Nohant, Gaëlle «Légende d’un dormeur éveillé» (08.2017)

Nohant, Gaëlle «Légende d’un dormeur éveillé» (08.2017)

Auteur : Née à Paris en 1973, Gaëlle Nohant vit aujourd’hui à Lyon. Légende d’un dormeur éveillé (prix des Libraires 2018) est son troisième roman après L’Ancre des rêves (prix Encre Marine, 2007) et La Part des flammes (prix France Bleu/Page des libraires, 2015 et prix du Livre de Poche, 2016) Elle a également publié L’Homme dérouté (nouvelles) en  2010

Éditions Héloïse d’Ormesson, 17-08- 2017, 544 p (prix des Libraires 2018)

Résumé : « Robert Desnos a vécu mille vies – écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure –, sans jamais se départir de sa soif de liberté. Pour raconter l’histoire extraordinaire de ce dormeur éveillé, Gaëlle Nohant épouse ses pas ; comme si elle avait écouté les battements de son cœur, s’était assise aux terrasses des cafés en compagnie d’Éluard ou de García Lorca, avait tressailli aux anathèmes d’André Breton, fumé l’opium avec Yvonne George, et dansé sur des rythmes endiablés au Bal Blomet aux côtés de Kiki et de Jean-Louis Barrault. S’identifiant à Youki, son grand amour, la romancière accompagne Desnos jusqu’au bout de la nuit.

Légende d’un dormeur éveillé révèle le héros irrésistible derrière le poète et ressuscite une époque incandescente et tumultueuse, des années folles à l’Occupation.

Lire l’article de Culture box – Tout est dit… : https://culturebox.francetvinfo.fr/livres/la-rentree-litteraire/legende-d-un-dormeur-eveille-prodigieux-roman-sur-le-poete-robert-desnos-258343

Mon avis : Coup de cœur absolu ! et envie de relire Desnos…

Le destin d’un homme instinctif, naturel, fidèle à lui-même, rn accord avec ses convictions, un homme LIBRE quelque soient les circonstances. Desnos a toujours voulu écrire, depuis sa plus tendre enfance. Il le fera. Il sera l’homme de deux amours , l’homme aux 2 « Y » d’amours : Yvonne, son étoile de mer et Youki, sa sirène blanche… Surtout sa sirène blanche, Youki, que Fujita avait surnommée ainsi car ce terme décrivait la couleur de sa peau; la « sirène », femme ensorceleuse qui fait tourner la tête des hommes sans jamais se laisser attraper… Un homme à la vie difficile mais qui restera optimiste et lumineux en toutes circonstances. Portrait d’un rebelle, d’un insoumis, d’un homme vrai, généreux, ne supportant ni l’intolérance ni l’injustice.

Il nous entraine dans son sillage à Cuba, Paris, Madrid … Il nous fait faire la connaissance d’Alejo Carpentier, Miro, Neruda, Aragon, Antonin Artaud, Foujita, Breton, Man Ray, Eluard, Lorca, Prévert, Jean-Louis Barrault … Militants et artistes ouvrent l’esprit au monde dans cette période de liberté que sont les années 30.  Il nous invite au Bœuf sur le toit, aux Halles, dans le Montparnasse de la bohème et des années folles. Il nous fait aussi vivre la naissance de l’ORTF, l’importance de la culture, la montée du nazisme, l’occupation de Paris, la Résistance ;

Gaëlle Nohant réussit le tout de force de nous donner l’impression de vivre à l’époque de ses personnages. Elle fait revivre ce monde des années 30/40 . Un livre remarquable en tous points. La recherche historique menée par Gaelle Nohant. Sa façon d’écrire ; l’art d’entrelacer les écrits de Desnos et de ses contemporains à son écriture ; sa manière de raconter la vie de cet homme hors-normes… Elle revisite l’histoire et nous enchante… dans les moments de frivolité et dans les heures noires. A lire impérativement

Extraits :  ( et je me suis limitée… faudrait juste recopier tout le livre !)

