Feuz, Nicolas « Brume rouge » (2022)

Feuz, Nicolas « Brume rouge » (2022)

Auteur : Né en 1971, Nicolas Feuz a exercé les professions d’avocat et de juge d’instruction. Il est actuellement procureur de la République du canton de Neuchâtel, en Suisse. Depuis plus de 16 ans, il s’est spécialisé dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Nicolas Feuz a étudié le droit à l’Université et obtenu le brevet d’avocat, avant d’être élu en 1999 comme juge d’instruction, puis en 2008 comme président du collège des juges d’instruction, et enfin en 2011 comme procureur de cette petite République helvétique. En 2010, il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs, mêlant librement réalité du terrain et fictions obscures.
Depuis 2018 il est édité par Slatkine & Cie.

Il est l’auteur de sept polars publiés à compte d’auteur: La trilogie Massaï (ILMORAN, l’avènement du guerrier (2010) – ILAYOK, le berceau de la folie (2011) – ILPAYIANI, le crépuscule massaï (2012) -) La septième vigne (2013) –EMORATA, pour quelques grammes de chair (2014) – Les Bouches (2015) – Horrora borealis (2016) – EUNOTO, les noces de sang (2017)

Série Jemsen : – Le Miroir des âmes (23.08.2018) – L’ombre du Renard (22.08.2019) – L’engrenage du mal (2020)- Brume rouge (23.02 2022)

Slatkine & Cie – 23.02.2022 – 240 pages

Résumé :
Qui veut tuer Greta Thunberg ?
Entre Paris et Neuchâtel, un serial-killer pulvérise à l’arme lourde toutes les jeunes filles qui se prénomment Greta. Très vite, on l’identifie. Le problème, c’est qu’il est mort depuis vingt ans. Un assassin fantôme.
Une fable écologique aussi violente qu’efficace. Nicolas Feuz au sommet de son art.

Mon avis :
Comme toujours ça démarre à fond sur les starting-blocks … et pas de répit… et les événements s’enchainent, et l’auteur ne fait toujours pas dans la dentelle ! Il ne vaut mieux pas s’appeler Greta par les temps qui courent car il y a un malade en liberté qui focalise sa haine sur les filles qui portent ce nom…
Un tour de la Suisse Romande avec pour thème, une fois de plus, un sujet d’actualité : la lutte contre le réchauffement climatique et le problème des climatosceptiques… Toujours un plaisir de passer par des endroits qui nous sont connus (si vous ne connaissez pas le Creux-du-Van l’endroit mérite la promenade)
J’ai retrouvé avec plaisir le procureur Jemsen et ses compagnons de route, Garcia, Flavie, Tanja, ses amis et ses ennemis … Toujours à la limite de la légalité, toujours avec son rythme trépidant, toujours des personnages qui cachent des secrets et des fêlures ( carrément des fractures…)
Et des personnages qui feront le bonheur  des amateurs de thrillers psycho-psychiatriques … Meurtres sanglants, inceste,  scandale des enfants placés, pédophilie, trahison, folie, suicide, règlements de compte entre procureurs …  voici le joli programme que nous a concocté Nicolas Feuz dans ce polar écologique pour mon plus grand plaisir… Venez vite faire la connaissance de Mélanie, Matthias, Sophie, Sybille … des vivants et des fantômes ressuscités…
Un seul regret : cela se lit trop vite !!!

Un grand merci aux Editions Slatkine de m’avoir permis de découvrir ce nouvel opus des enquêtes du Procureur Jemsen.

Extraits :

La Suisse était attachée à son image proprette. La saleté et la pauvreté n’existaient pas. Poussière sous le tapis, mendicité interdite et réprimée. La Suisse ne traînait pas ses casseroles, elle les rangeait bien au fond d’un placard sombre et inaccessible.

— La mondialisation, la société de consommation, le gaspillage de l’énergie, la pollution, les conséquences sur le climat. La fonte des glaces, l’inversion du Gulf Stream, la multiplication des catastrophes naturelles. Ils en parlaient tout à l’heure au journal. Le GIEC vient d’émettre un nouveau rapport, il prédit carrément la fin du monde.

L’urgence climatique n’est plus à débattre. La question n’est pas de savoir si, mais quand les politiciens de la planète doivent agir. Et la seule réponse qui s’impose est : tout de suite !

Il a toujours été climatosceptique. Pour lui, la lutte contre le réchauffement est une mode, la guerre de tranchées d’une société en mal de conflit.

Le Rhône venait d’atteindre le seuil critique des intempéries d’octobre 2000. Les eaux sales et déchaînées charriaient branches et troncs d’arbres vers le lac Léman.

Au Moyen-Âge, les scientifiques enseignaient que la terre était plate. Et ceux qui osaient les contredire finissaient sur le bûcher. On les appelait hérétiques. Aujourd’hui, on les appelle climatosceptiques.

Image : Le Creux-du-Van

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