Feuz, Nicolas «L’ombre du renard» (RL2019)

Feuz, Nicolas «L’ombre du renard» (RL2019)

 Auteur : Né en 1971, Nicolas Feuz a exercé les professions d’avocat et de juge d’instruction. Il est actuellement procureur de la République du canton de Neuchâtel, en Suisse. Depuis plus de 16 ans, il s’est spécialisé dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Nicolas Feuz a étudié le droit à l’Université et obtenu le brevet d’avocat, avant d’être élu en 1999 comme juge d’instruction, puis en 2008 comme président du collège des juges d’instruction, et enfin en 2011 comme procureur de cette petite République helvétique. En 2010, il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs, mêlant librement réalité du terrain et fictions obscures.

Il est l’auteur de sept polars publiés à compte d’auteur: La trilogie Massaï (ILMORAN, l’avènement du guerrier (2010) – ILAYOK, le berceau de la folie (2011) – ILPAYIANI, le crépuscule massaï (2012) -) La septième vigne (2013) –EMORATA, pour quelques grammes de chair (2014) – Les Bouches (2015) – Horrora borealis (2016) – EUNOTO, les noces de sang (2017) .
Depuis 2018 il est édité par Slatkine & Cie. Le Miroir des âmes (23.08.2018) – L’ombre du Renard (22.08.2019) – Restez chez vous (2020)

Slatkine & Cie – 22.08.2019 – 317 pages

Deux suites pour le prix d’une : « Le Miroir des âmes » et « Les Bouches », ou la rencontre entre le procureur Norbert Jemsen et l’adjudant-chef Eric Beaussant. L’Ombre du Renard est le deuxième volet de la saison inaugurée avec « Le Miroir des âmes » autour du procureur Norbert Jemsen, de sa greffière Flavie Keller et de l’inspectrice Tanja Stojkaj.

Résumé : Le 16 septembre 1943, sur les hauteurs de Bastia, un convoi SS quitte un couvent avec une mystérieuse cargaison. Chargées sur une barge à destination de l’Italie, les caisses finissent englouties au large du cap Corse. La légende du Trésor de Rommel est née. 75 ans plus tard, un lingot frappé de la svastika réapparaît en Suisse.

Partie de Neuchâtel, l’intrigue acrobatique de ce roman à tiroirs bouscule le lecteur de la Suisse à la France, entre deux époques sombres, hier, aujourd’hui, sur fond d’occupation nazie et de domination mafieuse.

Comme toujours, chez le procureur Feuz, le style est chirurgical, effroyablement efficace.

Mon avis : Comme on en a pris l’habitude dans ses autres romans, ça démarre tambour battant. Dès la 2ème page, c’est bon ! le ton est donné dès le prologue. Il suffit d’un simple fil de nylon… après avoir dégusté une liqueur de cédrat, à moins que vous ne préfériez un petit alcool de myrte ?
Nous naviguons entre deux époques et deux pays : 1943/1948 et 2018, La Corse et la Suisse. Au centre du roman : l’Africakorps, le trésor de Rommel. A Neuchâtel, une « femme de ménage » d’un genre un peu particulier sème sur son chemin quelques cadavres et prend le tram en marche… En Corse, Beaussant, un inspecteur peu apprécié, original et solitaire, de retour sur son île depuis peu est chargé d’une enquête sur un meurtre qui pourrait être relié aux cadavres semés en Suisse. La mafia corse (si on ose l’appeler ainsi) aurait-elle des ramifications jusqu’en Suisse ? Un petit tour par Octodurus pourrait peut-être apporter des éclaircissements ?
Règlements de comptes, enquête, chasse au trésor, combattants du Troisième Reich tous les éléments sont réunis pour nous entrainer dans une aventure palpitante qui ne souffre aucun temps mort.

Plus je lis les livres de cet auteur et plus j’aime. Le reproche que j’avais fait précédemment de ne pas assez étoffer les personnages est en train de disparaitre et derrière les noms, des caractères et des émotions sont palpables ce qui fait que je me suis attachée à eux nettement davantage. J’ai apprécié le fonds historique de ce roman, la fluidité et le rythme du livre et j’ai retrouvé avec grand plaisir les personnages du Le Miroir des âmes.

Un très grand merci aux Editions Slatkine & Cie qui ont eu l’amabilité de me faire parvenir le roman

Extraits :

Discrétion demandée, fuites dans la presse locale. Véhicule banalisé, uniforme de gendarmerie. Jemsen peinait à comprendre la logique des insulaires. Il avait lu quelque part que la Corse était un monde à part. Il en avait la preuve sous les yeux.

Vous pouvez parler de milieu, de clan, de famille. Mais surtout pas de mafia.

Info : Le Renard du Désert : Erwin Rommel

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