Robert Desnos, a répondu Robert en lui rendant son sourire, poète et bon vivant, membre de la racaille surréaliste, comme nous appellent les vieilles barbes.

Cuba lui est entré dans le corps à la manière d’un alcool fort. Il sent que ce pays âpre et langoureux, où l’on danse comme on fait l’amour, l’a changé. Son besoin d’indépendance y a été fouetté. Il n’a plus envie d’endurer, d’attendre, de se plier à la volonté des autres. Il rentre plus entier et plus indocile.

Le Y qui ouvre son prénom est le delta ondoyant qui l’aimante et le repousse. Yvonne est une étoile de mer. Pour l’aimer, il faut accepter d’être blessé.

En rêve… Au point que j’ai souhaité ne plus m’éveiller. Je confondais la nuit et le jour, la veille et le sommeil. Je n’arrivais plus à séparer ce que j’avais vécu de ce que j’avais désiré.

S’il est le confident de toutes les putes de Paris, en amour il a besoin de raffinement et d’élégance.

Vous avez des yeux d’huître, c’est joli. On vous l’a déjà dit ?
On ne lui a jamais dit. Des yeux d’huître. Pourquoi pas ? Ses yeux étranges, où se mêlent le bleu, le vert et le gris, ont les reflets de la mer quand elle se casse sur les falaises crayeuses par temps de pluie. Ce sont des miroirs qui débordent pour embrasser l’infini. Des yeux qui aiment, caressent et pleurent, des yeux ouverts derrière les paupières… des yeux de poète.

L’amour à sa naissance a la cruauté des bêtes sauvages. C’est ainsi, depuis la nuit des temps.

Pour les surréalistes, elle est le sémaphore qui ouvre sur d’autres réalités, plus profondes et sibyllines.

…il a dû hériter de cette sagesse populaire son goût d’une liberté qui ne se marchande pas.

Pour lui, l’écriture est ce territoire mouvant qui doit se réinventer sans cesse, demeurer une insurrection permanente, une fontaine de lave, des corps joints dans la danse ou l’amour, une voix qui descelle les pierres tombales et proclame que la mort n’existe pas, une expérience sensorielle.

…la jalousie n’est-elle pas l’amertume qui reste quand tout ce qui était doux s’est étiolé ?

Pour t’oublier, il faudrait que je m’oublie moi-même.

Telle la fée verte qui phosphore au cœur de l’absinthe, elle ouvrait de son nom des mondes souterrains, enivrants et sulfureux.

Comment les surréalistes ont-ils pu laisser leur liberté sauvage se figer sous la forme d’un Comité de salut public ?

Donc si je comprends bien, jusqu’ici tu la croisais partout mais tu ne la voyais pas, et maintenant tu ne vois qu’elle ? Décidément, les poètes ne font rien comme tout le monde ! observe Alejo Carpentier.

Le soir qui descend hésite comme lui entre colère et clémence, fronçant ses nuages au-dessus de l’embrasement de lumière où se noie le jour.

Il est exclusif, passionné… Ça a quelque chose d’irrésistible, comme une tempête, on brûle de se laisser prendre, même si on sait qu’on finira brisée sur la plage.

Il aime lire ses initiales au bas d’un article dans l’édition du jour, l’onde de fierté qui parcourt son échine devant le poème achevé, les mots saisis en plein vol, poignardés vifs. Son écriture est une possession et un vertige, une plongée, une odyssée sans limites et sans boussole. Elle est la seule puissance capable de l’arracher à la perdition amoureuse, à l’exquise souffrance d’aimer.

Tu n’es pas la passante, mais celle qui demeure. La notion d’éternité est liée à mon amour pour toi.

À la différence de ses confrères, Robert a la ressource de pouvoir descendre en lui-même, écouter ses voix souterraines, affronter le vertige de la solitude, ce désert balayé par les ombres. Quand il remonte à la surface, ses yeux sont lavés et sa perception s’est aiguisée.

