Calmel, Mireille «La Fille des Templiers» tome 2 (2018)

Calmel, Mireille «La Fille des Templiers» tome 2 (2018)

Auteur : française, Née à Martigues , le 08/12/1964

Romans : Le Lit d’Aliénor, 2001 – Les tréteaux de l’enfance, 2003 – Le Bal des louves, 2003 (la chambre maudite – la vengeance d’Isabeau) – Lady Pirate, 2005 (les valets du roi – la parade des ombres) – La Rivière des âmes, 2007 – Le Chant des sorcières, 2008-2009: 3 tomes – La Reine de lumière, 2009-2010 (Elora – Terra Incognita) – Aliénor, le règne des Lions, 2011 – Aliénor, l’alliance brisée, 2012 – Richard Cœur de Lion (l’ombre de Saladin, 2013 – Les Chevaliers du Graal, 2014) – Aliénor, un dernier baiser avant le silence, 2015 – La marquise, 2014 (roman libertin sur la marquise de Sade) – Les Lionnes de Venise tome 1 (2017) – Les Lionnes de Venise tome 2 (2017) – La Fille des Templiers tome 1 (2018) – La Fille des Templiers tome 2 (2018)

Tome 1 – Paru chez XO – 24.05.2018 – 374 pages (voir article)

Tome 2 – Paru chez XO – 31.10.2018 – 400 pages (voir article)

 

Résumé : Juillet 1322. Royaume de France.

« Tous qui avez péché par orgueil, par cupidité, vous mourrez. Et Flore Dupin délivrera le baume sacré à qui, d’une autre lignée, l’aura mérité ! »
Ainsi s’est abattue la malédiction sur les derniers Capétiens, coupables d’avoir fait brûler en place publique le grand maître de l’ordre du Temple.
Charles IV doit retrouver à tout prix cette Flore qui détiendrait le secret des Templiers : la clé, pour tout souverain, de la protection divine. Le début d’une traque implacable, des palais parisiens aux faubourgs de Londres.
Alors que l’étau se resserre autour de Flore, la rumeur enfle : et si la jeune femme avait pour mission de remettre le baume sacré au prince d’Angleterre ?
Un seul roi pour les deux royaumes.
L’ultime vengeance…
Des rois maudits, une confrérie mystérieuse, des femmes de courage, avec ce tome II de La fille des Templiers, Mireille Calmel nous révèle l’extraordinaire dénouement d’un grand roman d’aventure.

Mon avis : A peine fini le tome 1 je voulais avoir la suite. Et je me suis bien évidemment régalée. Comme toujours. Rien de bien particulier à dire. Toujours ce style fluide, des personnages de romans qui se mêlent aux personnages historiques. Pas de temps mort, de la romance (eh oui…), des personnages pour lesquels on vibre… Toujours preneuse des aventures narrées par cette romancière.

Extraits :

Leurs lèvres tremblèrent comme si ce baiser était le premier, comme s’il pouvait, à tout instant, devenir le dernier. Il leur fallut manquer de souffle pour s’arracher l’un à l’autre. Leurs fronts se joignirent, attirés par leurs mains sur leurs nuques. Communion de corps, d’esprits. Comme un serment maintes fois renouvelé.

Ne s’étant ni changée ni décrassée dans la crypte, il lui suffit de remonter le bas de sa cotte et d’en former une coupe pour ressembler à s’y méprendre à l’une des sans-feu qui fouillaient les ordures.

Cette sollicitude était plus terrifiante que la violence à laquelle elle s’attendait. Elle devinait qu’elle cachait plus éprouvant encore, plus sournois.

Richesses et honneurs leur importaient peu. Ils possédaient l’essentiel : la foi. Cette foi qui les avait transportés en Orient pour protéger les pèlerins, puis les avait fait rester au service de Dieu quand Dieu lui-même semblait vouloir abandonner les Templiers.

— La rumeur, pourtant…
— La rumeur est une vipère. Prenez garde qu’elle ne vous morde vous aussi, mon cher,

On y riait fort, lançait des dés, s’avinait, bâfrait, claudiquait, tempêtait, le verbe haut, les mains baladeuses, dans toutes les langues, sur des refrains, des vieilles histoires de marins ou de combats. Parmi ces hommes, bien plus qu’en son château, Adémar était en son domaine. Ne lui manquait que le vent chaud du désert, la menace des Turcs, le hululement des guetteurs. Tout ce qui avait fait sa gloire et son déclin.

— M’écoutez-vous ?
— Je ne fais que cela, mon époux. Vous écouter. Mais ne me demandez plus de vous comprendre.

Ils étaient enlacés, peau contre peau. Une étreinte puissante, profonde, comme si leur vie en dépendait. Parce que leur vie en dépendait. Elle les avait jetés l’un sur l’autre, l’un dans l’autre, avides de balayer la souffrance, de gommer les peurs, les doutes, les égarements, chacun convaincu de sa faute, chacun convaincu d’être responsable, alors qu’ils n’étaient tous deux que des victimes du destin.

Il avait trop cauchemardé ces jours derniers. Il ne voulait plus se réveiller.

On ne peut pas rebâtir sur des ruines. Tu peux les cacher comme nous l’avons fait ici, mais tu sauras toujours qu’elles existent, qu’elles risquent, tôt ou tard, de fragiliser tes fondations. Balaie-les une fois pour toutes

Image : Charles IV le Bel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *