Carofiglio, Gianrico « Une vérité changeante » (2022)

Carofiglio, Gianrico « Une vérité changeante » (2022)

Auteur : Gianrico Carofiglio est né à Bari le 30 mai 1961. Gianrico Carofiglio est le fils de l’écrivaine Enza Buono et le frère de l’écrivain Francesco Carofiglio. Il devient magistrat à Prato en 1986, puis procureur à Foggia et procureur adjoint à Bari où il est chargé des dossiers concernant la mafia. Il est élu sénateur en 2008. Procureur, conseiller du Comité anti-mafia au Parlement italien, il a été sénateur de 2008 à 2013. Ses romans et ses essais sont traduits dans le monde entier.

Série Guido Guerrieri : Témoin involontaire (2002 – 2007) – Les Yeux fermés (2003 – 2008)– Les Raisons du doute (2006 – 2010)  – Le Silence pour preuve (2010 – 2011)  – La regola dell’equilibrio (2014 – pas traduit)

Autres romans traduits : Le Passé est une terre étrangère (2009) En attendant la vague, (2013). «Trois heures du matin»(2020) «L’été froid» (2021) « Une vérité changeante » (2022)

Slatkine et Cie – 05.05.2022 – 156 pages (traduit de l’italien par Elsa Damien) Una mutevole verità, (2014)

Résumé :

Bari vaut bien un meurtre.

Un homme au passé trouble est retrouvé mort, tué d’un coup de couteau à la gorge. Une vieille voisine est absolument certaine d’avoir vu un jeune au comportement suspect s’enfuir du bâtiment où le crime a eu lieu. La femme a noté un numéro de plaque d’immatriculation et remarqué que le garçon avait jeté quelque chose dans une poubelle.

À ce stade, l’affaire semble close.

Mais Pietro Fenoglio n’est pas totalement convaincu, il sent que quelque chose d’étrange plane autour de ce meurtre.

Sa persévérance permettra-t-elle de faire éclater la vérité ?

Mon avis :

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le maréchal Fenoglio dont j’avais fait la connaissance dans «L’été froid». J’aime beaucoup ce personnage qui s’est retrouvé dans la police suite à un concours passé un peu par hasard alors qu’il faisait des études de littérature à l’Université. Un enquêteur sensible, qui n’aime pas la violence, qui fonctionne à l’intuition et à la bienveillance. J’aime sa réflexion, son humanité, ses commentaires sur le métier qu’il exerce, ses comparaisons avec le médecin et l’écrivain… Et cette manière d’être lui offre des avantages : les gens lui font confiance, lui rendent des services, lui parlent. Et d’être disponible pour ses collègues.
Il faut savoir que ce court roman est tiré de faits réels, mais dans un lieu différent. Et cela montre une fois encore qu’il est important de faire une enquête approfondie et de ne pas se contenter de la facilité et de ce qui semble trop évident.

Un regret : trop court ! beaucoup trop court !
Et un grand merci aux Editions Slatkine pour cette lecture que j’ai beaucoup appréciée.

 

Extraits :

Fenoglio avait toujours pensé que le talent fondamental du flic, c’était précisément cela : aller à la recherche des discontinuités, des fausses notes. Percevoir ce qui échappe aux autres : les petits objets manquants, les positions anormales, les gestes forcés, les légers essoufflements, les rougeurs, les regards qui fuient ou s’attardent trop.

Pour résoudre les cas compliqués, il faut être capable, à partir des indices disponibles, de construire une histoire qui contienne une explication plausible de tous les éléments que l’on possède. Une certaine dose d’imagination est indispensable, et c’est un travail semblable à celui de l’écrivain. Et puis, une fois que cette histoire est construite – en d’autres mots, une fois qu’on a une hypothèse sur la façon dont les faits pourraient s’être produits –, il faut aller à la recherche de confirmations. C’est un peu plus clair, comme ça ?

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