Cette attention au monde fait de lui ce passant invisible, cette pellicule que tout impressionne.

Nous préparons des lendemains indociles, nous guettons les rencontres improbables, les incendies amoureux, le tressaillement des consciences réveillées et de la liberté qui se déplie.

J’ai fait une croix sur Breton, ce n’est pas pareil. Le surréalisme ne lui appartient pas, même s’il aimerait nous le faire croire.

Les vies des autres me traversent, et même si je les laisse filer comme le sable entre les doigts, il en reste toujours des traces. Et ces traces finissent par peser.

Marcher, c’est la seule chose à faire quand il n’est que rage. Marcher, tandis que son esprit martèle au rythme de ses pas les mots auxquels plus tard il lâchera la bride. Sa colère est un miroir traversé d’un poing sanglant qui l’étoile en milliers d’éclats meurtriers.

Il se laisse dériver le long des courants de son monde intérieur, entre les laminaires des songes, les phosphorescences et les coraux où cristallisent les mots qu’il n’a pas encore attrapés, ceux qu’il désire comme l’insaisissable baleine blanche.

Alors oui, écrire quelque chose qui tient au corps, de taille à cannibaliser ses pensées et tarir ses désirs. Que son encre lui assèche le cœur à mesure qu’il y déversera sa rage et sa peine, tout ce qui ne peut exister qu’en sourdine pendant que son infidèle dort d’un sommeil sans mémoire.

Parfois, on dirait que la vie se fatigue de vous éprouver. Que votre résistance a fini par la lasser, comme un enfant se détourne d’un jouet qu’il n’a pas réussi à briser.

Il se fait l’effet d’un navigateur errant sur un océan couleur de cendre, mâture cassée, regardant assoiffé toute cette eau.

Le chômage remplit les rues de Paris de foules grondantes, de gens usés, à bout de souffle, à qui l’on explique que leur malheur vient de l’étranger, ce frère de misère qui a soudain le faciès anonyme d’un voleur de travail et de pain. Les poings se serrent dans les poches, les mâchoires se durcissent, les yeux deviennent fuyants. En Europe surgissent des dictateurs d’opérette qui prêteraient à rire s’ils n’étaient auréolés de l’odeur du sang.

ce n’est pas seulement sa bouche qui sourit, c’est tout le visage.

L’important, ce n’est pas qu’il soit fidèle, c’est qu’il soit généreux !

Robert Desnos est surréaliste même quand il dort ! répond Max Ernst,

Je n’ai pas de parti, répond Max Ernst, une lueur espiègle dans ses yeux presque transparents. Et je n’ai pas de patrie non plus. Ça me simplifie la vie.

En tant que surréalistes, ajoute Robert, nous abhorrons le nationalisme et sommes très attachés à cette chose encombrante qu’on appelle liberté.

Les auditeurs ne sont pas aveugles, mais nous devons en faire des voyants. La TSF est un outil formidable car elle permet une forme de suggestion, comme un rêve dirigé.

La culture est un luxe inaccessible pour le public populaire. Grâce à la radio, Robert peut le faire voyager au-delà du toit de tôle de l’usine. Il pense à la ménagère qui allume son poste de TSF pendant qu’elle cuisine ou reprise. Au défi de la distraire en évoquant Léonard de Vinci, Diogène ou Marie Curie.

Il a fallu les morsures de sa Sirène, les amitiés brisées, les illusions éteintes, le dénuement extrême et la bataille de chaque jour pour que la poésie le dévaste à nouveau comme un torrent, une effraction vitale et tumultueuse.

Le bonheur est sans doute le battement d’ailes qui traverse ces fragments d’éternité où chacun est à sa place et où les talents s’épanouissent pour le plaisir de tous, sans affectation ni volonté de briller.

