Riley, Lucinda « Maia » (2015) – Série Les sept sœurs ( Tome 1 )

Riley, Lucinda « Maia » (2015) – Série Les sept sœurs ( Tome 1 )

Autrice : Romancière et ancienne actrice, née à Lisburn, Irlande du Nord , le  16.02.1968 et décédée le 11.06.2021 des suites d’un cancer.  Lucinda Riley partageait sa vie, avec son mari et ses enfants entre sa maison sur la côte du Norfolk, dans l’est de l’Angleterre, et la Provence, dans la presqu’île de Saint-Tropez.

Romans :
Sous le nom de Lucinda Edmonds : En coulisse (1994) – Sous le charme (1995) – Sous les Feux de la rampe (2000)
Sous le nom de Lucinda Riley :
Romans indépendants : La Maison de l’orchidée (2012) – La Jeune fille sur la falaise (2013) – Le Domaine de l’héritière (2013) – La Rose de minuit (2014) – La Belle Italienne (2016) L’Ange de Marchmont Hall (2017) – La Lettre d’amour interdite (2018) – Le secret d’Helena (2020) – La Chambre aux papillons (2020) 
Série : Les sept sœurs : : Maia (2015) – La sœur de la tempête (2016)- La sœur de l’ombre (2017)- La sœur à la perle (2018) – La sœur de la Lune (2019) – La sœur du Soleil (2020)– La sœur disparue (2021).
Parution  posthume de Atlas : L’histoire de Pa Salt (annonce faite par Lucinda Riley aux éditions Charleston en 2023 – à confirmer).

Lors du Nouvel An de 2012, en regardant le ciel étoilé, Lucinda Riley a eu l’idée de faire une série ambitieuse, de plusieurs tomes, basée sur la légende de la constellation des Sept Sœurs. Les livres raconteraient le destin de sœurs adoptées qui traversent le globe à la recherche de leur passé, avec un père mystérieux, Pa Salt. Et c’est ainsi qu’est née la série des Sept Sœurs, dont « Maia le premier tome, a été publié en 2014 en anglais.

Maia (1er tome )

Maia est le premier tome de la série événement Les Sept Sœurs, qui a conquis 20 millions de lecteurs dans le monde. À travers ces romans au souffle unique, peuplés de personnages inoubliables, liés par les drames et l’amour, Lucinda Riley a affirmé son immense talent, créant un nouveau genre littéraire à part entière.

Charleston – 05.05.2015  – 512 pages / Point Poche – 06.05.2016 – 620 pages / Livre de Poche 03.06.2020 – 672 pages (Traduit de l’anglais (Irlande) par Fabienne Duvigneau)

Résumé : A la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu’elles étaient bébés, Maia d’Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines.
La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro, au Brésil.
C’est là que son histoire a commencé… Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie.

 

Mon avis :

Finalement je me suis laissée tenter par cette saga moultes fois recommandée et jamais entamée. Et je dois reconnaitre que j’ai passé un excellent moment de lecture. Une écriture fluide, des personnages attachants. Une parfaite lecture d’été, qui fait voyager…
Et comme j’aime la Mythologie, je ne pouvais pas rester insensible aux références multiples aux mythes qui sous-tendent le roman.

Point de départ de la saga : Genève…
C’est en effet là que résidait le père des sœurs et Maia, la seule à être restée sur les bords du Léman. Les autres vivent aux quatre coins du monde. La mort du père fait que tout le monde se retrouve dans la maison familiale pour quelques jours. J’ai donc fait la connaissance de Maia, la beauté, Ally la meneuse, Star la diplomate, CeCe la pragmatique, Tiggy la protectrice, et Électra la boule de feu.( et pas de Mérope (la sœur absente) Elles repartiront avec une enveloppe, des coordonnées GPS et une inscription … De quoi leur permettre de savoir d’où elles viennent, elles qui ont toutes été adoptées.
Maia va recevoir les coordonnées de « la Maison des orchidées » … (Plus qu’à lire le roman…)  à Rio  au Brésil. Alors qu’elle ne semble pas particulièrement interessée de découvrir son passé et sa famille biologique, elle qui a toujours adoré son père adoptif et Marina, la dame qui l’a élevée, elle va s’envoler pour le Brésil, pour fuir un ancien amour qui annonce sa visite à Genève. Et là… l’aventure commence… sa vie va être bouleversée et elle va aller de surprise en surprise…
Le roman est foisonnant, intéressant, romantique, mêle le passé et le présent, l’amour de la vie, la peur de la vie, les obligations sociales et l’envie de vivre selon ses sentiments, l’évolution de la société, le déchirement de l’absence, du deuil, de l’abandon, l quête des origines, la culpabilité, la condition féminine dans les années 20, la confrontation entre noblesse et richesse, l’émancipation des femmes …

