Marsh, Ngaio « Et vous êtes priés d’assister au meurtre de… » (1934)

Marsh, Ngaio « Et vous êtes priés d’assister au meurtre de… » (1934)

Autrice : née le 23 avril 1895 à Christchurch, dans la région de Canterbury (Nouvelle-Zélande), et morte dans la même ville le 18 février 1982, est une dramaturge et auteure néo-zélandaise de romans policiers.
Ngaio signifie en langue māori : « lumière dans les arbres ».
En 1928, elle se rend en Angleterre et découvre une société qui lui plaît au point d’en faire le cadre de la plupart de ses récits. Elle publie son premier roman policier, Et vous êtes priés d’assister au meurtre de…, en 1932, qui met en scène son héros récurrent l’inspecteur Roderick Alleyn de Scotland Yard. Les intrigues classiques des titres de la série ont très souvent recours à une structure où « le crime ne survient que dans la deuxième partie après des portraits très fouillés sur le plan psychologique des protagonistes ».
En dépit du grand succès rencontré par des trente-deux enquêtes de son héros fétiche, Ngaio Marsh ne se détourne pas du milieu théâtral et demeure sa vie durant productrice de pièces et professeur d’art dramatique. Fondatrice de la New Zealand Shakespeare Company, elle reçoit à ce titre le grade de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique en 1966.

Série Roderick Alleyn– tome 1 – A Man Lay Dead (1934)

10/18, coll. « Grands Détectives » 1995 – 223 pages

Résumé
« Si on jouait au jeu de l’assassin ? » Le principe est simple : un faux meurtrier désigné à l’insu des autres participants, une fausse victime… Bref, les hôtes de Sir Hubert Handesley sont terriblement excités.
Oui, mais quand Charles Rankin est retrouve poignarde dans le dos, le week-end tourne au cauchemar. Qui donc avait intérêt à le tuer ? tous, sans exception… Impossible dans ces conditions, de mettre la main sur le coupable !
Pourtant l’inspecteur Alleyn n’a pas dit son dernier mot…

Mon avis : J’ai eu un peu l’impression de lire une enquête d’Agatha Christie. Une enquête avec un Inspecteur très british. Un huis-clos qui se déroule sur une semaine. Des invités qui se connaissent se retrouvent régulièrement dans la demeure de Sir Hubert Handesley. Le thème de la rencontre sera un jeu de société : rechercher le meurtrier. Un seul nouveau venu : le neveu de Charles Rankin, qui se trouvera être la victime. Un petit clin d’œil à Sherlock Holmes au passage. Au début, toutes les personnes présentes – hommes ou femmes – sont soupçonnés mais rapidement Alleyn écarte Nigel Bathgate du nombre des coupables potentiels et un duo d’enquêteur va se former :  l’inspecteur Alleyn de Scotland Yard, et le  journaliste Nigel Bathgate qui faisait partie des invités.
J’ai bien aimé la manière de procéder de l’inspecteur, sa façon d’avancer ses pions. Peu de violence, une enquête menée intelligemment, sur la base des observations et des indices, à l’ancienne (ce qui est assez normal vu que le roman a été écrit au début du XXme siècle)
Bon petit moment de lecture, avec peu de violence, une intrigue, une histoire secondaire sur fond d’espionnage…
Je ne dis pas que je vais acheter la suite, mais si d’aventure j’en croise un autre dans une boite à livres, je ne vais pas le laisser passer car ce premier tome est une présentation de la série.

Extraits :

— Avez-vous déjà joué à l’Assassin ?
— Non, ni au suicide non plus, répondit Nigel poliment. Mais je ne demande qu’à apprendre.

Vous connaissez tous le principe du jeu de l’Assassin. À l’insu des autres joueurs, une personne est désignée pour remplir le rôle du meurtrier. Elle doit profiter d’un moment où tout le monde est dispersé pour sonner une cloche ou bien donner un coup de gong. C’est le signal du « meurtre ».

On ne sait jamais avec un Russe s’il parle vraiment de l’objet de la discussion, ou si celui-ci sert de prétexte pour aligner une kyrielle d’abstractions.

Alleyn n’avait rien d’un policier en civil, et il correspondait encore moins à l’image traditionnelle : visage pâle et regard perçant. En fait, il ne se distinguait en rien des amis de son oncle Hubert, ceux que l’on trouve « convenable » d’inviter à la maison.

Je me demande parfois lequel des deux métiers est le plus abominablement envahissant : celui de détective ou celui de journaliste.

— C’est extraordinaire, mon cher Holmes, marmonna Nigel.
— Au fond, Holmes n’était pas si fou que cela, observa Alleyn. Personnellement, j’ai toujours trouvé ces fameuses histoires fort ingénieuses.

Vos romans policiers vous apprendraient que dans de telles conditions, les détectives lisent dans un jardin comme dans un livre ouvert.

— Je n’imagine rien du tout ; les détectives n’ont pas le droit de recourir à l’imagination. Ils notent les probabilités.

2 Replies to “Marsh, Ngaio « Et vous êtes priés d’assister au meurtre de… » (1934)”

  1. bonsoir
    voilà je trouve presque normal de trouver un référencement pointu a toutes vos chroniques
    bah non merci…merci…ça me permet de situer des auteurs que je connais peu ou encore ceux à la production fournie et cadrer les séries..
    pour ça votre (ton) blog est d’un précieux…

    1. Bonsoir et merci pour ton commentaire.
      Je suis contente que mes pages « séries » puissent t’aider et j’espère lire tes commentaires si nous lisons les mêmes auteurs et avoir ton avis

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