Je suis sûr que ta poésie s’exprime dans tout ce que tu fais, mais tu vois, elle est comme une femme qui a besoin d’être préférée à toutes les autres. Tu peux avoir d’autres vies, mais tu dois la préférer. Tiens, moi en ce moment, je suis perdu dans le crépuscule. Ma poésie s’est glacée, elle est morte à l’intérieur de moi.

Ils découvrent Madrid sous un soleil d’octobre qui caresse sans mordre. La brise balaie la poussière incrustée entre les pavés avec la délicatesse d’un pianiste retenant sa fureur avant le crescendo.

… elle a gagné sa place au milieu des hommes par ce mélange de franchise et de charme, cette manière d’imposer une liberté et une égalité qu’on pourrait lui refuser si elle les suspendait à l’assentiment d’autrui.

Dure et sensuelle, Madrid est la soie ondoyante et le couteau qui la déchire, frôlement de muleta et banderille. Son vacarme incessant est une diversion. Derrière la symphonie heurtée de milliers de sons qui charment ou irritent l’oreille, Robert entend l’épaisseur du silence. Un silence de vies bâillonnées, de blessures inguérissables, de conjurations.

… je suis du parti des pauvres et parce que je suis poète, je suis révolutionnaire.

… l’intérêt de la droite catholique est que ces gens restent dans l’ignorance et continuent à croire que le Moyen Âge dans lequel on les maintient est l’unique horizon.

Ici en Espagne, le silence est une tombe. On y enterre les sentiments interdits, les espérances éteintes.

Le fracas du monde est entré dans sa poésie et l’a bousculée, abattant les murs de son souffle. Sa trajectoire libertaire a gagné en force en s’ouvrant à une fraternité possible.

J’ai ajouté que j’étais cet homme inachevé qui t’avait attendue sans le savoir. Qu’il n’y avait que toi qui pouvais me faire advenir. Que cet amour nous ferait éclore, et que nos âmes deviendraient lumineuses.

La poésie, le théâtre, la peinture et la musique peuvent triompher de la peur et de la haine, créer des ponts entre les hommes.

Paris grelotte, immobile sous son vernis de gel. C’est une ville pétrifiée, prisonnière d’une boule à neige qu’Hitler agite pour se distraire après avoir déplacé ses petits drapeaux sanglants sur la carte du monde.

… il se dit que tous les enfants devraient avoir des récits et des poèmes auxquels accrocher leurs rêves comme à un ballon emporté par le vent.

Si jamais poésie eut un sens, ce fut celui d’une voix, d’un envol.

… il sait que le courage consiste à cheminer avec sa peur, quotidiennement, comme avec une bête sauvage qui peut vous tuer si vous baissez votre garde.

Un tumulte de pensées, de débris de rêves et de tessons poétiques bat la mesure de ses pas tandis qu’il arpente les rues et les quais et se réapproprie sa ville défaite, qui halète dans la brume et reprend son souffle.

Contrée. Ce mot évoque un territoire à inventer, à reconquérir. Une contrée est une terre étrangère qui échappe à toute possession, réservant des surprises et des embuscades. Contrée abrite le verbe contrer, convoque la défiance et la rébellion. Deux fers se dressent l’un contre l’autre, mais celui qu’on n’attendait pas a l’avantage de la surprise.

Les murs respirent, les volets ont des yeux et à certaines heures, quand le jour chancelle sous les ombres, les chasseurs semblent plus nombreux que les proies.

L’écriture est ce territoire défendu qui se superpose peu à peu au paysage de l’Occupation ; son reflet sauvage, tout en dents et en ailes.

Laval remercie la presse d’avoir relayé avec enthousiasme le baptême de la milice française, qui aura pour mission de soutenir l’État français et de veiller au maintien de l’ordre sur son territoire.

L’honneur des poètes, c’est une fraternité de doux somnambules qui se frottent les yeux dans le ventre de l’orage et s’arment de leur colère et d’une forme d’amour, cherchant l’homme sous sa peau d’esclave et la liberté palpitant sous la pierre.

