Aubert, Brigitte «Les quatre fils du Dr March» (1996) 240 pages

Aubert, Brigitte «Les quatre fils du Dr March» (1996) 240 pages

Autrice : Née à Cannes en 1956, Brigitte Aubert n’est pas une novice dans l’art subtil de faire peur. Auteur de nombreux scénarios, elle est aussi productrice de courts métrages, dont l’adaptation de son nuits noires, nouvelle primée au concours Série noire TF1/Gallimard de 1984.
Elle est l’autrice de plusieurs romans et de séries policières. Elle est également l’autrice de romans pour la jeunesse
Série Jacksonville : Ténèbres sur Jacksonville – La Morsure des ténèbres
Série Elise Andrioli : La Mort des bois – La Mort des neiges – La Mort au Festival de Cannes
Série Mortelle Riviera : Le Couturier de la mort – Descentes d’organes
Série Louis Denfert, reporter : Le Miroir des ombres – La Danse des illusions – Projections macabres – Le Secret de l’abbaye – Le Royaume disparu
Romans : Les quatre fils du Dr March (1996) –

Editions Seuil Policier / 1992 – 241 pages / Points 20.03.2008 – 240 pages

 

Résumé :
Elle et lui tiennent un journal.
Lui, c’est le tueur et l’un des quatre fils du Docteur March.
Elle, c’est Jeanie la jeune bonne que le respectable docteur a engagée pour aider sa femme malade à s’occuper de la maison.
Lorsqu’elle tombe par hasard sur la confession écrite d’un meurtre abominable, Jeanie n’arrive pas à croire que parmi les quatre garçons aux visages d’enfants de chœur se cache un monstre.
Un monstre qui lui écrit, qui la provoque, qui la menace.
Malgré la peur qui la tenaille, elle décide de confondre le criminel et, craignant pour sa vie, consigne par écrit ses découvertes, ce que le meurtrier ne tarde pas à savoir.
Alors, chacun lisant le journal de l’autre, commence un cruel et morbide jeu de cache-cache.

Mon avis :
C’est cette année que j’ai lu pour la première fois cette autrice et j’ai été scotchée par son roman « La Mort des bois ». Là je dois avouer que j’ai un peu moins aimé… mais je dois reconnaitre que l’idée est originale.
Une brochette de quadruplés : Clark, Jack, Mark et Stark, qui ont tous les yeux bleu (comme la mère et le père) dont l’un tient un journal intime, son « petit carnet secret, petit moi de papier. » … et il n’apprécie pas du tout de découvrir que son petit journal intime a été lu !!!
Conception intéressante que ce dialogue via journaux intimes interposés. La bonne, – alcoolique et connue des services de police pour vol – tente de découvrir qui dans la famille March (plus précisément des frères March) écrit un journal intime, commet des meurtres (ou alors est-ce une invention ?). Cet individu la traque, joue avec elle au chat et à la souris, la surveille, lui fait peur et lui fait comprendre qu’elle ne va pas tarder à être sa victime.
Va-t-elle résoudre cette énigme, faire appel à la police, en ressortir vivante ? Suspense.
J’ai lu jusqu’au bout pour avoir le dénouement ( j’avais envisagé cette hypothèse) mais j’ai trouvé un peu longuet par moments…

Extraits :

Question : comment la sauver ? Réponse : il faut voir. Bravo, quel excellent plan d’action

J’ai aussi appris que parfois les fous ont une écriture pour leur vie normale et une écriture pour leur vie de fou, une « écriture de crise » en quelque sorte.

Je suis toujours très poli avec les dames. Nous le sommes tous. On ne bat pas une femme « même avec une fleur », dit Maman, je n’ai jamais battu de femmes, je les supprime, c’est tout.

Tu voudrais bien que tout le monde t’aime, hein, mais comment on peut t’aimer puisqu’on te connaît pas, puisque tu n’existes pas ? T’as compris ça, que tu n’existais pas ? Du moment que tu mens, c’est comme si tu n’étais rien, qu’un rêve. Même si tu tues les gens. Ce n’est pas toi qui le fais, c’est ce rêve. Et celui que les gens aiment, c’est un autre rêve, et toi, entre les deux, tu n’es rien, qu’un passage, une passerelle. Pourrie.

J’ai pris mon air niais et je lui ai demandé s’il savait lire le grec et le latin : « Évidemment, quelle question ! la connaissance du passé est la voie de l’avenir. »

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