McDowell, Michael « L’Amulette» (1979 /2025) 480 pages
Auteur : Michael McDowell (de son nom de naissance Michael McEachern McDowell) est un écrivain et scénariste américain, né le 1er juin 1950 et décédé le 27 décembre 1999 à Boston, Massachusetts. Co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Etrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King. L’éditeur français, Monsieur Toussaint-Louverture, a d’abord pensé sortir un volume de 1200 pages, mais il s’est finalement dit qu’il allait coller à la stratégie d’origine et sortir en 6 volumes.
la «:Bibliothèque Michael McDowell:»
Voir la page sur le site de l’éditeur : Blackwater – Monsieur Toussaint Louverture
(Série Blackwater en 6 tomes) 1983 / 2022 – Blackwater I. « La crue » (The Flood) : 7 avril (260 pages)
– Blackwater II : « La digue » (The Levee) : 22 avril (244 pages) – Blackwater III : « La maison »(The House) : 5 mai (240 pages) – Blackwater IV : « La guerre » (The War) : 19 mai (255 pages)
– Blackwater V : « La fortune » (The Fortune) : 3 juin (255 pages)– Blackwater VI :« Pluie » (Rain) 17 juin (255 pages)
Nouvelle : Les bonbons d’Halloween
Romans : « Les aiguilles d’or » – (1980/2023) – Katie (1982/ 2024 ) – Lune Froide sur Babylon (2024) – L’Amulette (1979 – 2025) – Les Élémentaires (2026)
Autres : – Calliope (McDowell, Michael & King, Tabitha) –
Editeur Monsieur Toussaint Louverture : 31.10.2025 – 480 pages – Traduction de l’anglais (États-Unis) par Laurent Vannini.avec une nouvelle introduction de Poppy Z. Brite Illustration de Pedro Oyarbide. Couverture fabriquée par l’imprimerie Print System, à Bègles. Impression du bloc intérieur et façonnage par Firmin Didot, à Mesnil sur l’Estrée. Format 10,8:x:16,5:cm. Broché. 480 pages. Titre original : The Amulet (1979 – rééd. en 2013)
Résumé:
Alabama, 1960. Alors que Dean Howell fait ses classes avant d’être envoyé au Vietnam, un accident sur le champ de tir le laisse dans un état végétatif.
Sa femme Sarah voit sa vie déjà morne devenir une agonie sans fin : après d’harassantes journées à l’usine, elle doit laver et nourrir son mari léthargique, tout en supportant son odieuse belle-mère, Jo, qui accuse la ville entière du sort de son fils. Lorsqu’elle offre une étrange amulette à l’homme qu’elle tient pour responsable, se met en branle une implacable danse macabre.
Et tandis que les meurtres inexplicables et les morts accidentelles s’enchaînent à un rythme diabolique, Sarah doit faire face à l’impossible réalité : cette amulette joue peut-être un rôle central dans cette hécatombe et elle doit à tout prix mettre la main dessus.
Avec ce premier roman radical et impitoyable, Michael McDowell use d’un objet maudit pour dresser un tableau captivant et sans concession d’une communauté rurale américaine, où la mort peut frapper n’importe qui, dans n’importe quelle couche de la société, faisant fi de la ségrégation, de l’âge et de la fortune.
Irriguées de vengeance, de familles tordues et d’un humour terriblement noir, les pages de L’Amulette sont aussi redoutables et cinématographiques qu’une inéluctable malédiction.
Mon avis : ❤️❤️
Moi qui ai beaucoup aimé tous les autres, alors là je me suis ennuyée ferme… J’ai trouvé lent et les personnages peu attachants… de plus je n’ai pas trouvé l’intrigue ni de suspense car le coté répétitif fait qu’on devine la suite, à peu de chose près.
1965, dans le sud-est de l’Alabama, village de Pins Cote. C’est pendant la guerre du Vietnam.
Pas grand chose à relever sur la vie du coin… Il y a les blancs, il y a les noirs, la religion, la loterie, la Manufacture de munitions et l’usine d’armes…
Dean Howell a un accident et est défiguré avant de partie pour le Vietnam. Sa femme et sa belle-mère ( un cauchemar cette harpie) récupèrent la « momie »… Puis la mort va se déchainer dans la petite ville et je ne dévoile rien en disant que l’amulette est au centre du maléfice…
Extraits:
le poing d’un parent riche, tout le monde le sait, est plus serré autour de son magot que celui d’un cadavre de trois jours.
Mais il fallait également reconnaître aux habitants la grande vitalité de leur mesquinerie. Leur cruauté était parfois créative, et il y avait des périodes durant lesquelles la vie à Pine Cone était excitante – si l’on était spectateur, et non victime.
Becca était croyante, mais sa religion était un mélange étrange de peur et de superstition ; elle portait des talismans autour du cou, craignait de sortir de chez elle certains jours de l’année, et la nuit, elle tremblait sous ses draps à la pensée des mauvais esprits dans son cellier.
Jo desserra les mains et, lentement, tint suspendu dans les airs une chaîne. Elle était délicate, à petits maillons, entièrement en or ; si elle avait un fermoir, il était si discret que Sarah ne put immédiatement le repérer. À cette chaîne était pesamment accroché un disque de sept ou huit centimètres de diamètre. Il y avait en son centre un cercle du jais le plus noir, de cinq centimètres, bordé du même or que celui de la chaîne, lui-même entouré de jais, légèrement plus large. La combinaison des cercles concentriques noir et or donnait à l’objet aux motifs abstraits une apparence remarquable, austère.
Et une planche Ouija, ça porte malheur, ça porte vraiment malheur. Seuls les mauvais esprits répondent aux planches Ouija…