Dos Santos, José Rodrigues « Signe de vie » (2018)

Dos Santos, José Rodrigues « Signe de vie » (2018)

L’auteur : José António Afonso Rodrigues dos Santos, né le 1er avril 1964 à Beira au Mozambique, est un journaliste et écrivain portugais. Il est actuellement le présentateur phare du journal télévisé de 20 h de la chaîne publique RTP1. Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du journal de 20h au Portugal, José Rodrigues dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers historiques, plusieurs fois primé.  La Formule de Dieu (2012), traduit dans plus de 17 langues et en cours d’adaptation au cinéma, L’Ultime Secret du Christ (2013), La Clé de Salomon (2014) – suite de La Formule de Dieu –, Codex 632 (2015) ,  Furie divine (2016), Vaticanum (2017), Signe de vie (2018), Immortel (RL2020). (HC Éditions). En 2019 il publie « L’homme de Constantinople » suivi de « Un millionnaire à Lisbonne» (2020) . « Le magicien d’Auschwitz » sort en 2021.

HC Editions 03.05.2018 – 697 pages /Pocket 02.05.2019 – 820 pages

Suite des aventures de Tomás Noronha (7ème enquête)
Signe de la vie conclut une trilogie consacrée à l’approche scientifique de questions métaphysiques, à travers la fiction (La Formule de Dieu –  La Clé de Salomon)

Résumé : Un observatoire astronomique capte une émission étrange venue de l’espace sur la fréquence de 1.42 GHz. Un signe de vie. Le gouvernement américain et l’ONU en sont immédiatement informés. Un objet se dirige vers la terre. La NASA prépare d’urgence une mission spéciale internationale pour aller à la rencontre du vaisseau inconnu. Tomás Noronha, le célèbre cryptanalyste, est recruté pour faire partie de l’équipe d’astronautes.
Ainsi commence une histoire à couper le souffle qui nous entraîne au coeur du plus grand mystère de l’univers.

Toutes les informations scientifiques présentées dans ce roman sont vraies.

Mon avis : Un roman d’anticipation sur la vie extraterrestre. Même si je suis toujours dépassée par le coté scientifique, je me rabats sur l’histoire et les considérations plus factuelles et j’arrive à suivre sans être totalement larguée et j’apprends des tas de choses.
Nous retrouvons Tomás à Rome en train de préparer son mariage car il a l’insigne honneur d’être marié par le Pape en personnes dans quelques jours. Mais il semble bien que des petits copains d’E.T. aient choisi ce moment pour décider de venir faire connaissance avec les petits terriens et que les habitants de la Terre aient dans l’idée de partir à leur rencontre. Certains avec des intentions pacifiques et d’autres nettement moins… Et les scientifiques ont dans l’idée que la présence de Tomás dans la navette spatiale qui partirait à leur rencontre a tout son sens. Tomás astronaute… c’est parti pour une virée dans l’espace, un roman d’anticipation sur la vie extraterrestre. Pas en tant qu’astronaute à proprement parler mais comme spécialiste de la communication, des modes de communication car on ne sait pas de quelle manière il va être possible d’établir un contact – si contact il y a – avec des extra-terrestres.  Et quel est le meilleur déchiffreur d’énigmes sur terre ? Le Papa a donné la réponse : c’est Tomás…
Et comme toujours dans les romans de Dos Santos les réflexions nous entrainent vers les thèmes scientifiques et tous les thèmes de la vie : la religion, les mathématiques, la philosophie, l’histoire, la biologie, la physique, le nombre d’or, la botanique, l’esthétique, la musique …
Ici nous passons en revue les connaissances actuelles en matière de vie extra-terrestre, de vie sur Mars, et les explications sont claires et à ma portée.
C’est passionnant, instructif, palpitant, il y a du suspense et j’ai l’impression d’avoir appris quelque chose.
Quand à vous en raconter davantage… pas question … je vous laisse partir à la rencontre des petits hommes verts… accrochez vos ceintures.
Toujours aussi fan de Tomás ! et de son humour aussi…

Extraits :

Il pensait que Dieu existait peut-être, mais pas le Dieu de la Bible, ni d’aucune autre religion d’ailleurs. S’il y avait éventuellement un Dieu, c’était l’intelligence intentionnelle qui était à l’origine de la création et de la mécanique cosmique, l’entité qui avait conçu les lois de l’univers et les constantes de la nature, la source des mathématiques, de la physique et de la chimie, l’architecte qui avait permis de créer la vie, l’intelligence et la conscience, et probablement bien d’autres choses encore. Le Dieu de Spinoza et d’Einstein. Tomás Noronha était un homme de science et, bien qu’il ne fût pas hermétique au mysticisme qui se cachait au plus profond du réel, il croyait en la raison et la méthode scientifique, et considérait avec une certaine méfiance les convictions qui relevaient de la foi et étaient conditionnées par des dogmes et des tabous, caractéristiques des systèmes de pensée obscurantistes. Il associait la religion à la superstition.