J’ai aussi beaucoup aimé la partie artistique du roman : la rencontre avec Paul Landowski, artiste sculpteur, avec Heitor da Silva Costa, l’ingénieur et architecte de la statue du « Christ rédempteur » ; et la manière dont la statue qui surplombe Rio a été conçue et édifiée ; la vie dans le Paris des années 20, le Paris des artistes, des surréalistes, Montmartre, Montparnasse, la Closerie des Lilas

Je me réjouis de continuer à suivre la saga et de faire connaissance avec la deuxième sœur, Ally (Alcyone)  la meneuse, dans « La sœur tempête »

Et le roman m’a donné l’idée d’aller faire un tour au Musée Landowski à Boulogne-Billancourt lors d’une prochaine visite à Paris.

 

Extraits :

Il nous avait donné les noms des Pléiades, les Sept Sœurs, sa constellation préférée.

Comme n’importe quel enfant, riche ou pauvre, qui n’a jamais connu autre chose, notre vie ne me semblait pas si extraordinaire.

L’âme ne meurt pas, elle va simplement dans un autre monde.

je suis contente de ne pas l’avoir vu sans vie, parce que maintenant, je pourrai toujours me souvenir de lui tel qu’il était.

[…] même si tu refuses de croire qu’il existe un au-delà après notre passage sur cette Terre, essaie d’accepter que le chagrin n’appartient qu’à ceux qui restent. C’est normal, et tu ne dois pas culpabiliser.

Peut-être était-il temps pour moi de découvrir qui j’étais. D’où je venais. À quel monde j’appartenais.

je dois trouver le sculpteur capable de créer cette vision que j’ai de Lui. Les mystères technologiques de Son intérieur importeront peu au public, qui ne verra que Son enveloppe extérieure. (Il leva les yeux vers Bel d’un air songeur.) Ce qui est fréquemment le cas dans la vie… […]
— Par exemple, continua-t-il, vous êtes une très belle jeune femme, mais est-ce que je connais l’âme qui vous embrase à l’intérieur ? La réponse est non, bien sûr. Je dois donc trouver le sculpteur visionnaire qui saura percevoir l’essence de mon Cristo, et rapporter à Rio le visage, le corps et les mains que Ses admirateurs désirent.

— Je crois fermement que lorsque quelqu’un est né créatif, dit Laurent, son âme est comme un ciel rempli d’étoiles filantes ; un globe en constante rotation vers la muse qui capte son imagination.

La plupart des gens pensent qu’une sculpture ne montre que l’enveloppe extérieure, physique, d’un être humain. D’un point de vue strictement technique, ils ont raison. Mais tout grand artiste sait que pour atteindre la ressemblance, il faut capter l’essence du sujet que l’on représente.

Le problème avec les gens créatifs, c’est qu’ils sont simplement amoureux de l’idée d’être amoureux. Mais ces passions-là ne conduisent jamais nulle part, même si elles atteignent des hauteurs vertigineuses.

Je sentais que tout ce qui s’était passé, tout ce qui m’arrivait aujourd’hui grignotait peu à peu la cuirasse derrière laquelle je me protégeais, révélant mon être vulnérable.

— Voilà la ceinture d’Orion, dit Laurent en montrant une constellation du doigt. Et là, les Sept Sœurs, serrées les unes contre les autres, avec leurs parents, Atlas et Pléioné, plus haut, qui veillent sur elles.

— Nos erreurs nous paraissent plus terribles que celles des autres, parce que nous ne nous pardonnons pas de les avoir commises. C’est ainsi que la culpabilité nous poursuit. Surtout si, comme vous, nous choisissons de ne pas en parler, de garder nos secrets bien enfouis.

2 Replies to “Riley, Lucinda « Maia » (2015) – Série Les sept sœurs ( Tome 1 )”

  1. Je suis bien contente que cette lecture te plaise aussi
    Chaque roman a sa propre histoire, période et situation géographique et cela contribue beaucoup au succès de cette saga je trouve

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