Jaquet, Corinne « Aussi noire que d’encre » (2013)

Résumé : De retour à Genève après treize ans d’absence, un ancienne championne de la Course de l’Escalade voit plonger dans le drame une vie jusqu’ici limpide. Il y a d’abord son père, un fondateur de la Course, qui décède dans des circonstances étranges. Le malheur frappe ensuite tous ceux à qui elle essaye de se raccrocher. Et l’étau se resserre… Qui peut bien lui en vouloir à ce point ? Un mari délaissé, un amant éconduit, une ancienne rivale dans la compétition ? Habituée à être adulée, la belle Américaine ne sait pas où chercher les raisons de ce qui lui arrive. Et si la réponse était cachée dans son passé ? Au rythme des semelles qui claquent dans les ruelles sombres de la Cité de Calvin, Corinne Jaquet met une fois de plus en scène sa ville natale. Elle le fait ici au cœur d’une des dix plus grandes courses pédestres européennes, un événement incontournable qui réunit chaque année à Genève des dizaines de milliers de personnes.
Mon avis : C’est toujours avec plaisir que je lis les intrigues policières qui se passent dans ma ville.. Et en plus l’escalade et la course qui va avec… c’est un incontournable ! Visualiser les lieux, prendre les raccourcis… quelle joie. Et les personnages sont attachants, les relations humaines au centre de l’aventure.. que demander de plus pour passer un bon moment…
Extraits :
Etait-ce le lieu un peu froid, le monde autour de nous ou ces années de silence ? Nous restâmes figées ainsi un temps insignifiant vu de l’extérieur, mais affreusement long, vécu de l’intérieur.
Je n’avais pas entretenu de contact avec mon passé. Pendant longtemps, cela ne m’avait pas manqué. Il y avait même une certaine ivresse à n’avoir plus aucune attache.
Le silence possède une présence que l’on n’évalue pas toujours à sa juste mesure.
elle se dit que les programmes de français du collège devaient être calculés pour dégoûter les élèves à tout jamais de la littérature…
Je me suis rejoué la scène jusqu’à me demander si je ne finissais pas par inventer. J’ai souvent entendu dire que la mémoire déforme les choses.
L’émotion de l’interdit avait rendu cette découverte plus magique encore.
J’avais vécu sur des clichés, à côté de la réalité. Aujourd’hui, la photo de ma vie d’avant prenait une teinte jaunie et les traits s’effaçaient.
Mais un fait connu par plus de deux personnes n’est déjà plus un secret
Essayez d’être heureux, vous verrez les ennemis que l’on se fait !
le principe de « justice sociale » avait été inventé par des bras pendants qui s’en servaient pour acquérir sans effort ce que d’autres s’étaient battus pour obtenir…
Comme le prénom de chacun figurait sur son dossard, le public pouvait interpeller les coureurs et cela conférait une familiarité sympathique qui ajoutait encore à l’ambiance.
« Les coïncidences sont des signes du destin » disait ma grand-mère qui ajoutait : « Rien n’arrive par hasard ».
Informations : pour l’historique de la Course de l’escalade