Avallone, Silvia «Le lynx» (2012)

Avallone, Silvia «Le lynx» (2012)

Autrice : (née le 11 avril 1984 à Biella) est une écrivaine et poétesse italienne contemporaine.
D’acier (Acciaio), son premier roman, paraît en 2010 et remporte le prix Campiello Opera Prima. Il est adapté à l’écran par Stefano Mordini.  Il est finaliste du Prix Strega . Elle publie ensuite en 2011 : Le Lynx (La lince), en 2013 : Marina Bellezza, en 2018 : La vie parfaite.

Liana Levi (Piccolo / poche) 22.08.2012 – 59 pages

Résumé
Piero aime les belles voitures. Volées de préférence. L’espace d’un instant, voler lui permet de fuir un quotidien morne et lui donne l’agilité et la puissance d’un lynx. Une nuit de brouillard, quelque part dans la plaine du Pô, Piero stoppe son Alfa Romeo rutilante sur une aire de repos, entre dans un restoroute et s’apprête à braquer la caisse lorsqu’il tombe sur un adolescent paumé dont l’assurance et l’étrange beauté le foudroient.
Une rencontre improbable qui changera le cours de sa vie. Dans ce récit intense comme une brûlure, Silvia Avallone confirme son immense talent.

Mon avis : Mon amie Laurence me dit « lis Silvia Avallone depuis des années ». J’ai saisi l’occasion de cette petite nouvelle pour faire connaissance avec le style de cette autrice.
Si l’histoire ne m’a pas convaincue (mais comme je ne suis pas fanatique des nouvelles et des romans courts car je n’ai jamais assez le temps de faire connaissance avec les personnages) en revanche j’ai bien aimé la manière d’écrire et l’ambiance dans laquelle baignait le récit.
Piero, c’est le lynx, le chasseur furtif et la nouvelle est de fait la rencontre entre le lynx et un petit jeune qui pourrait bien être une proie mais qui exerce une telle fascination sur Piero qu’au final, la proie n’est pas celle qu’on suppose. Mais désolée, je n’ai pas marché. Si l’autrice décrivait une fascination ou une passion, je ne l’ai pas ressentie. Alors oui, le jeune ado est mystérieux (il téléphone : à qui ? – il a des amis : lesquels – il y a une porte fermée dans son appart : ??? -) mais jamais je n’ai ressenti d’angoisse ou d’envie de savoir qui se cachait derrière le personnage…
Le lynx est tout sauf un félin et a un coté larvaire assez pathétique, sa femme est un personnage falot et insipide. Mais je veux bien accorder le bénéfice du doute à l’autrice, l’écriture est intéressante, mais j’ai eu l’impression qu’elle ne ressentait pas du tout son sujet…

Extraits :

L’obscurité dense découpée par les phares peinait à s’ouvrir. Et dans le fleuve noir de l’autoroute, il n’y avait pas d’autres lumières que les siennes, solitaires comme deux étoiles.

À le regarder, il avait des picotements dans le ventre. Assister au sommeil de quelqu’un, c’est trop intime comme spectacle.

Il souriait comme seules peuvent sourire les statues gothiques dans les coins sombres des églises.

La voix dure de sa femme lui faisait l’effet d’une râpe à même la peau.

Il le regarda s’éloigner, de cette démarche de sale gosse impuni qui se croit le maître du monde. Qui commence par ronronner, et qui te balance un coup de griffe. Avec une vie entière dont tu ignores tout.

Elle revint à son apathie habituelle, comme une poupée vieillie sous cloche.

One Reply to “Avallone, Silvia «Le lynx» (2012)”

  1. Je l’ai marqué pour le lire ,j’ai seulement lu : D’acier qui n’est pas un livre qu’on oublie! Merci Catherine pour nous faire lire de bons livres.

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