May, Peter « La gardienne de Mona Lisa » (2022) 524 pages

May, Peter « La gardienne de Mona Lisa » (2022) 524 pages

Auteur :  Né le 20 décembre 1951 à Glasgow, Peter May a été journaliste, puis brillant et prolifique scénariste de la télévision écossaise. Il vit depuis une dizaine d’années dans le Lot où il se consacre à l’écriture.

Sa tétralogie écossaise – L’Île des chasseurs d’oiseaux, L’Homme de Lewis , Le Braconnier du lac perdu, Loch noir –, publiée en français par les Éditions du Rouergue, a conquis le monde entier.

Saluée par de nombreux prix littéraires, toute son œuvre est disponible aux Éditions du Rouergue.

Pour mes commentaires de ses livres : voir dans la liste des auteurs (M-Q)
Séries : La Tétralogie écossaise – Série chinoise – Série Assassins sans visage –
Autres: Scène de crime virtuelle – L’Île du serment – Les Fugueurs de Glasgow (pas lu)-
– Les Disparus du phare – Je te protégerai –  La Petite Fille qui en savait trop – Rendez-vous à Gibraltar  –Quarantaine -Un chemin sans pardon (pas lu)— Tempête sur Kinlochleven –

Voir article sur la   tétralogie écossaise – L’Île des chasseurs d’oiseaux, L’Homme de Lewis ,  Le Braconnier du lac perdu – Loch noir 

La série Assassins sans visages : Lorsqu’il s’est mis au défi de résoudre quelques-unes des affaires jamais élucidées par la police française, Enzo MacLeod, l’enquêteur hors pair, était loin d’imaginer les conséquences sur sa vie. Les enquêtes vont le mener aux six coins de l’hexagone ( Le Mort aux quatre tombeaux, Terreur dans les vignes, La Trace du sang, L’Île au rébus, Trois étoiles et un meurtre , Un alibi en béton, La gardienne de Mona Lisa)

Rouergue – 04.15.2022 – 448 pages / Rouergue poche 09.10.2024 – 524 pages (traduit par Anne Bataille)

(Série « Assassins sans visages » tome 7)

Résumé:

Alors que l’on vient de découvrir le squelette d’un officier de la Luftwaffe, vraisemblablement exécuté à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Emile Narcisse, grand nom du marché international de l’art, est sauvagement assassiné dans le même village du Lot.
Enzo MacLeod, l’enquêteur hors pair, fait le lien entre les deux affaires : durant l’Occupation les trésors du Louvre ne furent-ils pas évacués vers le Sud de la France ? Dans ce passionnant roman, Peter May mêle histoire et fiction. 

Nombre des personnages que font revivre ces pages ont réellement existé. Quant à la gardienne de Mona Lisa, de l’archipel des Hébrides au Quercy résistant, elle conjugue en elle le meilleur de la France et du Royaume-Uni.

Mon avis: ❤️❤️❤️❤️

Enzo MacLeod, retraité mais toujours alerte, un peu poussé par sa femme Dominique va accepter d’assister la police locale quand un cadavre est découvert, en pleine épidémie de Covid. Un marchand d’art Emile Narcisse est retrouvé mort, un jeune allemand est suspecté de l’avoir tué. Enfin il va se trouver face à deux cadavres et devoir enquêter sur deux meurtres commis à plus de 50 ans d’écart… Il ne faut pas oublier qu’il est considéré comme un spécialiste des affaires non-résolues et qu’une vieille affaire est en cause…
Un petit village médiéval des bords de la Dordogne, un cadavre qui semble dater de la Seconde Guerre Mondiale, Hitler et son obsession à se procurer le tableau de la Joconde par n’importe quel moyen pour l’exposer dans un musée à Linz, des experts en art, les oeuvres d’art pillées par les nazis, la mise en sécurité des oeuvres majeures déplacées du Louvre en zone libre…
Un jeune allemand violent, traumatisé par ses agissements, qui se demande la cause de cette violence ? Est-ce génétique? La violence est-elle dans ses gènes?
Une jeune fille, Georgette, chargée par de Gaulle de protéger la Joconde, que nous allons suivre de Londres aux îles Hébrides en Ecosse, à Paris, à Montauban … Bien aimé faire la connaissance de Georgette et apprécié de faire un petit détour par l’Ecosse si chère à l’auteur dans cette série qui se passe généralement en France. 

Et surtout ce roman est un hommage à une jeune femme, Rose Valland, qui a sauvé les oeuvres d’art de la convoitise des nazis pendant la guerre. La partie historique – très bien documentée –  qui nous explique comment les oeuvres d’art ont été sauvées pendant la guerre est passionnante: pendant quatre années elles ont voyagé pour échapper aux Allemands…
Par moment, il faut faire attention car on saute souvent d’une époque à l’autre mais j’ai bien aimé ces clin d’oeil aux personnages des tomes précédents. 

Ah ! surtout : Lisez la postface ! 

Toujours un plaisir de retrouver Peter May – même si ce n’est pas la série que je préfère de cet auteur – malheureusement disparu trop tôt. 

Extraits:

Quand il la poussa, l’haleine de la maison lui sauta au nez. Faibles effluves corporels, de cuisine, d’humidité. Et l’odeur métallique si caractéristique du sang.

a lune brillait à travers les vitraux. Une lumière morte. La lumière de la nuit qui n’éclaire qu’en noir et blanc. Lueurs décolorées et ombres profondes.

Mais son esprit bouillonnait toujours, aussi effervescent qu’un cachet d’aspirine dans un verre d’eau.

Vous n’ignorez pas que Herr Hitler considère l’art moderne dans sa totalité comme un art dégénéré, symptôme de la décadence de la civilisation occidentale.

Quand on travaille, on ne prend jamais une minute pour y penser. Le temps file ; un jour, on se regarde dans la glace et on s’aperçoit que dix ans ont passé. Puis vingt, puis trente. On se met à le remarquer quand on commence à avoir mal partout en se levant, au réveil.

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