendent un étrange rébus et les plus insondables secrets de la vie d’un homme.

Avec cette nouvelle énigme de sa série française, Peter May nous invite à un huis clos oppressant sur l’une des îles les plus fascinantes du littoral breton.

Mon avis : Ceux qui me suivent vont deviner… Peter May = J’aime… Même si la série des enquêtes d’Enzo n’est pas ma série favorite. Mais ce quatrième tome m’a séduite. Dans l’ambiance de cette ile bretonne on retrouve l’atmosphère de ses livres qui se déroulent sur les iles d’Ecosse. C’est excellent. Les personnages sont bien campés, mystérieux et attachants… Novembre en Bretagne, la brume, les fantômes du passé… Macleod débarque en terre hostile, il va remuer des histoires pas jolies jolies… et je vous laisse en compagnie de bretons ( ou plutôt de groisillons, ou devrais-je dire de greks) et d’étrangers qui ne sont pas les bienvenus du tout… Suspense assuré !

Extraits :

Ce que j’ai à te dire est beaucoup trop important pour être glissé entre un verre de vin rouge et un train attrapé en vitesse.

Aucun autre meurtre n’a jamais été commis sur cette île de mémoire d’homme, monsieur Macleod. Cependant, le fait qu’il n’ait pas été élucidé empêche la plaie de cicatriser. Et, franchement, nous n’avons pas envie que des gens viennent gratter la croûte.
– Même si la résolution de cette affaire peut finir par effacer la cicatrice ?

Une femme qui prenait sa veste pour la faire sécher et lui offrait un whisky ne pouvait que gagner son cœur

Devant lui et sur sa gauche, les murs étaient couverts de bibliothèques du sol au plafond. Au moins un millier de livres, témoins silencieux du meurtre, y étaient entassés. Leurs dos multicolores apportaient un peu de chaleur au décor.

Je ne vous imaginais pas porté sur la religion.
– Vous avez raison. Je ne le suis pas. Mais étant le fruit d’une Italienne catholique et d’un Écossais presbytérien, j’en ai été nourri dans mon enfance, entre les patates et la viande hachée.

En Écosse, nous avons un troisième verdict. Coupable, non coupable et non prouvé.

Vous avez raison, le manque ne disparaît jamais. C’est drôle, n’est-ce pas, comme on parvient à remplir sa vie avec d’autres choses ? Le travail devient une passion. Les hobbies deviennent des drogues. Pourtant, à la fin de la journée, on se retrouve seul avec soi-même. Et avec un verre vide.

Il faut être né sur l’île pour lui appartenir. Être un vrai Grek.
– Un Grek ?
– C’est le surnom des indigènes de Groix. À cause de la grosse cafetière posée sur toutes les cuisinières pour réchauffer les marins de retour de la pêche.

Ker, ça veut dire “chez”

Les paroles du poète écossais Robert Burns lui revinrent alors en mémoire. « Ah, si quelque puissance nous accordait le don de nous voir comme les autres nous voient. »

L’immigrant considérant l’héritage du passé comme une tache sur sa nouvelle nationalité.

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