Alder-Olsen, Jussi « Effet papillon » (2015)

Alder-Olsen, Jussi « Effet papillon » (2015)

Auteur : Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen, né le 2 août 1950 à Copenhague, est un écrivain danois. Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s’est spécialisé dans une série de romans policiers dont Dossier 64, qui a été la meilleure vente de livres en 2010 au Danemark ; ainsi il a reçu cette année-là la distinction du meilleur prix littéraire danois, le prix du club des libraires : les boghandlernes gyldne laurbær ou « lauriers d’or des libraires ».

Série Les Enquêtes du département V :  : MiséricordeProfanationDélivranceDossier 64L’effet PapillonPromesseSelfies

la 5ème enquête du Département V…

Résumé : Marco, un adolescent de quinze ans, a passé toute sa vie au sein d’une bande de jeunes voleurs exploités par son oncle Zola. Un jour, alors qu’il essaie de sortir de la clandestinité, il découvre le cadavre d’un homme, lié à des affaires de corruption internationale, dans le bois derrière les maisons de son ancien clan, et doit fuir, poursuivi par son oncle qui veut le faire taire.

Parallèlement, l’enquête du Département V sur la disparition d’un officier danois, piétine. Du moins, jusqu’à ce que Carl Mørck ne découvre qu’un jeune voleur, Marco, pourrait avoir des informations pour résoudre ce cold case.

Déjà traqué par la bande de Zola, Marco déclenche malgré lui un tsunami d’évènements et se retrouve avec des tueurs serbes et d’anciens enfants soldats sur le dos. Aucun moyen ne sera épargné pour l’éliminer et gagner le département V de vitesse.

Encore une fois, Jussi Adler-Olsen a réussi à nous surprendre. Dans ce cinquième tome de la série, Carl Mørck et ses assistants s’engagent dans une course-poursuite au suspense haletant qui, des rues de Copenhague, les amène jusqu’en Afrique.

 

Mon avis : 5ème aventure de notre trio de choc ! Quel plaisir de les retrouver. Et comme le personnage de Marco est attachant. Apres un début un peu lent pour introduire le contexte, on est pris par le sujet et on ne lâche plus le livre.. Magnifique et l’équipe de « bras cassés » est toujours aussi débrouille et sympathique,. Vivement le 6ème opus… Et en deçà de l’histoire, une problématique sociale bien actuelle. Et toujours beaucoup d’humour…

 

Extraits :

L’heure de la sieste avait lourdement frappé les habitants de la ruelle. Ceux qui n’étaient pas déjà en train de dormir finissaient de déjeuner.

Chez lui, les crampes d’estomac étaient le prolongement nerveux de son esprit et, à cet instant, il souffrait le martyre. Il n’y avait rien qu’il eût autant en horreur que les mauvais pressentiments. Il préférait encore affronter la catastrophe que de se demander quand elle allait lui tomber dessus.

Elle le regarda dans les yeux avec un petit sourire ironique et hocha longuement la tête. Et puis, au lieu de remettre la balle au centre, à l’endroit où chacun promet à l’autre de faire des efforts et des concessions sans brider sa spontanéité afin de donner toutes ses chances au couple de fonctionner, elle la retourna d’un smash décisif.

Les deux autres le regardèrent comme s’il venait de péter un câble. Ce en quoi ils n’avaient pas tout à fait tort. Quelques maillons dans la chaîne de ses associations d’idées avaient indéniablement sauté.

On aurait dit qu’il avait été lyophilisé. Sa poitrine semblait aspirée de l’intérieur et ses bras étaient aussi chétifs que ceux d’un garçonnet. L’acier était dans ses yeux. On y lisait la volonté de faire ce qui était nécessaire. Il était visiblement taillé dans le bois dont on fait les hommes.

 

Un rapport n’était plus seulement composé des conclusions d’une enquête mais des conclusions des conclusions des conclusions.

 

Et puis il faudrait qu’il trouve quelqu’un à l’hôtel de police qui sache traduire cette langue d’otarie atteinte de laryngite.

