Higashino, Keigo « – La Lumière de la nuit » (2015)

Auteur : Keigo Higashino né le 4 février 1958 à Osaka sur l’île d’Honshū, est un écrivain japonais, auteur de romans policiers.

Il est l’auteur d’une série qui met en scène le Physicien Yukawa : Le Dévouement du suspect X (2011) , Un café maison (2012), L’Équation de plein été (2014).

Et de plusieurs autres romans : La Maison où je suis mort autrefois (2010)La Prophétie de l’abeille (2013) – La Lumière de la nuit (2015)La Fleur de l’illusion

(Actes Sud Actes Noir (2015) 672 pages / Babel noir (01.2017) 752 pages)

Résumé : Un prêteur sur gages est retrouvé assassiné dans un immeuble en construction d’Osaka. Le policier Sasagaki établit que la dernière personne à l’avoir vu est une femme vivant seule avec sa fille Yukiho. Celle-ci a une dizaine d’années, tout comme Ryoji, le fils de la victime, et fréquente la même école. Pour le reste, l’enquête est dans l’impasse. L’année suivante, un ami de cette femme meurt dans d’étranges circonstances, puis c’est elle-même qui disparaît. La police conclut à l’accident dans un cas, au suicide dans l’autre.
Le temps passe. Rien ne semble arrêter l’ascension sociale de Yukiho. Ryoji, lui, vit en marge de la société et s’enrichit avec des combines. Quand Sasagaki – hanté par l’échec de l’enquête sur le décès du prêteur sur gages – rouvre le dossier, la mort frappe à nouveau.
Higashino livre avec La Lumière de la nuit un roman d’une ampleur et d’une ambition inégalées, dans lequel la précision millimétrique de l’écriture s’enrichit d’une imposante fresque sociologique du Japon

 

Mon avis : Une fois de plus j’ai beaucoup aimé ce roman de cet auteur japonais. Une vraie fresque sur la vie au Japon et des personnages bien complexes. Comme toujours il tisse sa trame, il décrit des personnages, fait des allers-retours, et j’ai presque fini par me perdre complètement.
L’enquête commencée par l’inspecteur Sasagaki va durer des années, car il n’aime pas laisser les meurtres impunis. On va côtoyer bon nombre de personnages, sur une période de vingt ans… alors laissez-vous emporter mais attention : Le seul bémol : tous ces noms japonais… je finis par tous les mélanger … et cela ne simplifie pas le choses et donc parfois un peu difficile de s’y retrouver. Mais cet auteur est le maitre de la construction des énigmes… De fait le plus important ce n’est pas l’auteur du crime (j’ai vite eu une idée de qui cela pouvait être) mais les interactions entre les personnages et la description du Japon du point de vue historique et sociétal. Et maintenant que j’ai lu tous les livres traduits de cet auteur. Plus qu’à attendre le nouvel opus…

 

Extraits :

Une des règles de base dans une enquête est de trouver une explication à chaque incohérence, c’est tout.

L’idéal en matière de témoin, c’est qu’il s’agisse de personnes extérieures.

Elle lui avait fait penser à une fleur sauvage qui oscille dans le vent au bord du chemin, une petite fleur discrète dont il avait oublié le nom.

Dans la vie, les gens qui montrent leurs faiblesses sont perdants.

Le père contemplait les ordinateurs et les périphériques avec le regard qu’il aurait eu pour un paysage étranger.

j’ai l’impression que la seule lumière que je connaisse est celle de la nuit.
— La lumière de la nuit ?

Peut-être est-ce parce que j’ai envie de changer.
— C’est nécessaire ?
— Je le pense parfois. J’ai l’impression de flotter au gré du vent et je ne trouve pas cela bien.

Pour moi, les vêtements et les parures ne servent pas à cacher une personne mais à la mettre en valeur, et j’ai besoin de comprendre mes clients pour les conseiller.

Quelqu’un qui a une bonne éducation rendra élégant tout ce qu’il porte. L’inverse est aussi vrai

Quand j’étais enfant, j’en ai eu quatre, non pas des chats de race mais des chats que j’avais trouvés dans la rue. Je me suis aperçu que selon le moment où je les avais recueillis, leur comportement avec les humains n’était pas du tout le même. Un chat adopté quand il n’est encore qu’un chaton, qui a bénéficié tout petit de la protection de son maître, se méfiera très peu des êtres humains. Il sera doux et affectueux car il leur fait confiance. Mais un chat qu’on a ramené chez soi quand il était déjà adulte ne se libérera jamais complètement de sa méfiance. Il vivra chez celui qui le nourrit en restant toujours sur ses gardes, comme s’il se disait qu’il ne peut pas vous faire entièrement confiance.

Vous êtes bien informé.
— Dans ce quartier, pas une chatte n’est grosse sans que je le sache.

Il avait comparé la relation qu’elle avait avec cet inconnu à celle qui existe entre une crevette et un gobie. Ce qui voulait dire qu’ils existaient en symbiose.

il y a le jour, quand le soleil brille, puis la nuit, quand il n’est plus là. La vie, c’est pareil, il y a le jour et la nuit. Sauf que l’alternance n’est pas du tout aussi régulière. Dans la vie, certaines personnes vivent en permanence sous le soleil. D’autres n’ont d’autre choix que de vivre en permanence dans la nuit la plus noire. Ce dont les gens ont peur, c’est que le soleil disparaisse. Oui, que ce soleil bénéfique disparaisse.

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