May, Peter «Un alibi en béton» (2020)

May, Peter «Un alibi en béton» (2020)

Auteur :  Né en 1951 à Glasgow, Peter May a été journaliste, puis brillant et prolifique scénariste de la télévision écossaise. Il vit depuis une dizaine d’années dans le Lot où il se consacre à l’écriture. Sa trilogie écossaise L’Île des chasseurs d’oiseaux, L’Homme de Lewis et Le Braconnier du lac perdu –, initialement publiée en français par les Éditions du Rouergue, a conquis le monde entier. Saluée par de nombreux prix littéraires, toute son œuvre est disponible aux Éditions du Rouergue.

Pour mes commentaires de ses livres : voir dans la liste des auteurs (M-Q)

La série Assassins sans visages : Lorsqu’il s’est mis au défi de résoudre quelques-unes des affaires jamais élucidées par la police française, Enzo MacLeod, l’enquêteur hors pair, était loin d’imaginer les conséquences sur sa vie. Les enquêtes vont le mener aux six coins de l’hexagone ( Le Mort aux quatre tombeaux, Terreur dans les vignes, La Trace du sang, L’Île au rébus, Trois étoiles et un meurtre , Un alibi en béton, La gardienne de Mona Lisa)

 

Rouergue – 14.10.2020 – 361 pages / Rouergue poche 04.05.2022 – 448 pages (traduit par Anne Bataille)

(Série « Assassins sans visages » tome 6)

Résumé
Lucie Martin avait disparu depuis 1989 lorsqu’un promeneur a découvert son corps dans un lac asséché par la canicule de 2003, à proximité de la demeure de ses parents, dans le Lot-et-Garonne. Étudiante à Bordeaux, elle travaillait pour une association d’aide à la réinsertion et y avait rencontré un ancien détenu charismatique, Régis Blanc, lequel est aujourd’hui incarcéré à Lannemezan pour le meurtre de trois prostituées qui travaillaient pour lui.
Alors que le squelette de Lucie porte des stigmates rapprochant sa mort de celle de ces trois femmes, Enzo MacLeod reprend l’enquête qui n’est jamais parvenue à confondre avec certitude le serial- killer, protégé par un alibi en béton. Mais, à son insu, l’obstiné Écossais ouvre une boîte de Pandore qui non seulement ranime d’anciens fantômes depuis longtemps endormis mais place sa propre famille sous une incoercible menace.

Avec ce sixième opus de la série Assassins sans visages, Peter May confronte son héros enquêteur à l’insupportable vulnérabilité des pères.

Mon avis :

Notre cher Enzo continue à se pencher sur les crimes non résolus du livre écrit par Raffin, qui est donc devenu le père de son petit-fils. Ce n’est pas pour cela que les relations ente les deux hommes sont devenues plus cordiales… Dans cette enquête, les deux filles d’Enzo sont présentes et surtout Sophie.  Sophie qui au début du livre organise une petite fête pour l’anniversaire de son père à laquelle elle souhaite convier tous ceux qui ont eu de l’importance dans la vie de son père. De fait dans le roman on croisera beaucoup de personnes de la vie de ce dernier…
Mais surtout il y a l’enquête : Un dossier qui en devient six…
Et une fois de plus je n’ai pas lâché le roman. L’écriture est fluide, les personnages attachants, j’aime les univers de Peter May, que les crimes se déroulent en Ecosse, en Chine, en France ou ailleurs…
Alors je ne vais pas tarder à attaquer le petit dernier… C’est toujours un excellent moment de lecture, avec du suspense, de l’humanité, un petit sourire aux lèvres…

Extraits :

J’enseigne à l’université, et j’ai une fille aussi française qu’une cuisse de grenouille.

Depuis le jour de sa disparition, je ne me sens plus le droit de rire ni d’éprouver du plaisir.

il ne s’agissait pas seulement d’un mystère à percer, d’une énigme à résoudre. Il s’agissait de personnes réelles, de vies réelles, de chagrins réels.

Nous ne l’avions jamais vue dans cet état. Nous n’étions pas en mesure de supposer quoi que ce soit. Mais cela nous a troublés. Nous ne savions pas quoi dire, même entre nous. J’imagine que, d’un commun accord, nous avons trouvé préférable de ne pas en parler. Comme si le fait de ne pas évoquer le problème suffirait simplement à le faire disparaître.

Pleurer n’apportait ni réconfort ni solution ; avec les larmes, le corps cédait à la peur et à la douleur. C’était trop épuisant.

– Les Chinois diraient que le pourquoi importe peu si les preuves accumulées accusent clairement l’assassin.

C’était la première fois qu’il voyait un cerf blanc, mais il connaissait bien la légende écossaise – une vieille croyance selon laquelle la rencontre avec un cerf blanc annonce qu’un proche va mourir.

Mais à la différence du froid désagréable d’un Paris gris et humide, celui-ci était vif comme un vin frappé savouré par une belle journée d’été.

Tout en enfilant des sous-vêtements propres et un pantalon, il se demanda pourquoi l’âge semblait toujours devoir s’accompagner de douleurs – dans les muscles, les articulations, les os qui bougeaient autrefois avec la plus grande aisance, sans la moindre gêne. Comme si ce n’était pas déjà assez pénible comme ça de vieillir.

Tu ne peux pas regarder devant toi et calculer combien de temps il te reste en te disant que le jeu n’en vaut plus la chandelle. Tu dois vivre au présent parce que demain tu seras peut-être mort. Alors profites-en, merde !

Il voulait lui dire qu’il l’aimait. Mais il avait peur des mots. Ces trois mots simples, trop faciles à prononcer, chargés d’un poids bien plus grand que n’importe quels trois autres mots de l’histoire de l’humanité. Il savait qu’elle voulait les entendre, mais ils ne sortirent pas.

C’est la vie, vous savez. Des gens meurent, des gens se font assassiner, des gens fuguent. Qui sait qui, pourquoi ou quand ? Ils entrent dans votre vie et ils en sortent. C’est pas pour ça que vous êtes responsable d’eux.

– Le rêve est parfois la seule chose qui nous reste.

Information :
Syndrome de Waardenburg : du nom de Petrus Johannes Waardenburg (en) (1886-1979), est une maladie génétique de transmission autosomique dominante associant une surdité avec des anomalies de la pigmentation de la peau ou des cheveux ou de l’iris. Ce syndrome appartient au grand groupe des neurocristopathies. (Source Wikipédia)

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