C’était ça aimer quelqu’un ; c’était avoir la capacité et le désir de faire des sacrifices, de se dépasser, de faire des choses qu’on ne ferait pas normalement, voire d’avaler des couleuvres dans le seul but de rendre l’autre heureux.

Le cercle n’a ni début ni fin, c’est pourquoi il est devenu un symbole universel d’intégrité, d’éternité, d’homogénéité et de perfection, conception qui tend à renforcer les buts pacifiques et gnostiques de l’équipage du Phanès. Le cercle est l’absence de divisions ou de distinctions, c’est le symbole de l’unité, l’idée selon laquelle, malgré des différences apparentes, nous sommes tous pareils, nous sommes tous reliés, nous ne formons qu’un. La différence est une illusion. Pour les hindous et les bouddhistes, le cercle représente la naissance, la mort et la renaissance, le cycle éternel de la vie et de la mort, le temps qui s’achève sans jamais s’achever, une chose en amenant une autre, tout change et tout demeure identique. Même le yin et le yang sont dans un cercle.

Nos organes sensoriels conditionnent notre perception du monde.
— Il n’est pas nécessaire d’entrer en contact avec des extra-terrestres pour s’en rendre compte. Par exemple, les esquimaux semblent avoir plusieurs mots pour décrire la neige, tandis que certains peuples des régions tropicales n’en ont pas un seul. L’environnement qui nous entoure conditionne notre façon de percevoir les choses, de penser et de communiquer.

Le fleuve, en revanche, a une stabilité dynamique, il est toujours changeant mais c’est toujours le même.

Nous pensons que nous sommes des individus, mais nous ne sommes en fin de compte que des composants d’un réseau, des pièces d’un puzzle qui ne peuvent constituer une image qui ait du sens qu’en étant reliées à d’autres pièces.

Non, la NASA ne les envoyait pas à Meco, la célèbre plage nudiste au sud de Lisbonne où, dans sa jeunesse, il allait reluquer les seins des touristes. MECO signifiait Main Engine Cut Off.

Du calme, n’oubliez pas la vieille maxime de la NASA. Aussi grave que soit la situation, il est toujours possible de l’aggraver. Bref, inutile de paniquer.

Mythologie :
Dans la mythologie magyare, si je ne m’abuse, la princesse Emese est à l’origine de la dynastie Árpád, qui fonda le royaume de Hongrie.

Phanès, également nommé Protogonos, était un dieu de la mythologie grecque qui est né de l’œuf cosmique, un œuf doré créé par Aiôn, c’est-à-dire le Temps. De cet œuf est sorti Phanès, le dieu de la Lumière et du Bien, qui est à l’origine de l’univers. Phanès est également connu pour avoir engendré la vie nouvelle.

Némésis était la déesse grecque de la vengeance et de la justice implacable. Dans la mythologie grecque, la Némésis des morts avait le pouvoir de punir les vivants, ce qui la rendait très redoutée. Dans l’Antiquité, il y avait même à Athènes une fête spécifiquement destinée à l’apaiser.

Vocabulaire :
Les ribosomes sont des complexes ribonucléoprotéiques (c’est-à-dire composés de protéines et d’ARN) présents dans les cellules eucaryotes et procaryotes.
eucaryote : Dont les cellules possèdent un noyau structuré (s’oppose à procaryote).
La panspermie est une hypothèse, apparue au cours de l’Antiquité, selon laquelle l’origine des organismes vivants sur Terre serait une « contamination » extraterrestre.
la téléonomie : Étude des lois de la finalité.
La téléologie peut être définie comme étude, ou comme doctrine, des causes finales, de la finalité. Le terme est souvent utilisé aujourd’hui en tant qu’épithète, pour définir une doctrine ou un raisonnement, le cas échéant de manière critique.

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