Gabaldon, Diana «Le Voyage» (1997) – Série : Outlander – Tome 3

Gabaldon, Diana «Le Voyage» (1997) – Série : Outlander – Tome 3

Série : Outlander  – Volume : 3

J’ai lu -11/02/2015 – pages 1020 (– Voyager (1994) Traduction : Philippe Safavi)

Voir : Page sur la série Outlander, aussi appelée la saga Le Cercle de pierre (Romance fantastique)

Résumé : Vingt années se sont écoulées depuis le périple de Claire Beauchamp-Randall dans l’Ecosse du XVIIe siècle. Si l’infirmière britannique a refait sa vie depuis, le souvenir de Jamie Fraser et des années tumultueuses vécues ensemble reste intact. Aussi, lorsqu’elle apprend qu’il a survécu à la sanglante bataille de Culloden ayant marqué la défaite de l’armée écossaise, elle se trouve confrontée à un terrible dilemme.
En remontant une nouvelle fois le temps, retrouvera-t-elle celui qu’elle a quitté deux décennies auparavant ? Fuite, tempêtes, intrigues politiques et prophéties étranges : la suite d’une série incontournable !
Le tome précédent s’était fini sur la révélation du père de Brianna, Jamie Fraser. Dans Le Voyage , Claire vit avec sa fille à Boston en 1968: elles vont reconstituer la vie de Jamie depuis la bataille de Culloden lors du soulèvement jacobite de 1785. Elles découvrent que Jamie a survécu à ce massacre prédit par Claire vingt ans plus tôt avant de traverser le cercle de pierres …

Mon avis : C’est avec énormément de plaisir que j’ai retrouvé le clan Fraser. Les aventures s’enchainent, tout est là pour passer un superbe moment : amour, intrigues, secrets, danger, poursuite, chasse au trésor…  
Le tout mené tambour battant, contre vents et marées. Les personnages sont toujours aussi attachants, passionnés, combatifs. On retrouve/on croise les personnages des tomes précédents. J’ai vibré, eu peur, et comme toujours je me dis « ouf.. je sais qu’il y a encore des volumes qui vont suivre donc les héros ne peuvent pas mourir.. )
En deux mots « J’adore »…

Extraits :

Anglais jusqu’à la moelle, il aurait préféré boire l’eau de la cuvette des W.-C. plutôt que du thé en sachet.

Non, mais je rêve ! Il n’y a vraiment qu’une Sassenach pour vouloir du haggis au printemps ! On n’en mange qu’à l’automne, quand on tue les moutons.

Jusque vers le milieu du XIXe siècle, l’histoire des Highlands se transmettait principalement par voie orale. Dans leurs récits, les gens ne faisaient pas de distinction entre les aventures du petit peuple, la vie des personnages historiques, et les histoires de fantômes, d’elfes et autres lutins. La plupart du temps, les universitaires chargés de transcrire ces histoires sur le papier ignoraient leur véritable origine. Encore aujourd’hui, il est difficile de faire la part des choses entre le mythe et la réalité, et derrière les légendes se cache souvent une réalité historique.

Certes, ils comprenaient sans doute certaines formes de peur : la peur d’être capturé, celle de mourir. Mais pas celle d’être seul, la peur de sa propre nature, la peur de devenir fou, la peur constante et dévorante de provoquer malgré soi la perte des êtres chers… S’ils percevaient un risque, ils le chassaient aussitôt de leur esprit avec cette nonchalante présomption d’immortalité que tous les adolescents semblent considérer comme leur dû.

Il posa doucement une main sur la couverture du livre, comme s’il craignait de troubler le repos de ceux dont les vies y étaient couchées pour l’éternité.

Ces gens-là étaient comme toi. Ils aimaient passionnément, au point de tout risquer. Ils avaient un but dans la vie : aller de l’avant et faire évoluer les choses. La plupart des gens en sont incapables. Ce n’est pas qu’ils n’aient pas de cœur, mais simplement qu’il ne bat pas assez fort.

Tout le monde dormait, mais la vieille maison, elle, semblait veiller avec moi, craquant et soupirant, me tenant compagnie.

Ce n’est pas M. Arouet, mais une de ses collègues, une femme romancière, qui m’a fait remarquer un jour qu’écrire des romans était un art cannibale, où se mêlaient de petits fragments d’amis et d’ennemis, assaisonnés avec un peu d’imagination, et laissés à mijoter longtemps jusqu’à obtenir un jus savoureux.

Ma femme était guérisseuse, reprit-il. Ici, dans les Highlands, on appelle ça une « charmeuse ». Mais elle était plus que ça. C’était une dame blanche…
Il releva brièvement les yeux.
— En gaélique, ban-druidh signifie également « sorcière »…

Si un homme ne chie pas dans ses culottes quand on lui colle un pistolet contre la tempe, major, c’est qu’il n’a pas d’entrailles ou pas de cervelle.

Tu allumes la bougie, tu récites une prière et tu penses aux gens que tu aimes. Tant qu’elle brûle, la flamme se souvient d’eux à ta place.

— Que reprochez-vous aux hommes petits ?
— Ils ont tendance à devenir méchants quand ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent. C’est comme les petits chiens. Ils ont l’air mignons et inoffensifs, mais contrariez-les et ils se transforment en roquets et cherchent à vous mordre les mollets.

Vous parlez comme Winston Churchill, mais en femme. Ça jette un froid. Mais ce n’est pas tout…

Tu revois tous ces gens que tu n’as pas vus depuis des lustres et ta première réaction en les voyant, c’est : « Mon Dieu, comme il ou elle a changé ! » Puis tu regardes un peu mieux et, tout à coup, c’est comme si toutes ces années s’envolaient. Tu retrouves la personne telle que tu l’as connue. Bien sûr, il y a des mèches de cheveux gris ici et là, quelques rides… mais au bout de deux minutes, tu ne les vois plus et tu te retrouves toi-même plongé vingt ans en arrière.

Dans les Highlands, le sorbier était considéré comme un arbre fétiche, protégeant contre la sorcellerie et la magie noire.

Il était resté figé dans ma mémoire trop longtemps, resplendissant mais statique, comme un insecte fossilisé dans un éclat d’ambre.

— Sawney ?
— C’est le diminutif d’Alexander dans les Highlands, m’informa-t-il.

Tu sais ce que c’est de partager la vie d’une personne sans jamais pouvoir être soi-même, ni savoir vraiment qui elle est ?

Je ne veux pas te pousser à me confier des secrets qui ne me regardent pas. Il existe des choses que je ne peux pas te dire, du moins pour le moment. En revanche, si tu dois me parler, alors dis-moi la vérité. Et je te promets de faire de même. Notre seul bien pour l’instant, c’est notre respect mutuel. Or le respect n’est pas incompatible avec le secret, mais il l’est avec le mensonge.

Lutter contre la maladie sans médicaments revient à se battre contre une ombre, contre l’obscurité qui s’étend inexorablement sur tout à la tombée de la nuit.

— Lorsque tout le monde peut le faire, déclara-t-elle, c’est de la science. Mais si ce n’est à la portée que de quelques-uns, alors c’est de la sorcellerie, ou de la superstition, appelle ça comme tu voudras.

La foi est une force aussi puissante que la science, conclut-il avec tristesse, mais elle est beaucoup plus dangereuse.

Image : Lallybroch

Voir : Page sur la série Outlander, aussi appelée la saga Le Cercle de pierre (Romance fantastique)

En savoir plus :  https://biiinge.konbini.com/series/outlander-histoire-ecosse

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