Adler-Olsen, Jussi «Selfies» (2017)

Adler-Olsen, Jussi «Selfies» (2017)

Auteur : Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen, né le 2 août 1950 à Copenhague, est un écrivain danois. Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s’est spécialisé dans une série de romans policiers dont Dossier 64, qui a été la meilleure vente de livres en 2010 au Danemark ; ainsi il a reçu cette année-là la distinction du meilleur prix littéraire danois, le prix du club des libraires : les boghandlernes gyldne laurbær ou « lauriers d’or des libraires ».

Série Les Enquêtes du département V :  : MiséricordeProfanationDélivranceDossier 64L’effet PapillonPromesseSelfies

la 7ème enquête du Département V…

Résumé : Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne gravement déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une.

L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Mørck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte.

À condition que Rose, plus indispensable que jamais, ne se laisse pas assaillir par les fantômes de son propre passé…

Mon avis : Une fois encore le plaisir de retrouver Mørck et son équipe. Et j’ai beaucoup plus aimé que le tome 6 qui m’avait semblé un  petit cran en-dessous des autres.  Dès le début, on voit qu’une fois encore les collègues de la Crim danoise n’ont qu’une envie : faire fermer le département V. Vont-ils y arriver ? Suspense… J’aime tout autant suivre la vie des personnages que les crimes à élucider. Une plongée dans le passé de Rose et dans ses démons, et en parallèle l’enquête, ou plutôt les enquêtes… Et une fois encore, il n’y a pas que l’équipe qui débloque complètement. On fait la connaissance d’une belle brochette de nanas totalement déconnectées de la réalité… Entre l’assistante sociale qui pète les plombs et les bimbos assistées qui voient la vie en grand… Je vous laisse plonger dans la vie de tout ce petit monde… et vous laisser rattraper par le passé…Un seul petit regret : Assad commence à parler de mieux en mieux le danois et il y a de moins en moins de citations approximatives…

Extraits :

Elle observa pendant un long moment la circulation pareille à un mouvement incessant de dominos. Le bruit sourd de dizaines de moteurs, le kaléidoscope des véhicules de toutes les couleurs lui donnaient des sueurs froides.

elle avait aussi la sensation que son corps était trop petit pour y mettre tout ce qu’il était supposé contenir. De même qu’il aurait fallu plusieurs cerveaux pour y entreposer ses innombrables pensées qui, de toute façon, restaient confuses. Si le disjoncteur central ne sautait pas et si elle ne trouvait pas un moyen pour gérer les black-out, elle allait finir par imploser.

… n’avait jamais été très douée pour lire le compas de l’existence, comme son père avait coutume d’appeler le destin.

Ils ont fait tout ce qu’ils ont pu pour lui rendre la vie le plus simple possible, comme ces types qui balayent devant la pierre de curling pour qu’elle glisse bien

Alors qu’il détestait tout travail de bureau, hormis celui qui consistait à poser les pieds sur le sien en fumant cigarette sur cigarette.

Fumer à en mourir et permettre à son âme meurtrie de quitter son corps.

il savait que ce n’étaient pas les affaires élucidées qui venaient vous hanter aux petites heures de la nuit, mais celles qui ne l’avaient jamais été.

elle avait plongé, telle un Mister Hyde au féminin, dans ses plus sombres instincts et trouvé le chemin de sa nouvelle et probablement courte vie.

Les parfums des femmes avec qui elle avait grandi avaient toujours eu cet effet-là sur elle. Quand elle était enfant, elle mettait alternativement le N° 5 de Chanel et de l’eau de Cologne sur ses poignets pour devenir sa mère ou sa grand-mère et plus tard dans la vie, elle avait fait la même chose avec les parfums de ses sœurs.

un déguisement pouvait avoir le même effet que l’alcool. L’un comme l’autre favorisaient la confiance en soi et laissaient apparaître au grand jour des traits de caractère qu’en temps normal on préférait dissimuler.

Le destin avait uni la victime et son bourreau dans cette symbiose orgasmique. L’une en donnant sa vie, l’autre en la recevant.

« Comment faut-il vous le dire, Mørck ? Par lettre anonyme avec des mots découpés dans un journal ? En lettres de néon ? Par hiéroglyphes gravés dans le marbre ou sous forme de sculpture moderne représentant une pyramide de lettres géantes ? PRENEZ LA VOIE HIÉRARCHIQUE, OK ! »

Elle adorait le ronronnement puissant de ce moteur, il évoquait l’action. Le vol d’un hélicoptère de combat au-dessus d’une jungle dense devait résonner de même. Ce bruit de rotor et de mort avait été le pouls de la guerre du Vietnam. Poétique, régulier et rassurant, à condition d’être du bon côté du front.

Il n’y avait rien de plus sexy que le rire d’une femme.

Pas de problème. La journée appartient à ceux qui se lèvent tôt, comme on dit !
– Non, on dit l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.
– L’avenir ? » Il regarda Carl d’un air incrédule. « Pas là d’où je viens, en tout cas.

Il sentit à nouveau chez elle cette fragilité et cette tristesse qui rend la peau comme translucide et marque un visage à force d’espoirs déçus et d’occasions manquées.

« C’est vrai qu’il est chiant, mais au moins il est juste.
– Ah bon ? Pourquoi tu dis ça, Assad ?
– Parce qu’il est chiant avec tout le monde. »

Pour avoir l’air plus fatigué que maintenant, il aurait fallu qu’il soit mort

il vit le monde à travers un film de larmes qui lui donnait une apparence irréelle.

Les émotions passaient sur son visage comme des nuages dans le ciel, son regard était intense et ses mains gesticulaient avec passion.

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