Gabaldon, Diana « Le talisman » (1996)

Gabaldon, Diana « Le talisman » (1996)

Série : Outlander  – Volume : 2

J’ai lu -08/10/2014 – pages 952 (Traduction : Philippe Safavi)

Voir : Page sur la série Outlander, aussi appelée la saga Le Cercle de pierre (Romance fantastique)

Résumé : Le Talisman (1996) – Dragonfly in Amber (1992)

1968. À la mort de son mari, Claire Beauchamp emmène sa fille en Écosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures. Des aventures qui, dans ce second tome, vont conduire Claire et Jamie dans le Paris du siècle des Lumières. Leur but ? Empêcher Charles-Eduard Stuart d’accéder au trône, un événement qui marquerait le début d’une répression sanglante dans les Highlands.

Mais dans leur course effrénée, le couple découvrira à ses dépens qu’on ne peut modifier le cours de l’histoire impunément. La suite d’une série incontournable !

Mon avis :  On ne reste pas très longtemps en Ecosse dans ce tome 2. Mais ce n’est pas grave. Je suis enchantée de parcourir la France, l’Angleterre et le reste en compagnie de Claire et Jamie.  Un petit tour à l’époque actuelle et retour au XVIIIème siècle, en pleine lutte de pouvoir pour le trône avec en point d’orgue le soulèvement jacobite de la fin du dix-huitième siècle.

C’est historique, les héros sont romantiques à souhait, il y a de l’action, du mystère, de l’humour…  Très contente de ma lecture et je vous donne bientôt rendez-vous pour le tome 3 car je suis en train de devenir accro.  Sympa de trouver des héros qu’on a envie de suivre pendant des milliers de pages.

Extraits :

Si elle était férue des légendes des Highlands, elle ne pouvait ignorer que la fête de Beltane approchait.

Elle lui rappelait un Bronzino. Sa mère et elle avaient des visages aux contours nets et lisses, comme dessinés à la plume, avec ces traits fins et puissants comme on en voyait sur les portraits du maniériste florentin, se détachant sur des fonds aux couleurs intenses.

Nous sommes en Écosse, ne l’oubliez pas. Bien sûr que ne pas aimer le whisky est un crime !
— Ach oui ? rétorqua-t-elle en imitant l’accent écossais. Et bien j’espèrrrre que ce n’est pas passible de la peine de morrrrt !

Il y a des villes où les taxis semblent solubles. Ils disparaissent dès la première goutte de pluie. Toutefois, à Inverness, un tel comportement entraînerait vite l’extinction de l’espèce.

Quel pouvait être le lien entre un capitaine de dragons mort en 1746 à Culloden et l’homme dont le nom semblait inextricablement lié à la disparition de Claire Randall en 1945… et à la naissance de Brianna ?

Les effets secondaires d’un cycle de sommeil perturbé incluent la disparition des rêves cohérents.

Car j’étais revenue, et les rêves étaient réapparus, comme la brise fraîche des Highlands. La voix de mon rêve résonnait dans mes oreilles et dans mon cœur.

Encore aujourd’hui, je ne savais pas très bien comment je m’y étais prise pour faire resurgir ses démons et les combattre à mains nues dans les ténèbres de son esprit : la frontière entre la magie et la médecine est parfois très ténue quand il s’agit de certaines formes de maladies.

Oui, c’est ça la France, convint-il. Manger, boire et faire l’amour !

Tant que tu tiens encore debout, c’est que tu n’es pas ivre.

— Malheureusement pour lui, le sang royal tend à coaguler dès qu’il s’agit d’argent.

Si vous avez fréquenté beaucoup de Highlanders, vous savez sans doute qu’il est rare d’en trouver deux qui partagent le même avis sur quoi que ce soit, mis à part la couleur du ciel ; et encore, celle-ci ne fait pas toujours l’unanimité.

Ainsi j’avais enfin fait la connaissance du fameux Bonnie Prince Charlie ! Bonny signifiait « beau » en écossais.

Les préjugés de classe sont tenaces, mais ils sont vite relégués en arrière-plan quand on a avant tout besoin de quelqu’un de compétent.

Il va falloir que je réfléchisse à la question.
— Ne réfléchis pas trop tout de même. Tu as déjà presque vidé une bouteille.
— Ne t’inquiète pas, Sassenach. Il y en a une autre dans le tiroir.

Dire que je t’ai épousée pour ton joli minois et ton ravissant derrière ! Si j’avais su que tu en avais également dans la tête !

Ne pas faire de mal… voilà un excellent principe, Madone.
— C’est le premier engagement du serment d’Hippocrate, savez-vous ? Le serment que prêtent les médecins : Primum non nocere. Avant tout, ne pas nuire.

Les péchés des pères, murmurai-je, n’assombriront pas le front de leurs enfants.

On peut bien s’égosiller sur ce sujet, mais au bout du compte on n’a jamais qu’une seule option : on tue parce qu’il le faut et on s’arrange avec sa conscience.

Il m’était impossible de dormir sur le ventre et je ne pouvais rester sur le dos trop longtemps, car le bébé se mettait à gigoter. Je restai donc couchée sur le flanc, recroquevillée autour de mon gros ventre comme une crevette de cocktail autour d’une olive.

Mais peux-tu également m’expliquer en quoi Lallybroch est une « tour paresseuse » ?
— Elle penche un peu, répliqua Jamie.

A l’époque, naître gaucher était considéré au mieux comme un signe de malchance, au pire comme un symptôme de possession démoniaque.

J’écoute ce que les gens disent et je devine ce qu’ils n’osent pas dire.

Avant… tout est possible. C’est peut-être une fille, un garçon, un bel enfant, un bébé laid… Et puis il arrive, et tout ce qu’il aurait pu être s’évanouit parce qu’on a devant soi une réponse concrète et irrémédiable.

Tu mets une fille au monde, reprit-elle, et le petit garçon qu’elle aurait pu être n’est plus. Le joli bébé que tu serres contre toi a tué l’autre que tu croyais porter. Tu pleures sur celui que tu n’as pas connu et qui est parti pour toujours, jusqu’à ce que tu t’habitues à l’enfant qui est là, au point que tu deviens incapable de l’imaginer autrement. Alors, le chagrin cède enfin la place à la joie.

Un homme qui ne croit pas en Dieu peut difficilement craindre Satan, n’est-ce pas ?

je ne crains pas les vieillards grincheux. J’en ai connu un certain nombre dans mon temps. Le plus souvent, leur aigreur et leur brusquerie ne sont que des masques pour cacher un cœur avide de tendresse.

Bénis soient ceux qui n’ont pas vu, mais qui pourtant ont cru. Mais que penser de ceux qui ne pouvaient croire que ce qu’ils avaient vu ? Brianna en était l’illustration même : elle avait vu et elle était à présent terrifiée parce qu’elle était bien obligée de croire.

Voir : Page sur la série Outlander, aussi appelée la saga Le Cercle de pierre (Romance fantastique)

Fête de Beltaine : voir article

L’artiste florentin Agnolo Bronzino, dit «  le Bronzino« , fut un peintre maniériste : Voir article

En savoir plus :  https://biiinge.konbini.com/series/outlander-histoire-ecosse

3 Replies to “Gabaldon, Diana « Le talisman » (1996)”

  1. C’est idiot mais je retarde sans cesse la lecture du tome 8 parce que c’est le dernier publié à ce jour. Heureusement, on sait que le tome 9 est écrit. Reste à savoir quand il va sortir.

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