De couvre-feu en couvre-mots, ils sont passés maîtres dans l’art de déguiser l’essentiel sous l’anecdotique.

Robert n’est pas naïf, c’est un rêveur lucide, il rêve les yeux ouverts.

Sur ses pas, j’ai découvert que le rêve irrigue la vie et lui donne sa profondeur. Et que l’essentiel, c’est l’attention qu’on porte aux êtres et aux choses.

C’est l’heure fragile où l’étau de l’angoisse se resserre. À l’angle de la vitrine du relieur, une ombre dessine la silhouette d’un guetteur posté. Sous le rictus étranglé de la lune, l’avenir est un spectre blême.

Tu ne fais rien à moitié et ta sincérité est totale. Là-dessus on se ressemble. Tu vois, mon secret de bonheur consiste à vivre l’instant sans chercher à maîtriser mon destin ni le redouter.

je crois que pour être « payé de retour », il faut offrir l’aller. Tout donner par avance. C’est ce qu’on donne gratuitement qui fait la beauté du retour.

il est tombé amoureux d’une sirène. Elle ne lui rend pas la tâche facile, car les sirènes se méfient de tout ce qui pourrait ressembler à un filet.

Que reste-t-il de ce long dialogue entre père et fils, où l’essentiel se disait dans les silences ?

Que chaque jour t’apporte sa joie. Au besoin provoque-la, prémédite-la. L’homme n’est homme que de sa naissance à la mort. Avant comme après il n’est que matière même si, dans cette matière, est déterminé son destin d’homme.

Je crois que j’ai même souri, et je suis repartie avec toutes mes larmes serrées à l’intérieur, ma peur et ce froid qui ne me quitte plus malgré plusieurs lainages et un manteau.

Si tu étais là, tu me dirais que je suis toujours belle et qu’il faut balayer la nostalgie, qu’on ne peut être heureux qu’en habitant le présent. Et tu aurais raison.

Il se cognait au brouillard, à cette lumière vitreuse, cette fumée dont l’odeur prenait à la gorge, cet horizon fermé par les barbelés.

Tu avances, ouvert à tout ce qui peut se présenter, persuadé que le mauvais ne peut pas durer, que tôt ou tard l’horizon finira par s’éclaircir.

Pour moi, tu es partout. Ton absence occupe l’espace.

me concentrer sur de petites choses, sur ces moments que j’arrive à sauver, qui sont comme des bois flottant à la surface d’un raz de marée.

« De lui se dégageait une grande puissance de refus et d’attaque, en dissonance frappante – il était très brun –, avec le regard étrangement lointain, l’œil d’un bleu clair voilé de “dormeur éveillé” s’il en fut. » (André Breton)

En savoir plus sur Desnos  ( site qui lui est consacré)

(livre choisi pour le « challenge j’ai lu 2018 » ) : Un roman sur une personnalité historique

Photo :  Robert Desnos avec  Youki Foujita (alias Lucie Badoud)

 

4 Replies to “Nohant, Gaëlle «Légende d’un dormeur éveillé» (08.2017)”

  1. J’ai quand-même tenté le livre suite aux bonnes critiques que j’en avais lues.
    Finalement, j’ai trouvé l’écriture vraiment très belle et l’histoire non seulement de Desnos qui n’est que le personnage principal car beaucoup d’autres personnes transitent dans son entourage.
    Mon seul regret : ma méconnaissance de cette époque (années 30/40) et des personnages et de leurs œuvres qui ont fait l’histoire. J’ai un peu traîné dans la troisième partie du livre alors je l’ai laissé de côté pour lire des choses plus légères (vu que j’étais en vacances) et ensuite, j’ai dévoré la dernière partie racontée par Youki.

    1. Sympa de voir que tu l’as lu. Et pourtant je ne suis pas certaine que j’aurais pensé à te le passer… Pourtant c’est vrai que le coté romanesque était fait pour te plaire 😉

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