Hanna H.Y. « Un soupçon de jasmin» (2024) 374 pages

Hanna H.Y. « Un soupçon de jasmin» (2024) 374 pages

Autrice: Autrice australienne. Auteure à succès reconnue par USA Today, H.Y. Hanna écrit des
cozy mysteries amusants, remplis de rebondissements habiles, d’humour, de personnages excentriques – et de chats avec de fortes personnalités ! Elle recrée des cadres merveilleux, que ce soit la ville historique d’Oxford, les magnifiques Cotswolds anglais ou les plages ensoleillées de la côte de Floride.
Après avoir été diplômée d’Oxford, Hsin-Yi s’est essayée à divers métiers, dont la publicité, le mannequinat, l’enseignement de l’anglais, le dressage de chiens et le marketing… avant de revenir à ses premières amours : l’écriture. Elle a travaillé en free-lance pendant plusieurs années et a remporté des prix pour ses ses poésies, ses nouvelles et ses articles de journaux.
Véritable globe-trotteuse, Hsin-Yi a vécu dans différentes cultures, de Dubaï à Auckland, en passant par Londres ou encore le New Jersey. Elle vit à présent à Perth, en Australie occidentale, avec son mari et un petit chaton du nom de Muesli qu’elle a récupéré dans un refuge. (Source Babelio)

Série: Les Thés meurtriers d’Oxford : Chou à la crim’Beau thé fatalFlagrant délicePoint de glas sage Tôt ou tarteLes entremets tueurs Péchés pâtissiers Advienne que mourra Crimes glacés Bûches et embûchesUn soupçon de jasmin – Le plaid coupable –

Série : Petits crimes et jardin secret : Floraison funèbre – Le Pot aux roses – Les graines du crime – Crimes à la pelle – Les racines du mal – un brin de poison – 

(Série Les thés meurtriers d’Oxford » tome 11)
City Editions – 21.08.2024 – 374 pages ( 2018 – « Wrongfully Infused » traduit par Diane Garo)

Résumé:

Le salon de thé de Gemma est désespérément vide ces dernières semaines. Damned ! Elle subit la concurrence d’un nouveau  » bar à thé  » à la mode qui vient d’ouvrir de l’autre côté du village et qui lui a volé ses clients en lui faisant de la mauvaise publicité sur les réseaux sociaux. Lorsque la propriétaire de ce nouveau lieu branché est assassinée à coups de théière, Gemma devient aussitôt la principale suspecte. 

Décidée à ne pas boire la tasse… de thé, elle est prête à tout pour prouver son innocence. Mais quand son ami, le bel inspecteur, est accusé de favoritisme, elle est bien obligée de se tirer d’affaire toute seule… Heureusement que Gemma peut toujours compter sur l’aide des vieilles commères du village. Avec un menu complet de suspects, du dentiste mécontent au chef cuisinier belliqueux, elle réalise que résoudre cette affaire ne sera pas de la tarte…

Mon avis: 🖤🖤🖤
Toujours sympa de retrouver Gemma et son salon de thé anglais traditionnel, le Little Stables, installé dans une ancienne auberge Tudor du XVème  siècle. Mais que se passe-t-il ? Alors que le salon de thé est toujours bondé, il est déserté depuis quelques jours! La faute à un nouveau « bar à thé » qui vient d’ouvrir de l’autre côté du village. Et quand la propriétaire du nouveau salon de thé est assassinée, Gemma est la principale suspecte… Devlin n’étant pas chargé de l’enquête et espérant une promotion il demande instamment à Gemma de ne pas interférer dans l’enquête menée par l’horrible Inspecteur Roberts, qui déteste Devlin et a pour but d’empêcher sa promotion. Mais comment empêcher Gemma et les vieilles chouettes de s’en mêler ?

Alors oui j’ai passé un moment délassant, avec les quatre vieilles chouettes mais il est temps que la série se termine… Il y a toujours la facétieuse Muesli et heureusement car il manque le piquant des autres tomes.
Toutefois j’ai trouvé le contexte intéressant avec l’intégration de l’immigration asiatique et l’enquête sympa aussi même si j’ai deviné qui était coupable assez rapidement. Mais il m’a manqué l’ambiance « so british » du salon de thé et on ne fait que croiser Devlin, Seth et Cassie comme s’il ne s’agissait que de personnages secondaires de cette série… Coté visite, on entre dans le Collège Pendlebury (voir extrait).

Et comme toujours une recette : celle des oeufs au thé noir (Les œufs au thé noir sont originaires de Chine et sont devenus très populaires dans les communautés chinoises d’Asie.)

Extraits:

De nombreuses filles de familles immigrées sont confrontées à ce conflit entre les attentes de leur culture et leurs propres rêves.

j’aperçus une sélection de théières ornementales. Je la suivis et elle souleva une théière au centre. Elle était faite en fonte lourde, d’une couleur gris-noir terne, mais avec une couche de laque bleu sarcelle s’accrochant à la surface embossée de manière complexe.

— Il s’agit d’une tetsubin, une sorte de théière japonaise inventée au XVIIe siècle, m’expliqua Jo. Elles étaient à l’origine utilisées pour faire bouillir de l’eau sur des poêles à charbon de bois, pour infuser du thé, et elles retenaient très bien la chaleur, de sorte que le thé restait chaud plus longtemps.

Pendlebury s’était agrandi au fil des siècles en acquérant de nouveaux terrains et bâtiments, de sorte qu’il était aujourd’hui un mélange tentaculaire de différents styles architecturaux historiques. La plupart des bâtiments étaient de style néoclassique, mais l’élément le plus distinctif restait sa structure la plus ancienne : une tour saxonne construite au XI ème siècle, qui dominait le quadrangle principal et était probablement un vestige de l’institution monastique dont le collège était issu.

Je savais ce qu’il faisait. C’était la technique ancestrale qui consistait à déstabiliser l’adversaire en ne disant rien et en laissant le silence devenir oppressant. Les humains étaient programmés pour tendre la main, pour communiquer, et le besoin de combler le vide poussait la plupart des gens à laisser échapper des choses qu’ils n’avaient pas l’intention de dire.

Peut-être qu’il faut simplement suivre ses rêves et ses passions et envoyer promener le devoir et les attentes culturelles.

C’est bien de rêver parfois, et d’imaginer que l’on pourrait être autre chose…

Il existe un vieux proverbe chinois qui dit : si vous ne pouvez pas changer votre destin, changez d’attitude. Il faut donc accepter ce qui arrive et aller de l’avant comme on peut.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *