George, Elizabeth « La Punition qu’elle mérite » (2019) Lynley (tome 20)

George, Elizabeth « La Punition qu’elle mérite » (2019) Lynley (tome 20)

Autrice : Elizabeth George, née Susan Elizabeth George le 26 février 1949 à Warren, dans l’État de l’Ohio, est une romancière américaine, auteur de romans policiers.

Série Inspecteur Lynley : Enquête dans le brouillard(1988) – Le Lieu du crime, Presses de la Cité, (1991) – Cérémonies barbares (1993) – Une douce vengeance, (1993) – Pour solde de tout compte( 1994) – Mal d’enfant (1994) – Un goût de cendres (1995) – Le Visage de l’ennemi( 1996) – Le Meurtre de la falaise, (1997) – Une patience d’ange (1999) – Mémoire infidèle  (2001) – Un nid de mensonges, (2003) – Sans l’ombre d’un témoin, (2005) – Anatomie d’un crime (2007) – Le Rouge du péché (2008) – Le Cortège de la mort ( 2010) – La Ronde des mensonges (2012) – Juste une mauvaise action (2014) – Une avalanche de conséquences (2016) La punition qu’elle mérite ( 2019)

– George, Elizabeth « les enquêtes de Lynley » (Page sur la série)
– Série Inspecteur Lynley – 20ème enquête (j’ai lu tous les précédents mais pas tous commentés car je n’avais pas encore de blog)

Presses de la Cité – 07.03.2019 – 670 pages / Pocket – 31.03.2020 – 896 pages

Résumé :
Ludlow, bucolique bourgade du Shropshire, tombe dans l’effroi lorsque le très apprécié diacre Ian Druitt est accusé de pédophilie. Placé en garde à vue, le suspect est retrouvé mort, pendu. La commissaire Isabelle Ardery, qui a été dépêchée sur les lieux depuis Londres et se débat avec ses problèmes d’alcool, a bien envie de classer l’affaire en suicide. Mais c’est compter sans la sagacité du sergent Barbara Havers.
Coachée à distance par l’inspecteur Thomas Lynley, la rebelle gaffeuse et accro à la nicotine flaire l’embrouille et s’il ne s’agissait pas d’un suicide ? N’en déplaise à Isabelle Ardery, Lynley et Havers vont reformer leur duo de choc pour observer de plus près la vie de cette petite ville qui semblait si paisible. Car derrière leurs allures de gentils retraités et d’étudiants fêtards, les habitants de Ludlow ont tous quelque chose à cacher…
La plus british des romancières américaines revient en force avec ce vingtième opus des enquêtes de Thomas Lynley, encore plus complexe, addictif et caustique que les précédents. Un bijou de suspense à placer entre les mains des fidèles comme des néophytes ! God save the Queen du crime !

Mon avis : Et voilà… je suis à jour pour cette série aussi ! Et comme toujours j’ai été enchantée par ma lecture. Le duo Thomas Lynley – Barbara Havers est décidemment un de mes duo préférés.
Isabelle Ardery est une fois de plus aux manettes pour faire muter Barbara à Berwick-upon-Tweed. Elle va donc décider de l’embarquer pour aller mener une enquête à Ludlow et elle espère ainsi rassembler les éléments nécessaires pour la dégager définitivement de son périmètre… Y parviendra-t-elle ? Car il ne faut pas oublier que Barbara est une redoutable enquêtrice, même si elle a les défauts qui correspondent à ses qualités.
Quant à Isabelle elle continue à se battre contre ses démons, contre alcool…
Arrivée à Ludlow, Barbara doute du suicide et veut prouver qu’il y a eu meurtre et que le jeune diacre Ian Druitt qui se serait suicidé car il était accusé de pédophilie est de fait une victime et n’a jamais touché un enfant, même si toutes les évidences sont contre lui.
Une enquête menée de main de maitre par Barbara. En premier lieu en faisant équipe avec Isabelle (qui fait tout pour classer l’affaire) puis avec Linley.
Et je ne voudrais pas divulgâcher alors je vous laisse en compagnie de Barbara, dans la campagne anglaise…

Extraits :

Elle aurait voulu lui expliquer sa méthode. Lynley et elle procédaient toujours ainsi, partant du principe qu’en matière criminelle rien n’est impossible. Même l’improbable. Même l’impensable. Même l’inexplicable.

Mais c’est justement parce qu’il est tout ce que vous avez décrit – gentil, dévoué, généreux – qu’un pédophile peut passer inaperçu. S’il ne l’était pas, les familles de victimes, et même ses amis, ne lui feraient pas confiance pour s’occuper des enfants.

En désespoir de cause, elle avait ouvert son vieux dictionnaire des citations à la section Shakespeare et cherché tout ce qui avait trait au meurtre. Jusqu’ici, elle s’était cantonnée aux tragédies, surtout Othello. Dire que, chez Shakespeare, « prendre par la gorge le chien circoncis » signifiait poignarder quelqu’un. Qui, de nos jours, s’exprimerait ainsi ?

Il n’y avait pas une seule chose dans sa vie qui ne fût pas fissurée. Elle se sentait semblable à un petit miroir qu’un jet de caillou a fendillé à partir du point d’impact en un réseau de fines lézardes.

Oh là là, se dit Barbara. « La Voix » ! Lynley y avait rarement recours, sachant qu’il n’avait en général rien à gagner à fournir la preuve auditive de son appartenance à la caste supérieure. Mais, parfois, « La Voix », était un mal nécessaire. Son interlocuteur en resta bouche bée.

Sur le trottoir, une femme armée d’une perche à selfie et d’un grand sourire s’apprêtait à gâcher une jolie image du bâtiment le plus photographié de Much Wenlock.

Suivant le principe que le vin devait s’oxygéner, il remplit généreusement deux grands verres ballons puis, à la réflexion, décida que le breuvage n’avait pas forcément besoin de tant d’oxygène que ça.

— Ce que j’en pense, c’est qu’il y a trop de coïncidences pour que c’en soit, justement, des coïncidences.

Cette histoire est comparable au poisson : au bout d’un certain temps, ça pue.

Tu te comportes comme si tu pouvais prédire l’avenir alors que tu n’y vois rien dans le présent.

Parler avec toi revient à t’écouter parler… Eh bien, c’est fini. Fini ! Fini !

One Reply to “George, Elizabeth « La Punition qu’elle mérite » (2019) Lynley (tome 20)”

  1. Comme tu le sais déjà, j’ai adoré toute cette série
    Dommage que ça s’est arrêté depuis 2019…
    Peut-être un nouveau bientôt avec « Something to Hide » prévu pour 2022 ?

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