Ces deux-là, ensemble, c’était pire que de se trouver face à un troupeau de gnous dans la savane. Droit devant et ventre à terre et il y avait intérêt à faire un bond de côté si vous n’aviez pas l’intention de courir avec eux.

– Elle a dit qu’il était heureux de ce qu’il avait et qu’il n’était pas du genre à se faire savonner.

– À se faire mousser,

 

Les annonces de décès et les horaires d’obsèques publiés dans les journaux sont des invitations noir sur blanc à venir visiter la maison du défunt qui par définition ne sera pas chez lui. Sans compter les imbéciles qui écrivent sur Facebook ou sur d’autres réseaux sociaux à quel moment ils partent en vacances ! Quand le chat n’est pas là, les souris dansent, comme on dit.

Il y a tellement d’électricité dans l’air qu’on se croirait dans une zone à haute tension.

Si le charme pouvait se mesurer avec un baromètre, le sien ne se hisserait pas au-dessus du zéro.

Quand on parle déjà des gens à l’imparfait, à quoi bon discuter de leurs qualités ?

Quoique.

 

Celui qui n’a jamais connu le tsunami émotionnel qui vous submerge au moment où vous prenez conscience de la mort d’un être cher n’a jamais perdu personne ou n’a jamais aimé.

« Ensuite je voudrais savoir ce que tu n’as pas compris hier quand je t’ai dit que tu dépassais les bornes et que tu empiétais gravement sur un territoire où tu es aussi bienvenu qu’un troupeau de hyènes. »

Cet homme a des secrets qu’il n’a pas envie qu’on découvre. Il y a une lame tranchante cachée derrière son sourire

le connaissant, il n’a pas assez d’imagination pour me mentir à ce sujet. Les gens ennuyeux ne sont pas doués pour le mensonge, et je pense malheureusement qu’il dit la vérité.

Il venait d’une région où on savait que l’odeur de merde était à terme une odeur de gros sous. Quand on était un paysan avec de l’ambition, il ne fallait pas lésiner sur la merde.

 

Tu connais le topo. Vas-y doucement quand même.

– OK, chef. Mais au fait c’est qui ce Topo ?

– Laisse tomber, Assad, c’est une expression. »

Parfois le monde s’écroule en des milliers de petits morceaux et on a le temps d’analyser tous les éléments d’une catastrophe alors même qu’elle est en train de se produire.

Mais comme toujours, les bonnes idées et les meilleures intentions avaient été récupérées et détournées par des imbéciles sans éthique jusqu’à être méconnaissables.

La dernière descente de police avait fait un peu de ménage, mais comme chacun sait, les mauvaises herbes poussent deux fois mieux quand on vient de nettoyer les plates-bandes.

OK ? » Un mot pratique qui voulait tout et rien dire. En l’occurrence, il n’exprimait ni assentiment, ni respect, ni compréhension.

Le Danois n’est aimable qu’avec ses semblables, c’est un fait acquis.

 

Dans ce modeste logis, il apprit non seulement à faire confiance à son prochain mais aussi que la routine pouvait simplifier une vie et pas seulement épuiser un être jusqu’à le briser, comme c’était le cas quand il vivait avec le clan. La régularité de sa nouvelle existence l’aidait à mieux comprendre le temps qui passe et aussi à mieux le gérer. Son envie d’appartenir à une vraie famille se renforçait de jour en jour dans ce salon aux rideaux de brocart et aux innombrables bibelots.

une voix aussi sèche qu’un Krisprolls

 

 

 

 

 

 

One Reply to “Alder-Olsen, Jussi « Effet papillon » (2015)”

  1. J’ai toujours autant de plaisir à suivre cette série, mais l’auteur a récidivé (voir mon commentaire au sujet de Délivrance) et nous gratifie à nouveau d’une intrigue secondaire totalement superfétatoire. Et Marco court un peu trop longtemps… Sinon, excellente intrigue.

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